Archives de Tag: terrain

Mini-habitat groupé – au jour le jour : compromis (con dû)

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Ça y est, le Barbu et moi avons fait une nouvelle proposition pour l’autre partie du terrain avec la petite maison, que la tutelle a acceptée, et nous avons signé le compromis cet après-midi chez le notaire. Compromis que le juge des tutelles doit encore valider (ah, l’administration…).
De notre côté, plus qu’à courir les banques pour trouver les taux les plus intéressants en ces temps de grande frilosité. ^^

Pour ce qui est de notre future-maison-à-tous-les-6, nous planchons sur les derniers détails du plan électrique. Les fondations et la chape, ce sera pour après l’hiver, nous n’avons pas envie de risquer des problèmes dus à une chape qui aurait gelé, tout ça pour gagner quelques mois parce qu’on n’en peut plus d’attendre. Mais la décision de reporter le démarrage du chantier a été dure à prendre, croyez-moi.
Dès que tout est carré, nous lançons la préfabrication de la partie en bois, ce qui prend à peu près 2 mois. On ne perd donc pas autant de temps qu’on aurait pu le croire en retardant le début des travaux sur le terrain.
On se console comme on peut !

La suite, c’est là.

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Mini-habitat groupé – au jour le jour : copropriétaires…

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On a si-gné ! On a si-gné !

Depuis cet après-midi, nous sommes enfin propriétaires du terrain que nous essayons d’acheter depuis plus de 2 ans (cf les épisodes précédents).
Passage chez l’architecte en sortant de chez le notaire, toujours tous les 6 (nous avions emmené les enfants avec nous, nous tenions à être tous présents pour la signature) pour voir des nouveaux devis et essayer de faire démarrer les travaux rapidement. Cela nous a permis aussi de ressentir de façon un peu plus concrète notre acquisition. À force de contretemps en tout genre, on n’y croyait plus vraiment et tout cela nous semblait encore pas mal irréel en sortant de l’étude.

Côté moins, on nous a encore bien mis les bâtons dans les roues pour l’achat de la 2e partie du terrain, celle avec la petite maison : nous devions signer le compromis de vente aujourd’hui également, et ça ne s’est pas fait, la tutelle ayant mal lu notre proposition qui était FAI alors qu’elle avait compris hors frais d’agence. Proposition datant de juin, quand même, et tout à fait compatible avec les 2 estimations de 2 agences immobilières indépendantes et validées par le juge des tutelles. Et au lieu de reconnaître son erreur, la tutelle a refusé de signer le compromis à ce prix-là aujourd’hui. Et désire maintenant une 3e estimation avant de se prononcer sur notre offre. Notre agent immobilier était complètement écœuré. Quant à nous…
Pour ma part j’ai eu quelques brusques hausses de tension, dirons-nous.

On a beau être non-violents, y a des jours…

Mais restons sur le positif : on a signé ! On a le terrain !

On a fêté ça au pétillant pomme-cassis et à la flammekueche végétalienne. 😀

La suite, c’est là.

Mini-habitat groupé – au jour le jour, épisode 1

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Miracle ! Une nouvelle, et bonne en prime !

Le juge a validé l’acte de succession. Normalement, si la tutelle peut envoyer quelqu’un ce jour-là, si d’autres tuiles ne se manifestent pas d’ici là, nous devrions être propriétaires de ce fichu terrain d’ici un peu moins de 3 semaines.

Croisons les doigts…

La suite, c’est là.

Mini-habitat groupé – résumé des épisodes précédents 6/6

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Pour lire ce qu’il s’est passé avant, c’est , , , et .

Au 15 avril 2011, la bonne nouvelle, c’est qu’on a le permis de construire, après quelques contretemps, comme par exemple un premier avis défavorable de l’Agence de la Santé car les documents présentés ne respectaient pas un certain nombre de contraintes liés à l’emplacement de la parcelle, à savoir dans un périmètre de protection rapprochée par rapport à un point de captage d’une source.
Ben on ne risquait pas de donner les infos qui vont bien puisque PERSONNE ne nous avait dit qu’on était dans ce périmètre. Ni l’agent immobilier (qui n’était pas au courant), ni le maire quand on était allé le voir (était-il au courant ? mystère)…
Bref, heureusement qu’on avait prévu du plein pied, heureusement qu’on n’avait pas prévu de puits canadien ou de géothermie, etc., car il aurait fallu tout refaire, c’était pas possible.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’on n’a toujours pas le terrain. La tutelle, qui a pris un nouveau notaire, appelons-le notaire n°3, est en train d’engager une bataille juridique avec notaire n°1 qui fait de la rétention de document tant qu’il n’a pas été payé pour le travail accompli pour la succession (c’est pas hyper bizarre non plus comme demande, remarquez). Notaires, Chambre des notaires, avocat, tout le monde campe sur ses positions en se fichant pas mal des acquéreurs (sauf l’agent immobilier qui se démène pour faire avancer les choses).

3 mois plus tard, après des batailles sans issue entre la tutelle et notaire n°1, on finit par payer nous-mêmes ledit notaire (oui oui ! On a réglé l’argent dû par la tutelle) afin de pouvoir récupérer le dossier, que l’agent immobilier a porté lui-même à notaire n°3. On est début juillet.

3 semaines plus tard, notre notaire (notaire n°2) n’ayant toujours pas trouvé ou pris le temps de contacter celui de la tutelle, on prend la décision de le lourder. Marre des notaires. Un notaire lourdé partout, la balle au centre.
La responsable de la tutelle est en vacances jusqu’au 8 août.
Fin juillet, j’arrive à joindre quelqu’un chez notaire n°3, qui est donc devenu le notaire commun (et qui vient de déménager, en prime), a priori ils ont redemandé des pièces à la mairie de notre future commune car elles étaient trop vieilles (haha, on se demande bien pourquoi), mais sinon tout est prêt. Je leur signale qu’il n’y a plus qu’eux comme notaires, et rappelle qu’on est très pressés (mais on ne peut pas signer avant le 8 août de toute façon). Je leur envoie un courrier leur confirmant qu’on a lourdé notaire n°2.

Sinon on a presque tous les devis pour la maison, et pour le moment le budget est respecté, yeah 🙂
Ça commence à sentir le concret de ce côté-là, on est dans les plans et les chiffres, mais je respirerai mieux quand on aura ce fichu terrain. Ça ne fait jamais que 21 mois qu’on a signé le compromis…

23 août : l’agent immobilier, de retour de vacances, me rappelle pour me dire qu’il a eu la personne en charge de notre dossier chez le notaire, elle-même de retour de vacances, et qu’elle doit lui donner des nouvelles d’ici la fin de la semaine. Il me conseille de l’appeler moi-même le vendredi, ce que je fais ; et là je me marre un peu, car les pièces d’urbanisme sont bien arrivées, même si la dame n’a pas encore eu le temps de vérifier que tout y était ; mais le truc rigolo, en fait, c’est que comme on a le permis de construire, c’était inutile. ^^
Elle n’était pas non plus au courant que le Barbu avait réglé les honoraires de notaire n°1  (ce qui avait rendu possible le transfert de dossier). o_O

Je lui envoie donc 3 jours plus tard un courrier avec copie du permis de construire, de nos cartes d’identité, et du reçu de notaire n°1, et je la rappelle quelques jours plus tard en espérant pouvoir enfin fixer une date pour la signature, 2 ans après notre offre pour le terrain… Là, on frôle la crise cardiaque : paraît-il que notaire n°1 réclame maintenant à la tutelle le double de la somme que nous avons réglée. Hein ? Comment ? Il n’a jamais été question de ça. J’appelle l’agent immobilier qui tombe également des nues mais suspecte une mauvaise compréhension d’un papelard (faut dire que ça commence à être un peu compliqué). Il appelle notaire n°1, il me rappelle, mais pas avant que j’aie fait partager ma hausse de tension à Naë (eh, on est dans le bain ensemble, non ? Ça vaut pour les pics de tension aussi :P). C’était bien une erreur. Ouf. Histoire d’être bien carré, notaire n°1 fait une attestation comme quoi de son côté tout va bien (grâce à nos sous) et qu’il ne demande plus rien à personne, et l’agent immobilier va la porter à notaire n°3. Bon. On est maintenant dans le premier tiers de septembre, c’est fou ce que les jours filent vite, non ?

Et à mon coup de fil suivant chez notaire n°3 on m’apprend que la tutelle leur a demandé de rédiger pour hier les actes de succession pour les faire valider par le juge. Quoi ??? C’était pas déjà fait ? Ça fait des mois que la tutelle nous dit que si… Bref, une bonne dizaine de jours pour rédiger les actes et les remettre à la tutelle, qui les a transmis au juge des tutelles, et on attend qu’il valide pour pouvoir fixer la date de signature. Paraît-il que ça va aller très vite, maintenant.

Mouais. On nous l’a déjà faite, celle-là. Y a 2 ans.

Voilà où on en est au 22 septembre 2011 en ce qui concerne le terrain pour lequel nous avons fait une offre en août 2009. ^^
Maintenant, ce sera les news en temps réel.

Sinon, il y a eu un changement important depuis l’épisode précédent. Suite à une rentrée d’argent imprévue, le Barbu et moi-même avons décidé de faire une offre pour l’autre partie du terrain, celle avec la petite maison déjà construite. On verra ce qu’on fera de la maison, ce ne sont pas les idées qui manquent, mais dans l’immédiat (façon de parler, vous l’aurez compris) cela nous permettra d’agrandir un peu notre terrain perso et surtout de bénéficier tous les 4 de quelques centaines de m2 supplémentaires. Potager, nous voilà ! et plus besoin non plus d’essayer de louer un bout du terrain adjacent pour nos poules, elles seront chez nous.
Et nous y gagnerons quelques arbres fruitiers adultes qui seront les bienvenus : pommiers, noisetiers, pruniers et poiriers au dernier recensement. 🙂

La suite, c’est là.

Mini-habitat groupé – résumé des épisodes précédents 5/6

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Épisodes précédents : 1, 2, 3, 4.

Où en est-on côté maison proprement dite ?

Après un premier plan franchement beurk, l’architecte nouveau nous a proposé quelque chose de vraiment très chouette. Aucun regret du premier projet de archi n°2, celui-là est beaucoup plus simple mais sans doute beaucoup plus agréable à vivre et on a hâââââte d’y être.
Une fois que ce sera construit, on passera en copropriété horizontale : on a été faire un tour chez un autre notaire (que nous appelerons notaire n°2 pour la suite) pour vérifier que notre projet tenait la route de ce point de vue-là, c’est le cas.

On a déposé la demande de permis de construire le 15 janvier. Si pas de nouvelles au 15 mars, c’est que c’est bon. Et ensuite 2 mois d’attente pendant lesquels les voisins peuvent protester (z’ont pas intérêt).

En attendant on continue à peaufiner les plans, à affiner la question des matériaux, du chauffage, etc.

Pour ce qui est du plan, grosso modo, ça se présente comme 2 maisons en bois de plein pied (avec combles aménageables), symétriques, avec pour chacune : petit sas d’entrée, pièce de vie au sud, 2 chambres à l’est pour l’une et à l’ouest pour l’autre, un bureau et une SDB au nord. Les WC secs sont à l’est pour l’une des habitations et à l’ouest pour l’autre, et donnent sur l’extérieur car j’ai pondu il y a déjà un bout de temps maintenant un système pour qu’on ait pas à les vider trop souvent sur le compost : on en reparlera.

Et entre les 2 maisons, on a les pièces communes en enfilade : la salle de jeux des enfants plein sud avec une grande baie vitrée, ensuite le bureau de la maison d’édition, la buanderie, le cellier, et la salle des adultes au nord avec un wc à eau de pluie.
Chaque logement donne sur les pièces communes. Si un jour on décide de tout séparer, chacun récupérera les 2 pièces mitoyennes à sa pièce de vie. On peut aussi envisager une configuration où on récupère chacun une des grandes pièces et où les autres restent en commun. Bref, c’est évolutif.
Seule la salle au nord sera chauffée, dans les pièces communes, car il y aura des instruments de musique. On va mettre beaucoup de terre crue dans la salle des enfants pour stocker la chaleur, et vu l’exposition, les jours de soleil ça devrait suffire. Si plusieurs jours sans soleil, eh bien les enfants joueront ailleurs pour quelques jours, ou alors ils mettront des pulls !
Le bureau sera essentiellement un lieu de stockage pour les livres, les imprimantes, il n’aura pas besoin d’être chauffé. Le cellier, n’en parlons pas, plus il y fera frais mieux ça sera. Et nous mettrons sans doute un chauffage d’appoint pour la buanderie.

Pour ce qui est des logements perso, on va mettre un chauffage par le sol avec une pompe à chaleur en aérothermie, c’est pas l’idéal (le moins que l’on puisse dire) mais ça fait partie des compromis divers et variés. Je voudrais cependant que la pièce de vie au sud ne soit pas chauffée par ce système, et qu’on y installe un petit poêle pour les périodes froides et sans soleil. Pour le reste du temps, je pense qu’avec le soleil + les murs en terre crue, ça suffira. C’est pas encore adopté à l’unanimité mais j’y travaille. (peut-être aussi qu’un jour on pourra ajouter une véranda pour capter encore plus de chaleur)
Et donc on compte fabriquer des briques de terre crue comprimée pour monter certains murs, en espérant que la terre du terrain s’y prête (mais sinon il est toujours possible d’en récupérer gratos), ce qui devrait nous faire économiser pas mal de sous. + fabrication maison de peintures à l’argile, enduits terre… Et le plus de récup’ possible pour tout le reste : portes, parquets, dalles, sanitaires, rideaux et j’en passe.
Pour le moment on prévoit une VMC double flux, une récup de l’eau de pluie (arrosage, wc à eau, lave-linge) et des panneaux solaires pour le ballon d’eau chaude, mais on verra bien ce qui subsistera de toutes ces prévisions quand on aura les devis sous les yeux.

Question disposition, les 2 maisons sont décalées pour des raisons déjà de forme du terrain, et aussi d’intimité : quand on est sur notre terrasse, les autres ne nous voient pas.
On compte végétaliser les murs et planter autant de trucs qui se mangent que possible : vigne et kiwi pour les murs, haies en petits fruitiers, etc.
On aura chacun un peu moins de 300 m2 de jardin privatif, sur 3 orientations (un bout au sud, un bout au nord, et un bout à l’est / ouest selon l’habitation). Le terrain dans le prolongement des parties communes, au sud et au nord, est commun (on y mettra bac à sable, balançoire, barbecue, compost, nos expériences de cuisson solaire, etc), ainsi que l’accès de 40m.
Nous prévoyons un potager en carrés le long de l’accès, ce qui nous permettra de nous y mettre doucement et d’agrandir au fur et à mesure des besoins / envies (et de notre courage, nous sommes tous des débutants dans ce domaine).

Nous espérons aussi pouvoir louer une partie du champ voisin (qui fait un peu plus de 2000 m2) pour un poulailler (pour les oeufs) et qq moutons / chèvres (les chèvres pour l’interactivité et défendre les poules, les moutons pour tondre chez nous de temps en temps).

Donc voilà en gros où on en est et ce qui est prévu, fin janvier 2011.

L’avantage de tous ces rebondissements et contretemps, c’est que ça nous aura permis de tester encore, si besoin était, notre motivation et notre entente… Je dis parfois en rigolant que c’est « déprimant » de voir à quel point on est toujours d’accord. Sérieusement, c’est étonnant. Quand on a commencé à bosser ensemble, il y a 5 ans, on s’est souvent frités, tous, même si on faisait toujours la part des choses entre le boulot et le reste (on pouvait s’engueuler comme du poisson pourri sur le forum du boulot et en même temps passer un w-e ensemble à rigoler, bonjour les schyzos), et si on est toujours arrivés à trouver un terrain d’entente. Mais là, depuis maintenant 2 ans que l’idée est née, on est tout le temps sur la même longueur d’ondes.
C’est chouette 🙂

Épisode suivant : c’est .

Mini-habitat groupé – résumé des épisodes précédents 4/6

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ou le terrain qui ne voulait pas en céder ^^

Épisodes précédents : 1, 2, 3.

Alors, rappel : on a eu l’accord du juge des tutelles le 18 février 2010.
Dans le compromis de vente, on avait prévu comme condition suspensive l’obtention du permis de construire. Avec nos folles aventures au pays des architectes (cf épisode 3), qui a fait qu’on a dû tout reprendre à 0 fin février, nous avons préféré assurer déjà le terrain. J’ai donc signalé à l’agence qu’on souhaitait lever la condition suspensive pour signer au plus vite, il m’a dit d’appeler le notaire, ce que j’ai fait.
Le notaire nous a demandé de lui envoyer une lettre signalant la levée de la condition suspensive et précisant les modalités de paiement, notamment la répartition entre nous 4 (nous achetons le terrain en indivision, mais nous n’y mettons pas tous la même somme).
Le temps de rédiger le courrier et surtout de se retrouver tous les 4 pour le signer, et je l’envoie en mars. J’y ai glissé aussi nos disponibilités pour les semaines à venir.

À ce stade, on pense raisonnablement pouvoir signer en mars ou en avril.
Mais aucune nouvelle.

Début mai, toujours rien. Pourtant j’appelle le notaire tous les jours, mais soit le cabinet est fermé et je tombe sur une machine, soit sur un humain à visée manifestement purement décorative puisqu’aucun de mes messages n’a l’air transmis à qui que ce soit, et en tout cas les personnes au courant et pouvant me renseigner ne sont jamais disponibles (existent-elles seulement ? mystère).
En désespoir de cause, je rappelle l’agence, mi-mai.

Et là…

Alors voilà, l’un des propriétaires du terrain est mort.

C’est beaucoup plus triste pour lui et sa veuve que pour nous, on est bien d’accord. Mais on est bien emmerdés aussi, car du coup le notaire doit régler la succession avant de pouvoir finaliser la vente. Il nous rassure, il n’y a pas d’héritiers, ça devrait aller vite.
Nos amis nous disent : une succession, c’est 6 mois. 😥
On essaye de se rassurer en se disant que oui, c’est 6 mois quand y a des sous en jeu parce que le notaire les fait travailler, mais là y a pas de sous, justement, c’est bien pour ça que le terrain et la maison sont en vente. Donc le notaire n’a pas spécialement intérêt à faire traîner.

(Notons aussi que le notaire aurait fait son boulot, on aurait pu signer à temps, et largement. )

On est donc mi-mai 2010.

Je lève le suspens tout de suite : aujourd’hui, le 12 septembre 2011, nous ne sommes toujours pas propriétaires de ce fichu terrain. ^^

Fin juillet, nous obtenons l’autorisation de la tutelle d’ouvrir la clôture et de faire des gros trous dans le sol pour une étude de sol. On joue du sécateur, de la tronçonneuse, de la faux et de la débroussailleuse pour que l’engin puisse passer. Ça, c’est fait.

Vers la mi-novembre, nous apprenons que la succession est réglée (youpi), mais il faut encore que le juge valide l’acte (ce n’est pas tout à fait ça mais je n’ai pas retenu le truc exact).
Et ça, combien de temps ça va prendre, aucune idée. On espère moins de temps que son accord pour le compromis (naïfs que nous sommes).

J’ai réussi à joindre l’étude du notaire début janvier 2011, mon interlocuteur me dit que ça pourrait mettre encore un mois.

Et du côté maison, pendant ce temps, ça avance ? RDV au prochain épisode. 😉

Mini-habitat groupé – résumé des épisodes précédents 3/6

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Ếpisodes précédents : 1 et 2

Épisode n°3 avec un petit flashback de qq mois :

Mi-août, architecte n°2 nous a donc envoyé un plan de masse pour le rdv avec la mairie. En fait il nous en a même envoyé 2, dont 1 basé sur un concept d’habitation à énergie 0 qu’il compte breveter et dont il ne peut rien nous dire pour le moment. Et en annexe figure le récap du programme avec le budget indicatif, qui rentre pile poil dans les clous. Fantastique, non ? ^^

Après qq échanges de mail dont l’envoi d’un contrat d’études préliminaires, on se revoit début septembre, chez Naë qui est prête à exploser accoucher (Loulou est né 4 jours plus tard).
Il nous présente un projet, et là, coup de foudre immédiat. Faut dire qu’il commence par une magnifique vue 3D, mais bon, le plan nous séduit aussi, y a un patio avec un bassin de récup d’eau de pluie, c’est vraiment beau. Tout en bois, bioclimatique comme on le voulait, chauffage par poêle de masse, etc.
Il ne peut toujours rien nous dire de son mystérieux concept, ça sera pour mi-octobre seulement, mais de toute façon, vu comment on a accroché à sa proposition, on s’en fiche un peu.
Pas de nouvelles de l’autre architecte, on dit donc à archi n°2 qu’on part avec lui. Signature du contrat d’études préliminaires et versement d’un accompte.
Échanges de mails, blabla, ajustements divers des plans, on le rencontre à nouveau début janvier. Tout va bien, y a encore des choses à voir mais ça avance. On rentre chez nous par une tempête de neige impressionnante, mais contents.
Qq jours plus tard, l’architecte m’envoie un mail pour me dire qu’il a mis son économiste sur le coup pour nous budgéter la chose, et qu’on peut compter sur lui pour que ça rentre dans le budget alloué.
De notre côté on attend toujours la réponse du juge.
Un mois plus tard, il prévoit de nous envoyer l’estimation dans la semaine, sans plus de précisions. Apparemment, tout roule.

(vous sentez venir le truc, hein ? 😀 Nous, non, à l’époque…)

Et donc, comme dit dans l’épisode 2, le 18 février, on a le oui du juge.
Je m’empresse d’envoyer un mail à archi n°2 pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Réponse le lendemain : super, je regrette d’autant plus la mauvaise nouvelle qui est partie par la poste hier, nous dépassons largement le budget mais des solutions existent toujours.

Euh… ??? LARGEMENT ???

Le lendemain, on reçoit le courrier, et effectivement… Euh…

Allez, dites un chiffre, budget dépassé de combien ?

20% ? 30 ? 40 ? 50 ???

Bande de petits joueurs !

63% !!!

Je ne vous dis pas l’état dans lequel on est. J’ai dû faire un sacré pic de tension en ouvrant la lettre, et j’ai été la montrer au Barbu qui dormait encore en lui disant : on change d’archi.

C’est le w-e, on est tous les 4 pendus au téléphone et au forum pour comprendre ce qui se passe et décider de ce qu’on fait. On renvoie déjà un mail courtois mais étonné à l’architecte en lui demandant des explications. Parce qu’en plus il nous réclame quand même le reliquat pour l’étude préliminaire. Et la marmotte… 😐

Je contacte le conseil de l’ordre des architectes, qui bondit aussi. et me conseille de ne pas régler le reste de l’étude mais d’organiser une réunion de conciliation à laquelle il ne viendra probablement pas étant donné les circonstances. Bref.
Pas de news d’archi n°2, je renvoie la demande d’explications.

Elles arrivent, les explications (hum), une semaine plus tard.
Aucune remise en question, aucune excuse. On l’a induit en erreur sur les prix au m2. Telles et telles choses n’étaient pas compris dans le prix, dès le départ (ben ça aurait été bien de nous le dire, vu que tout cela figurait sur le plan masse qui reprenait le programme en respectant le budget). C’était compliqué. Et ses obligations sont seulement de moyens, donc aboulez les sous. Ah, et les solutions, c’est en gros de ne construire qu’à moitié et de faire le reste nous-mêmes. Ou alors… tadaaaaa ! son concept-mystère, toujours pas breveté, dont il ne peut toujours rien nous dire.

On lui répond poliment qu’il est d’une rare mauvaise foi et qu’il peut aller se faire empapaouter. Et que ses obligations sont aussi de conseil, ce qui n’est pas équivalent au fait de nous induire sciemment en erreur. Du coup, en étudiant plus en profondeur son courrier pour lui répondre de façon argumentée, je me rends compte qu’il a enlevé de l’estimation une véranda qui figurait dès le début dans le plan – elle était même indispensable pour accéder à des toilettes au départ. Il a bien estimé son coût, mais ne l’a pas intégrée au total. Avec cette véranda, le dépassement se monte à 67%, plus des 2/3.
Et ses solutions ne tiennent pas debout. Il veut par exemple transformer le patio en cage d’escalier, super, mais c’est notre seul accès aux parties communes… Ça va être sympa, l’hiver, si chaque fois que les enfants veulent aller dans leur salle de jeux, ils doivent sortir par -15°C…
Quant au concept-mystère-0-énergie, on n’est pas trop tentés, curieusement.
Bref, on refuse de régler le reste de l’étude.

Il renvoie un mail boudeur et en reste là. Du moins le croit-on.
Car 3 jours plus tard, on reçoit une facture pour autre chose.
Cette fois-ci, on en a marre, on prend conseil auprès de l’avocat de la boîte de Druss, ce dernier envoie un courrier à archi n°2 et on n’en entendra plus jamais parler.

On est mi-mars 2010.

(À ce jour, on n’a toujours pas compris si c’était de l’incompétence doublée d’un refus de le reconnaître, ou si c’était une tentative d’arnaque, ou un mélange des deux… Toujours est-il qu’à ce jour, il n’a aucune réalisation à son actif, que des projets et des jolies vues 3D, et qu’en fait sa boîte a été mise en liquidation judiciaire il y a quelques mois.)

Bon, mais du coup, on a dû tout reprendre à zéro, et chercher un nouvel architecte…

On reprend les coordonnées de ceux qu’on avait trouvés à l’époque où on avait cherché pour la première fois, mais bon, on hésite. Et je resors du coin où je l’avais rangé le nom de l’architecte conseillé par la secrétaire de la mairie de notre future commune… Au moins, là, c’est quelqu’un du coin, qui a de l’expérience, et conseillé par une vraie personne avec qui le courant est bien passé. Je l’appelle, on se donne rdv devant le terrain, on lui explique à la fois notre projet et notre précédente déconvenue (les 67% le font pas mal sursauter aussi). Il est pas spécialisé archi écologique, mais il en fait quand même un peu et puis bon, on commence à pas trop mal s’y connaître, s’il nous propose des trucs pas glop, on rectifiera le tir… En tout cas, son chiffre d’affaires tel que rapporté par infogreffe est intéressant (on aimerait bien avoir le même, Naë et moi ^^), avec une jolie progression, ce qui est bon signe. Et comme le courant passe bien, même si on est maintenant un peu plus méfiants, forcément, allons-y.

On signe un nouveau contrat en avril, on oublie le premier projet, et c’est reparti… Ça fait maintenant 15 mois que l’idée est née, 8 mois qu’on s’est décidés pour le terrain, et on n’est pas beaucoup plus avancés qu’au premier jour.

Bon, mais tiens, puisqu’on en parle : le terrain, en attendant ? Est-ce qu’on en est propriétaires, maintenant ?
La réponse est non, sinon ça ne serait pas drôle.

Et pourquoi donc ?
Vous le saurez dans les prochains épisodes. 😛

Et le prochain, justement, c’est .

Mini-habitat groupé – résumé des épisodes précédents 2/6

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Pour lire l’épisode 1, c’est ici.

Comme on aime les forums, on en crée un rien que pour nous 4, pour discuter. Qu’est-ce qu’on veut exactement : surface de logements, de terrain, emplacement, ce qu’on veut mettre en commun, ce qu’on ne veut PAS mettre en commun, ce qu’on hésite à mettre en commun, budget, bien sûr, on commence à répertorier aussi des bouquins, des revues, des matériaux et leur énergie grise, des liens un peu dans tous les sens sur le solaire, les économies d’énergie, les pollutions électro-magnétiques et j’en passe. En même temps on réfléchit à notre futur statut juridique, et on fait des recherches sur les endroits qu’on vise, c-à-d près des gares de la ligne Paris<->Chartres : visite des villages, recherches diverses (zones inondables, commerces, associations, possibilité d’avoir l’ADSL, pluviométrie pour la récup de l’eau de pluie…).

On commence à chercher aussi des architectes / bureaux d’étude, car on ne se sent pas de tout faire nous-mêmes.

Et puis je commence à regarder des annonces de terrains dans les environs, pour voir à quoi on peut s’attendre.

Au départ, nous nous fixons comme critères pour le terrain : minimum 1500 m2, gare accessible à pied ou en vélo (et si c’était plutôt en vélo qu’à pied, terrain plutôt un peu plus grand), environnement calme pour que nos chats ne risquent pas de se faire écrabouiller, orientation sud si possible pour construction bioclimatique.

Pour le logement, nous décidons très vite de mettre en commun le bureau de la maison d’édition, un cellier et une buanderie, une salle de jeux pour les enfants et une salle un peu multi-usages qui puisse faire chambre d’amis, salle de musique, de réunion, etc.
On dimensionne les parties communes à environ 60 m2 en tout, et ça ne bougera pas.
Pour les logements, la première estimation pour ma famille est à 120 m2 (je rappelle qu’on vit dans 200 à l’heure actuelle). 3 mois après, on tombe à 100 m2. Encore qq mois et on est maintenant à un peu plus de 90 m2.
Celui de Naë, Druss et Loulou est à 90 m2 environ depuis le début.

On commence donc les visites de terrain début mai, au début plus pour se mettre dans l’ambiance qu’autre chose, mais ça nous booste vraiment car même si les premiers ne conviennent pas pour une raison ou une autre, chaque fois on les a trouvés intéressants, et on est également toujours complètement en phase entre nous avec ce qui convient ou ne convient pas.

La plupart du temps je visite les terrains seule, et la plupart du temps aussi je les élimine d’office : trop loin de la gare, trop petits, trop chers, pas bien orientés, PLU pourris, trop près d’une route passante… Quand un terrain me semble intéressant, on le revisite à plusieurs.

Début juillet, soit 4 mois après le début de nos recherches, on en est à une vingtaine de terrains visités et éliminés. Il nous en reste 3 qui nous intéressent, notre préféré étant un terrain plus petit que ce qu’on prévoyait au départ (1200 m2) mais dans un chouette environnement, pas trop mal orienté, à 40 m d’une route peu passante, bordé d’un champ sur un côté, d’un potager sur un autre, avec un énorme saule à la pointe Nord qui nous protégerait un peu du froid / des vents, pas très cher, à moins de 2,5km de la gare et des commerces même si la voie ferrée passe à 200m à peine. On peut avoir l’ADSL et on a le dégroupage pour 2 fournisseurs, y a un boulanger bio réputé dans le village. On a vu également au moins une construction en bois avec des panneaux solaires dans le coin ; au vu de l’implantation des maisons voisines, le PLU qui est en fait encore un POS n’a pas l’air trop chiant, on n’est pas en zone inondable (mais juste en bordure)…
Mi-juillet, je récupère les PLU ou POS des 2 terrains qui nous intéressent le plus. Ça se confirme, pour celui de 1200 m2, on nous embêtera pas sur grand-chose. Pour l’autre, par contre… aïe !
La secrétaire de la mairie du premier terrain me donne également le nom d’un architecte de sa connaissance, avec qui elle a travaillé à titre professionnel, et qu’elle me recommande chaudement.

Cela dit, depuis un mois, nous avions contacté par mail plusieurs architectes et bureaux d’études spécialisés dans les constructions écologiques. Après réponses et échanges de mails / coups de téléphone (ou absence de réponses), discussions entre nous, nous en avions sélectionné 2 que nous rencontrerons fin juillet. Je garde donc le nom fourni par la secrétaire dans un coin, mais sans le contacter pour le moment, car il n’est pas spécialisé écologie.

Fin juillet, donc, rencontre avec les architectes.
Nous apportons avec nous les éléments (plans, photos, PLU / POS…) des 2 terrains en question pour avoir leur avis. Les 2 architectes penchent comme nous pour le 1er.
Les 2 cabinets nous ont fait bonne impression, même si nous avons une préférence pour le 2e. Il n’est pas du coin, mais il travaille en partenariat avec un constructeur local. C’est un jeune architecte, on le sait, mais ça fait aussi partie de notre état d’esprit, de faire confiance et d’aider un nouveau venu à lancer sa boîte.

Quoi qu’il en soit, les 2 nous promettent une esquisse pour fin août, pour le terrain n°1.

Je vérifie que le terrain n’a toujours reçu pour le moment aucune offre et que personne d’autre que nous n’est intéressé a priori. Je sonde également l’agent immobilier pour savoir si une offre inférieure au prix demandé pourrait être acceptée, sans doute que oui.
Précisions importante pour la suite : il s’agit d’un terrain issu d’une division d’une propriété appartenant à un couple âgé sous tutelle, placé en maison de retraite médicalisée.

Étape suivante : rencontrer le maire de la commune où se situe le terrain, pour voir comment il accueille notre projet. RDV est pris pour la mi-août. Le jeune architecte nous envoie un plan masse pour cette date. Décidément, lui, on l’aime (ça va changer, je casse le suspense tout de suite).

On ne verra le maire qu’à 3, finalement, Naë étant enceinte de 8 mois passés à cette date, et ne pouvant plus faire ce genre de déplacements.
L’entrevue se passe fort bien. On arrivait un peu anxieux, blindés de références, prêts à défendre notre projet, aussi bien sur le côté copropriété que sur l’aspect écologique, et en fait au bout de 5 minutes tout est réglé, y a aucun problème, on se regarde et on se demande si on repart tout de suite… Non, on trouve d’autres points à aborder avec le maire, qui nous incite au passage à demi-mot à faire une offre encore inférieure à celle prévue… Merci, monsieur le maire. Smile

Bref, nous repartons de là gonflés à bloc et quelques jours plus tard, je fais l’offre. On n’est pas très inquiets des neurones, étant donné que côté financement du terrain, on peut régler cash, et le maire nous a dit qu’avec un financement sérieux ça passerait sans souci. Côté tripes, par contre, on est sur des charbons ardents.
L’agent immobilier nous prévient tout de même que vu qu’il faut passer par le juge des tutelles, ça peut être « un peu long ». Il peut mettre 2 jours comme 2 mois à répondre.

1 mois passe…
1 mois et demi… On signe un compromis, c’est un peu bizarre car on n’a toujours pas la réponse du juge. Donc en fait on signe un compromis avec comme conditions suspensives l’obtention du permis de construire de notre côté, et l’assentiment du juge de l’autre côté. En gros ça permet au juge de s’assurer qu’on est sérieux dans notre demande, mais l’offre n’est pas encore acceptée, même si l’agent nous assure qu’il n’a guère de doutes sur le fait qu’elle le soit. Bon, Naë connaît un peu le monde de la tutelle, et comme ça ne lui semble pas extravagant comme procédé, ça nous rassure.
On est mi-octobre 2009.

On continue à attendre…

On aura la réponse du juge seulement le 18 février (le délai s’expliquant en partie par la réforme de la carte judiciaire qui a foutu le bordel un peu partout). 6 mois, rien que pour l’acceptation de notre offre.
Mais c’est un oui ! 😀 Entre le prix du terrain et les frais de notaire, cela nous aura fait économiser 5% de notre budget total.

Bon, et avec les architectes, entre-temps, qu’est-ce qui s’est passé ?
Ce sera le 3e épisode. ^^

Mini-habitat groupé – résumé des épisodes précédents 1/6

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Alors, l’idée est née en janvier 2009. Petit résumé de la situation :

Le Barbu et moi voulions déménager (une nouvelle fois) pour nous rapprocher de la gare / de la « ville » (5000 habitants, mais pour nous c’est énorme) suite à la naissance totalement imprévue de Fiston (bon, on s’en doutait depuis qq mois quand même, hein, vu mon tour de taille, mais ce n’était pas voulu, disons) qui avait un peu vachement bouleversé nos habitudes et nos desideratas en matière de lieu / mode de vie.
Je ne sais plus comment c’est venu, mais nous nous étions orientés vers une idée de construction de maison écologique.
(À l’heure actuelle, nous sommes dans une grande maison (200 m2) sur un grand terrain (12 000 m2) à la campagne, la gare la plus proche est à 12 km et la plus pratique pour le Barbu (qui bosse sur Paris) est à 18 km, le moindre commerce est à 6 km au minimum.)

Ma meilleure amie, Naë, qui est aussi mon associée depuis 5 ans et la marraine de Fiston, était alors enceinte de Loulou (c’était le tout début et là non plus ce n’était pas prévu). Elle et Druss, en appartement dans une grande ville à 100 km de chez nous environ, souhaitaient à l’échéance d’1 ou 2 ans déménager pour aller plus au vert, et plus vers chez nous. Ils comptaient chercher dans un rayon de qq km autour de là où on ferait construire, le plus près étant le mieux, aussi bien pour des raisons d’amitié que pour le boulot (maison d’édition = stockage et manutention de livres, un seul lieu de stockage étant l’idéal). Très orientés écolo également, ceci ne gâchant pas cela.

———— fin du résumé de la situation de janvier 2009.

Bref, janvier 2009, je lis un numéro de La Maison écologique, bénie soit cette revue, comportant un dossier « Éco-habiter petit et pas cher ». Il y a un article sur une construction de 3 maisons en une, pour 3 femmes âgées. Au départ la femme à l’origine du projet envisageait un terrain avec 3 maisons, mais l’architecte lui avait suggéré de regrouper le tout, et le résultat était un seul bâtiment avec 3 logements indépendants + local technique, chauffage, etc en commun.

Là, j’ai le cerveau qui commence à fumer. Je me dis : bah tiens, pourquoi pas ? Ça permet de mutualiser les coûts, de faire une mini-tribu (je suis depuis longtemps convaincue que par nature, l’homme est tribal, et que tout serait beaucoup plus simple si nous étions toujours en tribu).
Naë étant à cette époque partie crapahuter à quelques milliers de km de là en pleine forêt vierge, je ne peux pas la joindre, ce qui me laisse quelques jours pour y penser. Je vais voir le Barbu pour lui en parler, histoire de savoir si c’est niet d’office ou si c’est un pourquoi pas. C’est un pourquoi pas, mais gaffe aux inconvénients, ok.
Naë revient, je vais la voir et je lui parle de l’idée. J’ai même pas le temps de lui demander si ça l’intéresse qu’elle est déjà en train d’embrayer sur les avantages. 🙂
Elle va voir Druss qui dit pourquoi pas mais gaffe aux inconvénients. Oui, nos hommes sont un peu pareils, on le savait déjà. ^^

Donc en gros, on demande à nos hommes de nous lister les inconvénients qu’ils voient, charge à nous de les pulvériser.
Eux assureront la partie tête froide / pieds sur terre, et nous la partie enthousiasme / y a pas de pb, que des solutions.

En mars, on va au salon ECOBAT de Paris, on y passe le w-e, et à la fin on se réunit autour d’une table pour commencer à parler concrètement. C’est pas encore un go à 100%, mais l’idée nous tente de plus en plus. Naë hésite surtout parce que ça va faire un gros bouleversement, et il y en a déjà un qui arrive (le bébé), et ils n’ont aucune idée de comment ça va se passer. Mais comme on est passé par là il n’y a pas longtemps, on comprendra fort bien qu’ils aient parfois moins de temps que nous et surtout que moi à consacrer au projet, sans compter que de toute façon ils sont à 100 km de notre futur lieu de vie, et moi à moins de 20, et ça fait déjà des mois que je me documente sur les constructions écologiques, donc bon.

Fin mars, c’est parti, c’est un OUI, sous réserve qu’on ne constate pas trop de divergences dans nos attentes au fil du temps.

Maintenant, il va falloir justement bien définir ce qu’on souhaite, et ça va nous occuper un bon bout de temps, mais l’essentiel va être vu en quelques semaines et à partir de début mai, on commence à visiter des terrains tout en pensant mettre facilement une bonne année à trouver notre bonheur.

Suite au prochain épisode. 😉

NB : la question du financement fera l’objet d’un billet séparé, mais attention, si vous envisagez de monter un projet de ce genre, préparez-vous à rencontrer de nombreuses difficultés pour convaincre les banques.