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Confiance

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Loulou et Fiston jouent tranquillement dans le jardin depuis 2 heures. J’en profite pour travailler, la fenêtre ouverte, j’entends leurs voix de temps à autre. Naë me rejoint, on regarde quelque chose sur l’ordinateur.

D’un seul coup c’est l’explosion. Loulou hurle et pleure, Naë se précipite dehors. Le temps d’enfiler des chaussures, je la suis, et croise un Fiston hors de lui qui revient à toutes jambes, se précipite dans sa chambre en tapant le Barbu qui se trouvait sur son passage et claque la porte. J’essaye de savoir ce qui se passe, il ferme à clef.

Bon.

C’est sa manière de gérer sa colère, au Fiston, et ça marche plutôt bien ces temps-ci, du moment qu’on le laisse tranquille. Il se calme de plus en plus rapidement, et vient me trouver quand il se sent prêt. Parfois il me raconte ce qui s’est passé, parfois non. En général je me contente de lui dire à travers la porte que je suis là s’il a besoin de moi, et je retourne vaquer à mes occupations.

Sauf que là, Loulou hurle toujours, et Fiston a tapé son père, ce qui n’était pas arrivé depuis une bonne année. Vu l’ampleur de la colère des deux côtés, j’aimerais bien au moins savoir si les 2 enfants se sont fait mal. J’insiste à travers la porte, ce qui décuple la fureur de Fiston qui finit par me hurler que non, il n’a pas mal et Loulou non plus. Je sors retrouver Naë et Loulou, qui finit par nous expliquer plus ou moins ce qui s’est passé. Ce n’est pas toujours évident à comprendre, car Loulou pleure toujours à gros sanglots en nous racontant ça et il a du mal à trouver ses mots.

Je reviens à la maison, j’annonce à la porte du Fiston que je suis là, et je me remets au boulot. Quelques minutes plus tard, bruit de clef, de porte qui se rouvre, et je vois Fiston apparaître dans le salon, les larmes aux yeux. Il grimpe sur mes genoux et pleure à son tour, puis il m’explique ce qui s’est passé. Ce qui l’a énervé, et comment il a réagi. Sans rien cacher.
Je vois bien qu’il n’est pas fier de son attitude par moment, ses yeux se baissent tout seuls, mais il raconte. Tout.

On discute de ce qu’il peut faire maintenant : il s’excuse auprès du Barbu et lui fait des bisous sur la main qu’il a tapée, et la prochaine fois qu’il verra Loulou, si l’un des deux veut en reparler, chacun pourra dire à l’autre qu’il est désolé d’avoir dit ou fait ceci ou cela. Il me demande d’être à ses côtés pour l’aider si besoin.

Un peu plus tard, pendant qu’il goûte copieusement (l’une des causes de bien des crises chez lui, et celle-ci en particulier : il avait faim mais s’amusait trop pour penser à venir manger. « J’avais faim et trop chaud, alors du coup j’étais moins patient », m’a-t-il dit. Pour ma part je suis en général plutôt vigilante là-dessus, mais aujourd’hui je n’avais pas vu passer l’heure), je lui dis que je trouve ça vraiment chouette qu’il m’ait tout raconté comme ça. Que ça montre qu’il a confiance en moi, qu’il n’a pas eu peur de ma réaction. Que parfois, quand il ne veut pas me dire ce qui s’est passé, pourquoi il est en colère, c’est juste parce qu‘il n’en a pas envie. Pas parce qu’il n’ose pas.

Il se trouve que quelques jours plus tôt, il m’avait posé des tonnes de questions sur comment les autres familles faisaient, sur l’éducation, les violences, le chantage, la manipulation, les punitions, les récompenses, etc.
Du coup je rebondis là-dessus en lui disant que si dans notre famille on avait l’habitude de le punir, il n’aurait peut-être pas osé me raconter tout ça.

Et Fiston de renchérir : « Ah oui, c’est sûr, mes cousins, quand ils font des bêtises, ils ne disent rien, ou ils disent que c’est les autres pour pas se faire gueuler dessus. »

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Sans tapes ni punitions (ni chantage ni récompenses) = laisser tout faire ?

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En consultant mes blogs favoris pour rattraper mon retard (finitions dans la future maison + mon ordi a grillé = nettement moins de surf qu’avant), l’autre jour, je suis tombée sur ce billet de l’elfe – qui publie ces jours-ci une série de billets diablement intéressants sur les relations entre adultes et enfants – et j’ai enfin compris d’où venait l’augmentation soudaine des visites sur ce blog la semaine précédente. 😉
Un des commentaires dudit billet m’a quand même surprise : un lecteur disait « D’ailleurs, c’est compliqué de savoir s’il faut céder ou pas. « melynae » semble laisser tout faire à son gamin, et s’arrange avec cela. Les adultes n’acceptent pas tout des autres adultes. », ce à quoi l’elfe répondait : « Elle ne le laisse pas tout faire, j’ai plutôt l’impression qu’elle le laisse faire ce qui ne dérange personne. »

C’est tout à fait ça. Je n’accepte pas tout, ni des autres adultes, ni des enfants. Il me semblait que c’était assez clair dans pas mal de billets de ce blog (ici et par exemple), mais il est vrai qu’ils datent pas mal donc une piqûre de rappel ne ferait sans doute pas de mal.

Non, Fiston ne fait pas tout ce qui lui passe par la tête, et je ne le laisse marcher ni sur mes pieds ni sur ceux des autres, bien au contraire. Dans ma vision des choses, il est essentiel de respecter les autres, que ces autres soient des êtres humains ou des animaux. Mais je ne considère pas que, du fait qu’il est un enfant, je peux automatiquement me permettre avec lui des choses que je ne ferais jamais avec un adulte.
J’essaye donc, au moins en théorie, d’agir envers lui comme s’il était un adulte. Un adulte un peu distrait voire éméché parfois ^^, mais en tout cas quelqu’un que je n’irais certainement pas punir ou taper en cas de comportement inapproprié.

Voici quelques pistes émaillées d’exemples tirés de ma propre expérience avec Fiston. Je ne prétends pas qu’elles ont une valeur universelle, c’est juste un témoignage.

Fournir les données manquantes

Toujours dans les commentaires du billet de l’Elfe, quelqu’un faisait le parallèle entre un enfant et un étranger qui ne serait pas au fait des us et coutumes du pays ou de la famille qui l’accueille. Je trouve ce parallèle tout à fait juste et j’ai l’impression que bien souvent, on fait d’office un procès d’intention aux enfants alors que parfois ils manquent tout bonnement d’informations.

Exemple datant d’il y a quelques mois. J’étais dans un magasin avec Fiston et au moment de passer à la caisse Fiston dit bonjour comme d’habitude mais se met aussi à tirer la langue à la jeune femme qui s’occupait de nous. Elle a eu l’air de plutôt bien le prendre mais j’étais quand même très gênée. Sur le moment, je lui ai juste dit d’arrêter, ce qu’il a fait – mais je ne l’aurais ni puni ni menacé dans le cas contraire. Il a recommencé à une ou deux occasions, même réaction de ma part : « Arrête, ça me gêne. »
C’est bien plus tard que j’ai réalisé que jamais je n’avais dit clairement à Fiston que ce geste était considéré comme impoli. Eh bien oui, entre nous, parfois on s’amuse à faire des grimaces et tirer la langue en fait partie. Comment diable Fiston aurait-il pu deviner tout seul que cela pouvait être mal pris ? J’ai donc expliqué à Fiston que dans notre société, tirer la langue à des inconnus ou des gens qu’on connaît mal, c’était impoli. Que ça pouvait vexer, blesser, ou mettre en colère. Fiston m’a demandé pourquoi. J’étais bien en peine de lui expliquer vu que je n’en sais rien, j’ai juste répondu que cela faisait partie des règles de société qui ne sont pas toujours très compréhensibles ou logiques mais qu’il est important de respecter pour que les relations restent harmonieuses. L’explication partielle lui a suffi : on a établi ensemble une liste de situations dans lesquelles il était possible de tirer la langue sans que ce soit mal pris – avec moi ou son père, avec ses grands-parents, avec des gens qu’il connaît très bien, avec n’importe qui dès lors qu’il s’agit d’un jeu, ce genre de choses ; et pour le reste, il a dit qu’il ne tirerait plus la langue et je n’ai pas eu à le lui rappeler depuis.

Laisser le temps

Un exemple encore plus récent, datant de cette semaine.
J’avais bu un smoothie la veille au soir et j’avais laissé mon verre par terre, près de la table basse du canapé, en oubliant de le remporter dans la cuisine au moment d’aller me coucher.
Le lendemain, au sortir de la douche je retrouve Fiston sur le canapé, en train de manger sa tartine matinale, et le verre est toujours par terre, mais renversé et cassé. Je toise Fiston qui me dit : « Tu n’aurais pas dû le laisser là. »
Certes. L’avait pas tort, l’animal, mais j’attendais quand même autre chose de sa part. Je lui réponds donc que lorsqu’on casse quelque chose, même si effectivement le verre n’avait rien à faire là, on se montre un minimum contrit et ensuite on ramasse les morceaux. J’ajoute perfidement que la journée commence bien, purée, et je vais me préparer mon petit-déjeuner en ruminant l’incident. Ce faisant, je vois du coin de l’œil que Fiston n’a pas bougé : il mange toujours sa tartine, peinard.
Je retiens de justesse une remarque désagréable. Que Fiston ramasse maintenant ou dans 5 minutes, qu’est-ce que ça change ? Le verre était vide : il n’y a rien à nettoyer en urgence. Par contre, s’il ne mange pas sa tartine (grillée) maintenant, elle sera froide voire immangeable d’ici quelques minutes. Et si je mets de côté mes mauvaises foi et humeur, je suis à peu près certaine que Fiston le ramassera, ce verre, sans même un rappel. Simplement, il fera les choses à son rythme.
Je mange donc mon petit-déjeuner, et un rayon de soleil aidant, je me rassérène.

Et bien entendu, dès que Fiston a eu fini sa tartine, il s’est levé du canapé, a ramassé les morceaux (en m’expliquant que pour ne pas se couper il les mettait dans ce qui restait du verre), les a jetés à la poubelle et a fini le travail à la pelle et la balayette, tout ça avec le sourire, et en me disant « désolé pour avoir cassé le verre, maman ». Ce à quoi j’ai répondu que j’essaierais de ne plus laisser traîner de trucs-qui-cassent par terre.

Ménager la susceptibilité

Eh oui, les enfants sont comme les adultes : ils n’aiment pas qu’on les engueule. Quand Fiston fait un truc qui me déplaît, si je (ou n’importe qui d’autre, d’ailleurs) me contente de lui dire de ne pas le faire, surtout si c’est sur un ton revêche, il n’apprécie pas et la probabilité qu’il arrête est proche de zéro.
En revanche, si je lui explique en quoi son comportement est gênant, il y a de fortes chances pour qu’il le modifie de lui-même, sans même que j’aie eu besoin de le lui demander.
Ce qui fait toute la différence entre l’obéissance et la coopération, si l’on y réfléchit bien.

Exemple ancien – Fiston devait avoir dans les 2 ans et demi. Un pote était venu passer la soirée et dormir chez nous. Au moment de lui montrer la chambre d’amis, Fiston est monté avec nous et s’est mis à sauter sur le lit (en chaussettes), tout excité, en refusant de descendre. Je précise qu’en temps normal il avait tout à fait le droit de sauter sur ce lit : il s’agissait de 2 matelas posés au sol, ça ne risquait pas de les abîmer. En l’occurrence, cependant, notre invité allait avoir besoin de calme. Je me suis contentée de demander à Fiston s’il pensait que A. pourrait dormir avec un petit garçon en train de sauter sur son lit : il a rigolé, a dit « non » et est descendu du lit aussitôt en faisant au revoir avec la main.

Prendre en compte le contexte

Ce qui sous-entend aussi de se préparer en amont à éprouver soi-même un certain nombre de frustrations.
2 exemples de ces jours-ci.

Je l’ai dit plus haut, nous sommes très occupés en ce moment avec les finitions de la maison et nous menons une vie assez décousue. Lorsque je suis seule avec Fiston, j’arrive en général à avancer efficacement (par exemple poser 20 ou 30 m2 de parquet en un après-midi), car soit il va s’occuper seul, soit il va m’aider (tracer les traits de coupe, clipser une petite lame pas trop lourde, donner des coups de marteau si besoin…). J’ai de la chance, je le sais bien. En même temps, lorsque la fin de la journée arrive, je suis assez fatiguée, et je sature facilement. Évidemment, c’est le moment où Fiston va se lancer dans les diatribes sans queue ni tête dont il a le secret, ou dans des répétitions horripilantes (à mes oreilles en tout cas). Ce ne sont que des sons, même pas agressifs, même pas hyper sonores, juste que ça a tendance à me mettre le cerveau en vrille. Ou alors une flopée de questions, dont parfois je sais pertinemment qu’il connaît les réponses.
Là, pour le coup, j’essaye de prendre sur moi, oui, et de « souffrir » en silence. Je sens bien que Fiston a besoin de se défouler, je n’ai pas été super dispo pour lui toute la journée, il compense.
Pourtant, même dans ce genre de cas, on peut trouver des compromis pour ne pas dépasser mes limites. L’autre jour, il s’était lancé dans un marathon de sa version personnelle de « caca boudin », et je ne supportais plus d’entendre ça après la 300e occurrence de la journée. Après m’être énervée bêtement (au lieu de prendre les devants), j’ai fini par lui expliquer que je saturais, que je n’en pouvais plus, que c’était trop. Il m’a proposé de ne plus le dire qu’une seule fois par jour à partir de maintenant.
(Ouais, je sais, il est vraiment adorable)
Je l’ai remercié, mais je lui ai dit que ça risquait d’être difficile pour lui, vu comment il adorait dire ça en ce moment, et que je comprenais bien qu’il ait besoin de faire le fou de temps en temps. On a fini par arriver à un arrangement : il dit son truc jusqu’à ce que moi ou son père en ayons marre, et ensuite c’est fini pour le reste de la journée.
En fait, ce qui se passe depuis, c’est que chaque fois qu’il a envie de le dire, il me demande d’abord s’il peut, si je n’en ai pas encore marre. La conséquence, pour le moment, c’est qu’il le dit moins et que je le supporte mieux, que ce soit parce qu’il me prévient, parce qu’il prend en compte mon ressenti, ou parce que la fréquence a diminué. Bilan, je ne m’énerve plus, c’est tout bénéf pour lui comme pour moi.

Deuxième exemple, quand Fiston est avec d’autres enfants. Je ne regrette pas le temps où Fiston était assez sauvage avec les enfants, mais il est clair qu’il est beaucoup plus raisonnable lorqu’il est tout seul que lorsqu’il est dans un groupe. Effet d’entraînement, tout ça (c’est d’ailleurs valable pour les adultes aussi en règle générale). Quand on s’amuse tellement, ce que les rabat-joie peuvent bien dire, on s’en fiche pas mal. C’est normal et compréhensible ; pour le coup, à part rappeler ou établir certaines règles en amont et lâcher du lest sur ce qui n’est pas vraiment essentiel, je ne vois pas trop ce qu’on peut faire sans que ça dégénère d’un côté ou de l’autre, surtout dans un contexte où les adultes sont peu disponibles voire énervés lorsque tout ne se déroule pas comme prévu question travaux.

Intervenir

Eh oui, non-violence ne veut pas dire que nous ne pouvons pas empêcher physiquement un enfant de faire quelque chose.
Si le dialogue échoue pour une raison ou une autre (ou s’il n’y a pas le temps), ce n’est pas parce que je ne pratique ni les tapes ni les punitions que je vais laisser Fiston courir au milieu de la rue ou embêter les chats ou taper quelqu’un ou abîmer quelque chose (liste non exhaustive). S’il le faut, je le tiens, je le retiens, je l’éloigne. Idéalement, avec calme et fermeté, en l’écoutant s’il en a besoin, en manifestant éventuellement mon énervement/ma peur/ma désapprobation/… mais sans lui faire mal, sans l’humilier, et en le lâchant dès qu’il a recouvré son sang-froid ou que le danger est passé.
Idéalement. ^^

Voilà qui conclut ce tour de pistes.

J’en profite pour signaler que le 30 avril aura lieu la 10e édition de la journée de la non-violence éducative organisée par la maison de l’enfant. Cette année, le thème proposé est : « La non-violence avec nos enfants : partageons trois astuces qui ont changé notre vie de famille. »
Alors à vos astuces ! 🙂

T’es pas contente, maman ?

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Il y a quelques mois, souvenez-vous, Fiston s’amusait à recenser tout ce qui nous rendait content ou pas content.
C’est passé (ouf ^^).
Par contre, en ce moment, il prend manifestement mon état de (mé)contentement pour un indicateur quasi absolu de ce qu’il peut ou ne peut pas faire. Ce qui est très difficile pour moi, car cela me met dans une position de toute-puissance que je n’aime pas du tout (la plupart du temps il suffit que je dise, même calmement, que je ne suis pas contente et Fiston fond en larmes), et surtout, dur-dur de ne pas tomber dans le chantage avec ce pouvoir-là (si tu ne fais pas ce que je dis, je ne serai pas contente – et donc tu vas pleurer).

Pour rappel, je ne souhaite pas que Fiston obéisse. Je souhaite qu’il coopère, comme nous tous. En temps normal, quand il ne coopère pas, pour des raisons x ou y, cela peut effectivement me rendre mécontente. C’est mon droit (m… alors ! ai-je parfois envie d’ajouter), mais si je m’attends à ce que mon mécontentement soit bel et bien pris en compte par Fiston dans ses décisions, je ne veux certainement pas qu’il devienne le seul élément qui importe.

Et pourtant, il y a quelques semaines, je me suis rendu compte que lorsque Fiston faisait quelque chose qui me déplaisait vraiment (embêter exprès les chats ou son père, par exemple), je perdais ma bonne humeur sans préavis, ce que Fiston repérait aussitôt. Il me demandait alors « T’es pas contente, là ? », je répondais que non, je n’étais pas contente, et je me retrouvais avec un petit garçon en larmes, un Barbu ou un chat de mauvais poil(s) et un mécontentement dont je ne savais pas trop quoi faire.

Je m’en suis rendu compte parce que Fiston me l’a fait remarquer. Au cours de la discussion qui a suivi l’un de ces épisodes, il m’a dit qu’il aimerait bien que je dise non tout en restant contente. En gros. On a un peu affiné tous les 2, je lui ai dit que j’allais essayer, quand je le voyais faire quelque chose qui ne me plaisait pas, de rester zen en lui disant non et en lui expliquant pourquoi je n’aimais pas qu’il fasse ça. Mais sans être « pas contente » d’office. Je lui ai précisé aussi que j’avais quand même le droit de ne pas être contente de ses agissements par moment, mais que ce n’était pas censé être le baromètre de son humeur à lui.

Depuis, je mets en pratique : j’y arrive plutôt bien. Il y a eu peut-être 2 ou 3 fois où je n’ai pas pu me tenir à ce qu’on avait décidé parce qu’il a agi trop rapidement pour que je puisse dire stop ou prévenir un geste vraiment violent. Le reste du temps, cela ne l’empêche certes pas de me demander si je suis contente ou pas, parfois toutes les 5 minutes, mais il n’y a quasiment plus eu de crises. À noter également qu’il m’écoute mieux quand je dis non sans mécontentement, je trouve, donc tout le monde y trouve son compte.

Et j’en suis d’autant plus heureuse qu’il s’agit de notre première « résolution de conflit » 100% initiée et résolue par Fiston. 🙂