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Délice au cacao cru

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Dans mon ex-magasin bio fétiche d’avant le déménagement, j’avais l’habitude de prendre à chacun de mes passages 1 ou 2 boîtes de ce délice de cacao cru – qui porte bien son nom. Ça n’a rien à voir avec une pâte à tartiner : c’est solide. Ça se détache à la petite cuillère ou au couteau mais ça ne s’étale pas.

Dans mes jours raisonnables, j’en prenais l’équivalent d’une cuillère à café en petits morceaux dans ma salade de fruits du matin. Dans les jours déraisonnables, j’attaquais à la petite cuillère, bientôt rejointe par Fiston ou Loulou, et on ne s’arrêtait que lorsque la boîte était vide.

Composition de la drogue : cacao cru, noisettes et sucre de canne.

Après quelques semaines, ayant gardé les emballages, j’ai décidé de les remplir en m’amusant, non pas à recréer la même chose, mais à m’en inspirer pour concocter un autre délice tout aussi  addictif.
J’ai remplacé le sucre de canne par du sirop d’érable, et les noisettes par des amandes et des noix de cajou, j’ai ajouté un peu de graines de chia pour le liant et d’huile de noix de coco pour l’onctuosité.

Ingrédients :

– 4 càs de cacao cru (fèves, pépites ou directement en poudre selon ce que vous avez) ;
– 1 poignée d’amandes ;
– 1 poignée de noix de cajou ;
– 2 càs de sirop d’érable ;
– 2 càs de graines de chia ;
– 1 càs d’huile de noix de coco.

Préparation :

– Mettez le cacao cru, les graines, les amandes et les noix de cajou dans un blender et mixez jusqu’à ce que le tout soit réduit en poudre, en faisant des pauses de temps en temps pour que les noix et les amandes ne se transforment pas en beurre ;
– Ajoutez le sirop d’érable et l’huile de noix de coco, et remixez jusqu’à ce que le mélange forme une boule qui se décolle des parois.

C’est prêt. Détachez la boule, aplatissez-la dans un pot, lissez le dessus et régalez-vous tout de suite de ce délice encore tiède, ou laissez-le se figer au frigo pour un résultat bien compact.

NB : il est inutile de faire fondre l’huile de noix de coco avant de la mixer, la chaleur dégagée lors de cette étape s’en chargera.

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Sauce mayo à la courgette

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Eh oui, la courgette crue recèle de multiples possibilités. ^^

Cet été, lorsque nos pieds de courgette donnaient à fond, j’ai fait quelques expérimentations en m’inspirant d’abord de cette superbe page consacrée à l’utilisation de ce légume en alimentation crudivore, puis, une fois convaincue, en concoctant quelques recettes de mon cru (haha).

L’une de celles ayant remporté le plus de succès auprès de tout le monde, omnivores comme végés, a été la sauce mayonnaise à la courgette. On obtient une sauce au goût et à la texture proches d’une bonne mayo allégée : par « allégée », je veux dire qu’on se rend compte qu’on ne mange pas que du gras, et par « bonne », j’entends que c’est vraiment bon.
On ne sent pas du tout le goût de la courgette, qui n’est là que pour apporter du corps et de l’onctuosité à la sauce.

Ingrédients pour un bol :

– 1 càs de purée de noix de cajou ;
– 1 càs de moutarde à l’ancienne ;
– 1/2 belle courgette ;
– 2 à 3 càs d’huile (olive chez moi) ;
– 1 à 2 càs de jus de citron ;
– pincée de sel ;
– épices ou herbes (facultatif).

Préparation :

– Épluchez la courgette, sauf si manger une mayonnaise verte ne vous dérange pas, et coupez-la grossièrement ;
– placez tous les ingrédients – sauf les herbes – dans le mixeur, et mixez jusqu’à l’obtention d’une texture lisse ;
– versez le résultat dans un bol, ajoutez les herbes si vous en mettez, et placez le bol au frigo pour que la sauce se raffermisse.

Pour une mayonnaise vraiment compacte, vous pourrez ajouter 1 càs de graines de chia avant de mixer.
Sinon, cela donnera une sauce parfaite pour napper, ou y tremper des crudités.

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Crème coco-canneberges

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Une crème crue toute douce et au goût très frais, parfaite pour finir un repas copieux ou en guise de petit-déjeuner. Et avec seulement 2 ou 3 ingrédients, qui dit mieux ?

J’imagine que la version coco-pomme doit être également fraîche et délicieuse, ce sera mon prochain essai.

Ingrédients :

– une boîte de lait de coco de 200 ml, avec au moins 60% de coco (il faut que le lait se solidifie au froid) ;
– une poignée de canneberges séchées (cranberries, si on veut avoir l’air in)  ;
– 1/2 banane (facultatif).

Préparation :

Sa difficulté est à la hauteur du nombre d’ingrédients. On place le tout dans un bon mixeur, et je vous laisse deviner la suite.
On verse le résultat dans des ramequins, que l’on place au frigo pour quelques heures.
Pour une crème compacte, on peut ajouter une cuillère à soupe de graines de chia au moment de mixer.

Pour mon petit-déjeuner de tout à l’heure, je l’avais préparée hier soir, mise au frigo pour la nuit, et saupoudrée ce matin de graines de sésame et de chia, ainsi que de pépites de cacao cru.

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Manger cru en hiver

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Comme cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé bouffe (sur ce blog, en tout cas, car sinon j’en parle très souvent, comme beaucoup de végés paraît-il ^^), je résume les épisodes précédents : cela fait maintenant + de 2 ans que je suis végétaRienne (c-à-d pas de chair animale), 1 an et demi que je suis végétaLienne (c-à-d rien qui provienne des animaux : produits laitiers, oeufs, et miel), et bientôt 8 mois que je suis passée au mode sans gluten et crudivore (c-à-d que je mange majoritairement cru, pas à 100% non plus). Le gluten, c’était pour l’asthme et ça marche toujours pas mal. Le cru, c’était venu tout seul, et ça reste parce que j’en ai toujours envie. Je ne mange pas cru pour obtenir la vie éternelle (à lire certains crudivores, on pourrait le croire) ; je mange cru parce que je me régale ainsi et que, lorsque pendant 1 ou 2 jours mon pourcentage d’aliments crus dégringole, que ce soit par envie de me taper un plat mijoté ou parce que je n’ai pas eu la possibilité de faire autrement, je me sens moins bien, lourde, et les jours suivants je n’ai qu’une envie, me gaver de fruits.
Bref, à vue de nez, je dirais que je mange en moyenne à 70-80% cru depuis ces 8 mois, avec des pics fréquents à 100% (surtout à la belle saison) et des creux rares à 0%.

Si c’est facile en été, en hiver se pose parfois le problème de la chaleur. Il y a des fois où j’ai envie de manger chaud, après m’être gelée sur le chantier pendant plusieurs heures, ou juste parce qu’il fait tellement pourri dehors que si je mange froid par-dessus le marché, je vais me transformer en glaçon déprimé.
Donc, le but est de manger cru mais chaud. Pour cela, j’ai trouvé qq astuces que je vous livre ici.

1. Les soupes crues chaudes

La sauce/soupe de poivrons au coriandre dont j’avais déjà mis la recette sur ce blog, mixée plus longtemps (avec un bon mixeur), donne une soupe quasi chaude et délicieuse. À noter que pour le mode « soupe chaude et nourrissante », je rajoute 2 càs d’huile d’olive (oui, carrément) et 1 ou 2 dattes.

Vous trouverez d’excellentes recettes sur le superbe blog Tout Cru Dans le Bec. Tout le blog est éminemment recommandable, mais en l’occurrence la section qui nous intéresse s’intitule « Soupes chaudes et froides. » Bien souvent, la même recette s’accomode fort bien des deux : froides en été, quitte à rajouter 1 ou 2 glaçons au moment de mixer, et chaude en hiver en remplaçant l’eau froide de la recette par de l’eau chaude et en mixant juste avant de servir. Dans la catégorie « aussi bon chaud que froid », je vous recommande notamment la crème de champignons express, le potage de chou-fleur à l’indienne (ça fonctionne très bien avec d’autres choux aussi) et la crème de brocolis.

2. Les sauces crues ou quasi crues

À utiliser sans modération dans un plat de riz ou de pâtes, par exemple. Si ce ne sont pas quelques cuillérées de sauce crue qui vont vous faire devenir crudivore, c’est toujours bon à prendre, surtout qu’elles sont excellentes et ultra-rapides à préparer.
Outre la sauce poivrons-coriandre évoquée plus haut, vous pourrez, lorsque c’est la saison, consommer avec bonheur la fabuleuse sauce aux tomates crues de Julie Belzil (l’auteure de Tout Cru Dans le Bec).
Les pestos (de basilic, d’ortie, de fanes de radis…) seront aussi les bienvenus dans vos assiettes..

Comme je suis dans un bon jour, je vous livre généreusement ma recette de sauce curry express : 1 bon mixeur, 2 poignées de noix de cajou (mises à tremper la veille si possible, sinon tant pis, ça marchera très bien quand même, un tronçon d’1 cm de gingembre frais, 1 càc de pâte de curry (jaune, verte ou rouge selon vos goûts : attention pour les végéta*iens, certaines pâtes rouges contiennent des crevettes), 1 petite gousse d’ail (facultatif), 1 pincée de sel, du poivre, et on recouvre de lait de riz avant de mixer violemment. Cela donne une sauce majoritairement crue, délicieusement parfumée, plébiscitée par tous ceux qui l’ont goûtée pour le moment – y compris par le Barbu qui n’est pourtant pas très curry – et parfaite sur du riz.

Une autre sauce express, parfaite pour accompagner des PdT fumantes : le même mixeur, 2 poignées de noix de cajou (même blabla), 1 pincée de sel, poivre, 1 gousse d’ail, 1 oignon blanc, 3 càs de levure maltée ou plus selon vos goûts, 1 càs d’huile de sésame, une pincée de muscade, on recouvre d’eau et on mixe bien fort. On transvase dans un récipient, on ajoute une bonne dose de ciboulette (fraîche si possible), et c’est prêt.

3. Les galettes fourrées

Sans gluten oblige, j’utilise des galettes de sarrasin (maison ou non) que je fourre d’une macédoine crue marinée quelques instants dans une sauce relevée.
Les légumes et autres végétaux choisis pour la macédoine, c’est au gré de mes envies mais aussi du moment et de la région. Ce genre de recette est un très bon moyen de manger des produits locaux, alors j’en profite (même si dans la liste ci-dessous se sont glissés quelques intrus).

Vous pourrez choisir parmi carottes, courgettes, brocolis, choux-fleurs, choux de bruxelles (oui, crus : coupés en fines lamières, ils sont très bons), choux chinois, poivrons, topinambours, radis roses, radis noirs, navets, champignons de Paris, céleri (rave et branche), épinards, divers potirons ou courges, patates douces, avocats, tomates séchées, ail, oignons blancs, échalotes, pois chiches germés, pois cassés, fèves fraîches, lentilles germées, sans oublier les persils et autres aromates… Liste non exhaustive, bien entendu.

Pour la marinade, chez nous cela va être souvent un mélange de tamari et d’huile de sésame, ou de pâte de curry et d’huile de pépin de courge parfois additionné d’1/2 yaourt de soja. Quand il y a des pois chiches germés au menu, j’utilise plutôt de l’huile d’olive et du cumin, avec beaucoup de persil et/ou d’origan. Bref, chacun fait sa sauce, et moi je mets de l’huiiiile (sans prendre 1g, pour ceux que ça inquièterait). ^^

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Ici, des pois chiches germés, une demi-carotte et 2 choux de bruxelles mis à mariner avec du persil dans de l’huile d’olive additionnée de cumin, persil et sel.

Reste ensuite à faire réchauffer ou cuire la galette de sarrasin (dans 1 càs d’huile d’olive, chez moi) et, une fois le feu coupé ou au minimum, disposer la marinade au centre et replier la galette à votre convenance. Le temps de laisser la garniture se réchauffer au contact de la galette et de la poêle encore chaude, et hop, voilà un plat consistant, chaud, et très majoritairement cru (seule la galette et une partie de l’huile sont cuites).

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La marinade de la photo d’avant, prise au piège d’une galette gourmande.

4. Dans un Truc Chaud

(TC pour les intimes)

La première étape va être la même que précédemment : préparer un mélange de crudités. Mettez-le à mariner dans ce qu’il vous plaît (facultatif, surtout si vous ajoutez ensuite à votre plat une sauce crue, cf point n°2).

Pendant ce temps, mettez à cuire ou à réchauffer des céréales et/ou légumineuses : riz, pâtes, haricots, lentilles… Ce sera votre TC. Quand tout est prêt, coupez le feu et disposez les crudités sur le TC. Couvrez et laissez reposer quelques minutes, le temps que les crudités se réchauffent tranquillement. Juste avant de servir, mélangez pour que le tout soit uniformément chaud.
Question proportions, à titre indicatif, je prépare environ 3 volumes de crudités pour 1 volume de TC.

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Haricots rouges cuits dans un bouillon au gingembre, avec un mélange de céleri-branche, courgettes, carottes rapées, champignons, avocat, graines de sésame. La photo est moche, mais c’est très bon. ^^

Bon appétit !
Et si vous connaissez d’autres astuces ou recettes rapides (je ne suis pas fan du déshydrateur pour ce genre de choses) pour manger cru et chaud à poil dans la neige en plein hiver, je suis preneuse 😉

Poivron coriandre

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Il y a une recette de poivrons que j’adore depuis toujours : poivrons jaunes et rouges cuits à l’étouffée dans un peu d’huile, du jus de citron, et des graines coriandre moulues.

Toujours dans mon trip crudivore, j’ai eu envie de retrouver ce goût si particulier sans cuisson.

Ingrédients :

– 2 beaux poivrons (1 jaune et 1 rouge) ;
– 2 càc de graines de coriandre ;
– 1 càs d’huile d’olive ;
– 3 càs de jus de citron ;
– 2 à 3 dattes dénoyautées.

Préparation :

– couper les poivrons et les mixer avec les autres ingrédients jusqu’à homogénéisation.

C’est tout, difficile de faire plus basique. ^^

Cette préparation peut se consommer comme une soupe froide ou tiède – en guise d’entrée, par exemple -, ou comme une sauce pour agrémenter un plat de riz, de pâtes, de spaghettis de courgette…

Spaghettis de courgette nappés de sauce poivron-coriandre, saupoudrés de graines de sésame.

Taboulé de pois chiches crus

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J’adore les pois chiches. Aussi, depuis que je mange essentiellement cru, je cherche un moyen de cuisiner le pois chiche cru germé.
J’avais trouvé une recette d’houmous cru sur un blog : c’était pas mal comme accompagnement de crudités ou en tartinade. Le Barbu avait remarqué que ça ne ressemblait « à rien de connu » la première fois, tout en ajoutant un « mais ça ne veut pas dire que c’est pas bon » précipité devant ma tête. Il en avait finalement boulotté une bonne quantité. La deuxième fois, il avait dit que c’était meilleur, tout en en mangeant beaucoup moins – les voies du Barbu sont parfois impénétrables. La troisième fois… Il n’y en a pas eu, car il n’en voulait pas, et en fait je n’en avais plus tellement envie moi non plus.

L’avantage de bosser chez soi à l’heure qu’on veut tout en étant parent à temps plein, c’est qu’on est souvent éveillé à des heures indues. Cette nuit, à 4h du matin, j’ai eu une grosse fringale : envie d’un truc bien calorique, et l’houmous cru aurait fait un bon candidat. Mais impensable de faire fonctionner mon mixeur infernal à cette heure-là – et croyez moi, les pois chiches crus, même germés, faut y aller de bon coeur pour en faire une purée lisse. Affamée, prête à tout, j’ai tenté d’assassiner quelques pois chiches à la fourchette. Pas évident : un bon quart a fini sur le carrelage en rigolant.
Ce fut sauvage : la scène du meurtre au pic à glace de Basic Instinct, à côté, c’était de la rigolade. Et je les ai tous eus. Écrabouillés, assaisonnés, dévorés dans la foulée.
Je me suis dit : là, ça déchire.

J’en ai refait ce midi (avec le mixeur à basse vitesse, cette fois-ci, beaucoup plus rapide), et le Barbu en a repris 2 fois. Moi aussi. Victoire ^^

Ingrédients :

– 100g de pois chiches secs ;
– 2 càs d’huile de sésame ;
– 1 càc de graines de sésame ;
– 1 càc de cumin moulu ;
– 3 càs de persil frais haché ;
– 1/2 càs d’origan séché ;
– sel, poivre à votre convenance.

Préparation :

– Mettre les pois chiches à tremper pendant 24 à 48h en les rinçant de temps en temps. Cette étape active leur germination, les rend plus digestes, plus tendres aussi. Vous pouvez les utiliser ensuite tels quels ou continuer à les faire germer pendant quelques jours à l’air libre, toujours en les rinçant régulièrement.
– Hacher grossièrement les pois chiches (pré-)germés (à l’aide d’un mixeur si possible, sinon cela vous fera une séance de muscu gratuite).
– Mélanger les pois chiches et le reste des ingrédients.

C’est prêt, vous pouvez déguster immédiatement ou laisser reposer quelques instants le taboulé au réfrigérateur.