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Comment l’IEF – 7. Leave them kids alone

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jeu_2Aujourd’hui, Fiston a inventé un jeu multifacettes.

Il a ressorti une boîte de cubes que Naë lui avait offerte il y a longtemps, contenant 27 cubes en bois, chacun portant sur ses 6 faces des lettres, des chiffres ou des dessins.

Jusque-là, quand Fiston jouait avec les cubes, c’était pour construire des tours ou des maisons.

Ce matin midi, quand je me suis levée, il avait commencé à colorier certains dessins pour faire plus joli.

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Puis il a eu envie qu’on joue ensemble à un nouveau jeu dont il a inventé les règles dans la foulée.

Voici donc comment on joue au « Rigolo du monde » – c’est le nom qu’il lui a donné :

On choisit un cube, rebaptisé « dé » pour l’occasion, et on le lance chacun son tour.
Si on tire une lettre, on doit trouver – ou inventer, ça marche aussi – un mot commençant par cette lettre.
Si on tire le chiffre x, on doit frapper dans ses mains x fois.
Si on tire un dessin d’animal, il faut imiter son cri et/ou sa façon de se déplacer.
Si on tire un objet, eh bien on demande à Fiston ce qu’il faut faire et il nous trouve quelque chose. ^^

Par exemple, si on tombe sur un dessin de cerises, on fait semblant de les manger. Sur une fleur, on fait semblant de l’offrir à l’autre. Sur un hélicoptère, on imite son bruit. Sur une télé, on dit que c’est un ordinateur portable qu’on fait mine d’ouvrir et de refermer. Sur des lunettes, on va chercher les anciennes lunettes du Barbu, « celles pour voir flou », comme les appelle Fiston, et on regarde à travers 1 seconde. Si on tire le bateau, on le fait naviguer en disant « cuicuicui » – cherchez pas, j’ai pas compris le rapport non plus.

Quand on en a marre, on change de dé. Il s’agit donc d’un jeu multijoueurs à 27 dés, dont les règles sont aux cinq sixièmes fixes et, pour le sixième restant, aléatoires.
Provençal le Gaulois apprécierait sûrement. ^^

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On y a joué une bonne heure aujourd’hui.

Le « zéro » a eu beaucoup de succès. Fiston a beau le connaître et le comprendre depuis longtemps, quand l’un de nous tirait le zéro et devait donc frapper « zéro fois » dans ses mains, cela déclenchait chez lui un gros fou rire. À noter que lorsque c’était son tour, il ne pouvait s’empêcher d’amorcer le geste mais s’arrêtait avant que ses mains se touchent en disant : « Ça y est, zéro fois ! »

Et je ne m’y attendais pas du tout, mais plusieurs fois Fiston a trouvé tout seul et du premier coup des mots commençant par la lettre qu’il avait tirée – jusqu’à maintenant ça n’avait pas du tout fait tilt, le fait que tel mot commence par tel son.

Par exemple, après avoir inventé plusieurs mots commençant réellement par le son « i », il a de nouveau tiré un « I » et m’a dit : « iiiii… mmeuble ! »
Pour le « P », après avoir casé « ppp… papa », il m’a sorti : « ppp…pelleteuse ! »

Il s’est trompé parfois, surtout quand il faisait l’andouille ou sur la fin, quand il commençait à avoir l’estomac dans les talons, mais beaucoup moins que d’habitude et j’ai eu l’impression qu’un déclic commençait à se faire dans sa tête.
On verra si ça se confirme prochainement.
Ou dans plusieurs mois, ou dans un an, ou plus tard encore : une notion peut mettre très longtemps à se décanter quand on ne cherche pas à coller à un programme arbitraire.

Je ne sais pas si vous vous souvenez mais il y a un peu plus d’un an, dans le premier billet de la série « Comment l’IEF », j’avais indiqué que Fiston commençait à aborder de son propre chef la multiplication. Eh bien, en fait, il ne m’en a plus jamais parlé pendant une bonne année. C’est seulement en novembre dernier qu’il a recommencé à s’y intéresser – ou en tout cas à le montrer.

Je me suis fait avoir en beauté la première fois. ^^

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Depuis, Fiston manie régulièrement la multiplication en général et beaucoup la table de 2 en particulier. Pour l’instant, ça a l’air bien (re)parti, mais s’il l’oublie à nouveau pendant 1 an, je ne m’en inquiéterai pas.

Les apprentissages (qu’on soit enfant ou adulte) sont rarement réguliers. Il y a des paliers, il y a des régressions, il y a des bonds en avant et des progrès insensibles. La plupart des parents et des professionnels l’admettent lorsqu’il s’agit des acquisitions des premières années (notamment la marche, la parole et la continence), mais quasiment tout le monde l’oublie dès que l’enfant arrive à l’âge dit scolaire.

Pourtant, qu’on ait 1, 3 ou 30 ans, nous ne sommes pas des machines. Nous sommes des êtres vivants, et la vie par essence est changeante et malicieuse. Elle passe par des phases d’éveil et de sommeil, elle alterne entre effort et réconfort, activité et paresse, faim et satiété, sans compter qu’elle offre parfois des visages bien trompeurs.

C’est lorsqu’il dort profondément que l’enfant grandit le plus ; c’est parfois lorsqu’il se tait qu’il intègre une notion.
En silence, en profondeur.
En privé.

De même que je n’irais pas réveiller Fiston au beau milieu de la nuit pour le mesurer, je n’ai – de mon point de vue – pas à interférer dans ses apprentissages.
Mon boulot : lui faire confiance, être là « au caillou » (merci à Loulou pour l’expression :)) et… le laisser tranquille.

Cadavre exquis

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En ce moment, Fiston aime bien raconter n’importe quoi. Des phrases sans queue ni tête, des mots les uns après les autres, qui n’ont aucun sens. Ça le fait se bidonner.

L’autre jour, en l’écoutant raconter ses salades, ça m’a rappelé un jeu que mes frères et moi aimions beaucoup quand nous étions enfants. Le cadavre exquis. On se met d’accord une structure de phrase, et chaque participant écrit sa partie sur un bout de papier, sans concertation avec les autres. Par exemple, s’il y a 2 joueurs qui décident de partir sur la structure la plus simple possible, sujet-verbe, l’un écrira un sujet, l’autre un verbe, et le résultat sera probablement assez marrant.
Il me semble d’ailleurs me souvenir qu’à cette époque, mettons il y a une trentaine d’années, on trouvait dans certains produits alimentaires (boîtes de céréales, peut-être ?) des petits cartons déjà écrits, à collectionner. Plus on en avait, bien sûr, et plus le jeu était intéressant, les possibilités se multipliant.

Revenons-en à Fiston : je lui ai proposé de découvrir ce jeu, ou du moins une adaptation : il a été partant, bien sûr ! 🙂
2 ou 3 jours plus tard, il y a repensé en se réveillant, et donc allons-y pour le jeu. Au départ, je pensais simplement qu’on trouverait quelques phrases tous les 2, que je les écrirais, les découperais, les mélangerais, qu’on jouerait ensuite, moi lisant son tirage, évidemment, et qu’on se marrerait bien. Point final.

Mais en fait, il a voulu tout écrire lui-même. Il a voulu que je lui trace des lignes pour écrire bien droit, on a trouvé des phrases – on était partis sur le classique sujet-verbe-complément – chacun son tour, et il m’a demandé de lui dicter tous les mots. Comme j’avais prévu de distinguer les 3 catégories par des couleurs, il m’a demandé pourquoi, et ce fut l’occasion d’aborder ces notions grammaticales. Je n’ai pas spécialement poussé les explications sur le complément, mais il a bien compris l’histoire du sujet – qui ? – et du verbe – qu’est-ce qu’il fait ? -, qu’il a retrouvés assez facilement dans toutes nos phrases.
On a joué un peu avec certains phonèmes, aussi. Il me disait que « FAIT », c’était comme « la fée », donc je lui ai fait écouter la différence entre le son « é » et le son « è » (ou si on veut se la péter, entre les phonèmes /e/ et /ɛ/).
Finalement, le fait que ses feutres bavent un peu lorsqu’il les laissait trop longtemps sur le papier lui a remis en mémoire l’histoire de la capillarité, des fibres du papier, et il m’a fait un cours sur la différence entre les feutres et les stylo-billes (merci au C’est pas sorcier sur l’écriture !).

Une fois la page remplie, place au découpage, puis au mélange dans chaque catégorie et enfin au tirage. Fiston a bien rigolé devant certaines combinaisons :

Le bourdon agite un câlin – olé !

Brownie vole jaune (Brownie, c’est le nom d’un de nos compagnons à 4 pattes. Je vous explique pour que vous compreniez mieux le sens de la phrase. Non ? ^^)

L’abeille fleurit en rond – Fiston aime beaucoup les insectes, les fleurs et les ronds, alors il était content avec celle-là ^^

Au passage, vous remarquerez que pour Fiston, écrire sur les lignes, c’est vraiment écrire sur les lignes. ^^

La partie terminée, il a tout rangé soigneusement dans une boîte, en attendant d’écrire d’autres sujets/verbes/compléments/et-plus-si-affinité pour enrichir ce jeu.
Le plus merveilleux jeu du monde, puisque son but est de raconter n’importe quoi. 😉

Engrenages

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Fiston est fasciné par les engrenages, depuis longtemps. Que ce soient ceux des vélos, ceux des petites voitures qu’il admire quand on les démonte, ceux des machines à coudre… Il adore.

Il y a 6 mois environ, je lui avais dégoté ce jeu : Kaleido Gears.

Fiston était très content. Il a pu faire des expériences : un engrenage en entraîne un autre en sens inverse. Si on fait un circuit fermé avec 3, 5, 7…  engrenages, ça bloque. Avec 4, 6, 8…, ça fonctionne. Mais à l’époque, il avait souvent besoin de notre aide pour les fixer (les grands, notamment, ne sont pas hyper évidents à installer, pour un petit. Même pour un adulte, parfois).
Cerise sur le gâteau, sur les grands engrenages sont collés des autocollants pour créer des illusions d’optique lorsqu’ils tournent.

Fiston a joué avec ses engrenages pendant 2 ou 3 semaines, puis les a rangés.

Le mois dernier, je lui ai montré des vidéos des machines d’Arthur Ganson – si vous ne connaissez pas ce monsieur dont je suis fan, je vous conseille sa présentation sur TED. Il a adoré. Et, je suppose qu’il y a un lien de cause à effets, quelques jours plus tard il a ressorti le fameux jeu des engrenages.
Depuis, quasiment tous les jours il fait de nouveaux circuits, plus ou moins sophistiqués. Il s’éclate, il fait tourner ses machines infernales en décrivant ce qui se passe et en expliquant aux chats qu’il a fabriqué ça pour leur faire de l’air parce qu’ils ont trop chaud (explication du jour).

Un jeu à conseiller.

« R » de fête

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Les « R » de Fiston me font marrer.

Cela fait quelques mois que Fiston a remarqué qu’un « R » majuscule, ça ressemblait à un petit personnage avec 2 jambes ; et depuis, il les dessine ainsi :

Il commence par faire le rond et les 2 jambes. Et ensuite il ajoute des yeux, des narines, une bouche, des oreilles.
C’est la seule lettre qu’il personnifie ainsi.
Parfois le « R » va avoir des cheveux, un ventre. Ses jambes vont devenir des bras.
Comme ci-dessous, dans le mot « orange ».

Et les 2 gribouillis dans le ventre du « R », vous savez ce que c’est ? Le nombril et… l’âme.
Je ne sais pas trop où Fiston est allé chercher ça, mais depuis toujours il dessine ses personnages avec un nombril et une « petite âme ».

En tout cas, quels que soient leurs attributs, les « R » sont toujours, toujours souriants. Heu-reux.

Et moi aussi, quand je les regarde. 🙂

Maman, raconte-moi encore l’histoire de la tempête de neige de quand j’étais tout petit…

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Le mot important dans le titre, c’est « encore ». ^^

Après 3 répétitions de l’histoire, interrompue sans cesse par des « pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? », je propose à Fiston de faire une reconstitution. Cris et sauts de joie, Fiston est d’accord, bien sûr !

Alors c’est parti.

Première chose, le décor : une couverture par terre, un grand papier dessus, et on commence à construire une route bordée par des champs. Fiston dessine la route au feutre, puis place à la pâte à modeler pour y mettre un peu de relief.

La route achevée, l’ingénieur des Ponts & Chaussées vérifie que ses petites voitures peuvent y rouler. Tout en boulottant un gâteau car « [son] corps est tout vide et il réclame à manger. »

L’histoire peut maintenant commencer.

Il y a 2 ans, tu avais 18 mois environ, il a beaucoup neigé pendant l’hiver…

De la neige ! Il nous faut de la neige ! Fiston, une idée ? « Du lait en poudre », répond Fiston, qui sait fort bien qu’il y a dans le garage une boîte de lait premier âge périmé à sa disposition pour ses envies créatrices.

Allons-y pour le lait en poudre, et on retrouve même la cuillère…

… cependant trop petite pour « faire neiger », donc on prend une passoire.

Attention, c’est parti : il neige !

C’est drôlement beau !

Les premiers jours, la neige ne nous a pas gênés, elle n’était pas trop épaisse et les voitures pouvaient passer en laissant des jolies traces…

Mais un soir que nous revenions de chez tes grands-parents, il s’est remis à neiger, tellement qu’on n’y voyait plus rien…

Nous roulions tout doucement pour ne pas déraper, il faisait nuit et la neige recouvrait la route, de plus en plus de neige. Et surtout, le vent soufflait, fort !

(Ici, un essai foireux avec un sèche-cheveux. Finalement nous avons soufflé nous-mêmes.)

Tellement fort qu’il a poussé la neige qui se trouvait sur les champs et au bord de la route, et qu’en arrivant à la petite route qui mène à la maison… eh bien il n’y avait plus de petite route ! Elle avait disparu !

Tout était blanc, on ne distinguait plus la route des champs, et il fallait traverser cette étendue immaculée pour arriver chez nous…
Nous avons tenté quand même de retrouver notre chemin, la voiture s’est engagée…

Mais au bout de quelques mètres à peine, nous avions quitté la route sans nous en apercevoir, et la voiture était bloquée…

… de la neige jusqu’au capot, et les roues patinant, impossible d’avancer ou de reculer.

(Ici, je me rends compte qu’on manque complètement de petits personnages à la maison)

Heureusement, un monsieur nous a aidés à dégager la voiture. Il ne faisait que ça depuis 2 heures, d’aider les gens qui tentaient de traverser et qui terminaient tous dans les champs.
Nous avons fait demi-tour et sommes repartis pour tenter une autre route : même scénario, sans le monsieur.
C’est par un 3e chemin, plus long mais protégé par des haies et des maisons, que nous avons enfin pu regagner nos pénates.

(on refera la reconstruction avec des haies une autre fois, pour montrer à Fiston que ça protège bel et bien du vent)

Nous sommes restés bloqués plusieurs jours à la maison. Et même quand un tracteur a dégagé la route au bout d’1 semaine, le passage était si étroit, et la neige de chaque côté était si haute, que nous n’osions pas nous y risquer.
Car si une voiture pouvait passer…

deux voitures ne pouvaient pas s’y croiser !

… comment ça se serait passé si on s’était trouvés nez à nez avec une autre voiture ? Il aurait fallu qu’une des deux recule, et recule encore, parce que dans la réalité, cette route fait plus d’1 km !

Il a donc fallu attendre encore plusieurs jours que le temps se radoucisse, que la neige fonde sur les bas-côtés de la route pour qu’il y ait assez de place pour deux voitures et pouvoir sortir de chez nous.

Fin de l’histoire, mais pas du jeu.
Et vous l’aurez remarqué sur les photos, Fiston portait un pantalon noir, évidemment. ^^

Vivant, pas vivant ?

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L’autre jour, en faisant des recherches, je suis allée voir le programme officiel de la Maternelle. Dans ce que les enfants devraient savoir en fin de cycle, il y a la notion de vivant / non vivant.

Je me suis rappelé de cela tout à l’heure, quand on s’amusait à jeter des glands dans notre petite mare (qu’il faudra que je vous montre, on a amélioré notre cascade) avec Fiston. À un moment on a vu une limace, et comme elle ne bougeait pas, Fiston a dit : « elle est morte ? »

Du coup, tout en lançant nos glands, on a fait un jeu un peu comme « Pigeon vole », sauf qu’il s’agissait de, euh, « Limace vit » (pas terrible comme nom, il faudra en trouver un meilleur).

Alors, Fiston savait bien que les humains et les animaux, c’est vivant. D’ailleurs, après avoir passé en revue quelques personnes et nos chats, il m’a dit : « tout le monde est vivant », et quand j’ai parlé d’un autre animal, rebelote, en mode un peu agacé « mais j’ai dit que tout le monde est vivant, maman ! »
Style mais tu comprends rien, ma pauvre maman. 😛

(En tout cas je suis contente que les animaux soient dans le « tout le monde ».)

Les arbres ? Oui, c’est vivant, dit Fiston. Les cailloux ? Non. Les remorques ? Non. Les voitures ? Non. Les coccinelles ? Oui, tout le monde (ah, cette maman qui n’a pas de mémoire, quelle plaie :P). Les maisons ? Non.
Les glands ? Non. Ah. Je lui explique que si on plantait un gland et qu’on lui laissait qq dizaines d’années, il deviendrait un arbre aussi gros que le chêne qui nous balance ses glands sur la tête depuis tout à l’heure. Alors, vivant ou pas, un gland ? Oui.

Fiston a bien retenu le principe. Quelques questions plus tard, je lui demande si les mûres et les framboises sont vivantes : oui ! Les châtaignes et les graines de bouleau ? « Ben oui ! »

La mousse, c’est vivant ? « Oui, et c’est tout doux. » 🙂 L’herbe, ça pousse, donc c’est vivant aussi ? Oui.

Et là, question difficile : l’eau, c’est vivant ? « Oui », me répond Fiston. Après explication, il dit « non, mais ça bouge tout seul quand même ! » Bah oui, l’eau ça bouge, ça serpente, ça a l’air vivant, non ?

Et le vent ? « Oui, c’est vivant ! » dit Fiston, qui crie régulièrement « Non, vent ! Arrête ! » quand ce dernier lui met les cheveux dans les yeux.
Vivant, taquin, et ne sachant pas que les plaisanteries les plus courtes sont les moins longues, apparemment. Sacré vent.

Fin du jeu.
Quelques heures plus tard, je remarque que les ongles de Fiston sont un peu trop longs. Il va falloir les couper, lui dis-je. Pourquoi ? Parce qu’ils sont trop longs. Pourquoi ? Parce qu’ils ont poussé depuis la dernière fois. Pourquoi ? Parce que les ongles poussent tout le temps.
Réflexion de quelques secondes, puis un éclair dans les yeux.
« Alors c’est vivant, les ongles ? »