Archives de Tag: documentaire

Documentaire – Être et devenir

Par défaut

Ce blog est un peu laissé en jachère ces temps-ci, par manque de temps. On y reviendra. Sachez, pour ceux qui nous suivent, que les chats sont toujours vautrés, les enfants toujours non-scolarisés, que les sujets abordés sur ce blog nous (pré)occupent toujours et que ce n’est pas près de s’arrêter – et que cela fait maintenant un an que nous sommes installés dans notre maison.

Cet après-midi, Naë et moi sommes allés à Paris voir un documentaire qui agite beaucoup le milieu non-sco ces jours-ci (positivement, pour une fois) : Être et devenir, par Clara Bellar.

Voici déjà l’affiche :

affiche_etre_et_devenir

et le synopsis :

Être et devenir propose, pour la première fois sur grand écran, des récits d’expériences et des rencontres qui explorent le choix de ne pas scolariser ses enfants, de leur faire confiance et de les laisser apprendre librement ce qui les passionne.

Le chemin de découverte de la réalisatrice nous emmène à travers quatre pays, les États-Unis, l’Allemagne (où il est illégal de ne pas aller l’école), la France et l’Angleterre. Ce film est une quête de vérité sur le désir inné d’apprendre.  (99 minutes)

Le site mis en lien plus haut propose aussi la bande annonce, une revue de presse, le détail des séances en France, une liste de ressources sur le sujet, etc.

Le synopsis parle de chemin de découverte. Effectivement, pour situer le contexte, Clara et son mari vivaient entre 3 pays, et quand leur premier enfant est né, ils ont cru qu’ils seraient obligés de choisir un pays quand il aurait l’âge de rentrer à l’école. Puis ils ont découvert que non, peut-être pas, qu’il y avait une autre voie. Ils ont d’abord été surpris voire choqués, puis intéressés et curieux, même si un peu sceptiques, puis conquis après être allés voir de nombreuses familles dans 4 pays, familles dont, pour la plupart, les enfants n’étaient jamais allés à l’école. Le documentaire retrace leur parcours.

J’avais très envie de voir ce film, bien évidemment, surtout après avoir vu passer de nombreuses réactions enthousiastes sur les listes de discussion que je fréquente. Sa sortie en salle est très confidentielle pour le moment, seulement quelques salles en France qui proposent pour certaines un débat après le film. C’était le cas du cinéma où nous sommes allées aujourd’hui : débat en présence de Clara, de son mari et de Catherine Dolto.

Passons au documentaire en lui-même.

L’intro est un peu particulière et peut refroidir. On y voit Clara poser enceinte devant un photographe : moi qui ai du mal avec les séances photo en général, j’étais très mal à l’aise pendant tout ce passage, mais surtout je me demandais un peu ce que ça venait faire là. Naë, qui n’a pas du tout le même ressenti que moi vis-à-vis des séances photos, n’a pas vraiment compris non plus le rapport avec la suite.

Mais tout le reste est vraiment extraordinaire. On était une petite quarantaine dans la salle, je dirais, Naë et moi-même, bien qu’étant déjà plus que convaincues puisque Fiston et Loulou, qui ont respectivement presque 6 ans et 4,5 ans, n’ont jamais mis les pieds à l’école et qu’on fait de l’informel, nous avons eu les larmes aux yeux – voire un peu plus – un paquet de fois.
Des moments très drôles (ah, la tarte ^^), des moments poignants : un film très émouvant, qui devrait être sponsorisé par un fabricant de mouchoirs, parce qu’au cours du débat qui a suivi il y avait aussi un paquet de gens qui étaient super émus, qui tremblaient littéralement, qui pleuraient presque. Y compris la réalisatrice, d’ailleurs, à certains moments.

Je pense que c’est vraiment un magnifique documentaire à voir absolument, qu’on ait des enfants scolarisés ou non. Même si on n’a pas d’enfants et qu’on ne prévoit pas d’en avoir, d’ailleurs. Mais, si possible, avec un débat derrière pour avoir une vision plus large de l’instruction informelle. De n’avoir toujours choisi que des cadres vraiment beaux pour filmer les familles, souvent des jardins publics, de n’avoir filmé aussi que des familles avec père-mère et fratrie peut donner l’impression que les apprentissages autonomes sont réservés en priorité aux gens proches de la nature, voire bobos, en couple, et avec plusieurs enfants. Alors qu’il y a aussi des parents solos dans des petits appartements parisiens, des enfants uniques (coucou !). Certains spectateurs, à la fin du film, avaient aussi eu l’impression que les parents non sco étaient pour la grande majorité enseignants. Dans le documentaire, oui, mais ce n’est pas forcément représentatif de la réalité : même s’il y a effectivement une bonne part d’enseignants, c’est loin d’être la majorité.

Donc le débat est important pour recadrer les choses. Comme je le disais plus haut, il s’agit d’un documentaire que Clara et son mari ont réalisé quand eux-mêmes découvraient la possibilité d’IEF et n’étaient pas encore convaincus du bien-fondé ou de la faisabilité de la chose, donc je pense qu’ils se sont peut-être un chouia focalisé sur des gens qui avaient des points communs avec eux : beaucoup voyagent (Clara vit entre 3 pays), l’accent est beaucoup mis sur le côté artistique (Clara est actrice et chanteuse, son mari est metteur en scène), etc.

Pour conclure, ce film ouvre le débat, mais ne prétend pas du tout à l’exhaustivité, il dit juste : regardez, c’est possible, et voyez comme ça peut être formidable.
Et les gens en ressortent vraiment secoués (dans le bon sens du terme). Merci, Clara, pour avoir fait ce film.
Il y avait même aujourd’hui dans la salle une femme qui venait à toutes les séances, et franchement je la comprends : il y aurait des séances à côté de chez moi, je ne me contenterais pas d’une non plus.

Justement, j’attendais d’avoir vu le film pour bouger (je n’aime pas parler de choses que je n’ai pas vues) : maintenant je suis très motivée pour en parler autour de moi et essayer de convaincre la salle de ciné du patelin voisin de le programmer.

Appel

J’en profite pour lancer un appel à ceux et celles qui sont en région parisienne et qui auraient envie de voir ce film : le cinéma St André des Arts (dans le 6e) a programmé 3 séances supplémentaires à des horaires un peu + pratiques (jusque-là c’était 13h, en semaine c’est moyen), et en fonction du monde qu’il y aura dimanche à 17h40, ils décideront de programmer ou non des séances supplémentaires. Alors, si vous avez envie de le voir et que vous êtes dans le coin, allez-y ce dimanche si vous pouvez !

Pour les autres, vous pouvez également soutenir la sortie en salle de Ếtre et devenir en commandant le DVD actuellement en souscription.

Documentaire Arte : la table verte de Michael Hoffmann – avec Patrik Baboumian

Par défaut

Michael Hoffmann doit relever un défi de taille : rassasier cet athlète d’origine iranienne qui engloutit quotidiennement jusqu’à 7 000 calories ! Dans la cuisine de la mère de l’invité, tous deux préparent un ragout de légumes d’hiver aux saveurs orientales et aux fruits secs, accompagné d’une crème de pois chiches qui apportera les protéines indispensables à notre sportif. Le chef étoilé nous présentera également l’une de ses spécialités : les oignons confits.

Petite précision : Patrik Baboumian est un athlète de très haut niveau, « l’homme le plus fort d’Allemagne 2011 », végétarien depuis 2005 et maintenant végétalien. Le repas préparé pour lui dans ce documentaire est donc un repas 100% végétal.
Michael Hoffmann n’est pas végé, d’après ce que j’ai compris, mais préfère cuisiner les végétaux, surtout ceux provenant de son immense potager.

Documentaire disponible pour quelques jours ici.

Documentaire Arte – la biodiversité menacée : quelles solutions pour demain ?

Par défaut

Espèces en voie de disparition, écosystèmes malades, atteintes irréversibles à l’environnement : face à ce scénario catastrophe et au risque de la destruction du monde naturel sous les effets de la pollution et du changement climatique, un consensus a vu le jour sur la nécessité de « conserver la nature ». Que cache ce mot d’ordre ? Quels sont les intérêts en jeu ? Quelles visions du monde s’y révèlent ? De la théorie des hot spots (ces zones où se concentrent quantité d’espèces menacées) élaborée par un chercheur d’Oxford, à l’expédition « La planète revisitée » réunissant botanistes et autres naturalistes dans la forêt tropicale sèche du Mozambique, d’un projet de développement durable à Madagascar à l’évolution du parc naturel Kruger en Afrique du Sud (l’une des premières grandes réserves animalières fondées en Afrique dans les années 1920), La biodiversité menacée nous plonge au coeur de la planète en danger, exposant avec objectivité les mérites, les limites et les effets pervers des différentes solutions envisagées pour protéger la biodiversité. Entre scientifiques, écologistes, militants d’ONG, bailleurs de fonds et responsables gouvernementaux, il donne la parole aux pionniers de la « conservation de la nature » dans le monde entier, témoignant d’expériences majeures et de découvertes insoupçonnées – sans éviter les questions qui fâchent : « L’environnement, c’est ce que vous n’avez pas encore détruit, et c’est ça que vous voulez protéger ! », rappelle ainsi un universitaire africain à l’un de ses collègues occidentaux.

Documentaire disponible pour quelques jours ici.

Documentaire Arte : la malédiction du plastique

Par défaut

Villes et campagnes, montagnes et déserts, rivières et fonds sous-marins : les déchets de plastique ont tout envahi. Alors que ce matériau n’existe que depuis un siècle, il polluera encore notre environnement dans plusieurs milliers d’années. Le constat est alarmant, mais une prise de conscience commence à se faire à l’échelle mondiale. Non seulement il importe de fabriquer moins d’objets, contenants et emballages en plastique, mais leur recyclage pourrait être amélioré. Des entreprises proposent désormais des solutions alternatives. Les stylistes s’y mettent et proposent des éléments de décoration, des robes et des accessoires en plastique recyclé ! Il serait aussi possible de fabriquer des matériaux ayant les mêmes vertus que le plastique mais biodégradables, en utilisant des végétaux. Du bioplastique, en quelque sorte. Un passionnant périple où alternent images choc (le garbage patch dans l’océan Pacifique, les décharges indiennes à ciel ouvert, les plages de Hawaii…) et paroles d’experts.

Documentaire disponible pour quelques jours ici.

Documentaire : Adieu veau, vache, cochon, couvée

Par défaut

Un documentaire de Béatrice Limare
Une production Cinétévé, avec la participation de France Télévisions, de la RTS et du CNC

Il n’y a pas si longtemps, la viande était un aliment rare et exceptionnel. Comme le sont encore aujourd’hui le caviar et la langouste, comme ne le sont déjà plus le saumon fumé ou les fraises en hiver !
Aujourd’hui, la viande s’est banalisée. Plus accessible, pré-conditionnée, surgelée, sur tous les étals, elle s’est transformée en quelques dizaines d’années en un produit omniprésent, un produit de grande consommation.
Pour être produite en quantités suffisantes la viande a nécessité une révolution profonde de l’élevage. De traditionnel, il est devenu intensif et industriel. Avec des contraintes de rendement telles que beaucoup d’élevages sont devenus de simples usines. Des éleveurs aveuglés par la productivité qui en arrivent à oublier les animaux et ne voient plus que des protéines sur pattes. Des usines qui confinent les animaux dans des chaînes de production de composants nécessaires à l’industrie agroalimentaire. Mais ces usines, soumises à un système industriel lié aux impératifs du marché, sont devenues pour beaucoup d’animaux une immense fabrique de souffrance. Ces usines à viande mettent en œuvre toutes les techniques, tous les moyens les plus efficaces, les plus rentables pour produire les animaux nécessaires à notre immense appétit de viande. Mais à quel prix ?

Documentaire visible (pour combien de temps, je l’ignore) ici.

Documentaire Arte : Du poison dans nos vêtements

Par défaut

Rita Lemoine ne se doutait pas que ses chausssures neuves contenaient du diméthylfumarate, fongicide qui lui a provoqué une réaction cutanée spectaculaire et des paralysies musculaires. Depuis 2009, ce produit est interdit dans l’UE, mais de nombreux objets importés, notamment de Chine, échappent aux contrôles. Si en Asie, le chrome, les pigments et le chlore font toujours autant de victimes dans les tanneries, les travailleurs européens du textile ne sont pas non plus épargnés. Ainsi Frauke Driessen, qui a repassé pendant dix ans des jeans pour une grande marque de vêtements, est tombée malade suite à la présence dans son sang de dichlorométhane, substance cancérigène également présente dans son usine…

Documentaire disponible pour quelques jours ici.

Documentaire Arte : Vers un crash alimentaire

Par défaut

La récente flambée des prix agricoles a été un coup de semonce : jamais le monde n’avait affronté une crise alimentaire d’une telle ampleur. Mais comme le montre l’enquête d’Yves Billy et Richard Prost, les difficultés ne font que commencer. Les stocks mondiaux de céréales baissent depuis huit années consécutives et n’assurent plus à la population mondiale qu’une avance de vingt jours d’alimentation, bien en deçà du niveau officiel de sécurité fixé à soixante-dix jours. Aujourd’hui, rappellent-ils, 925 millions de personnes souffrent de la faim sur la planète et leur nombre croît de plus en plus vite. À la hausse du prix des matières premières, à la raréfaction de l’eau et des surfaces arables et aux ravages causés par les dérèglements climatiques se sont ajoutés deux phénomènes ré-cents : au moment même où la demande chinoise en céréales s’accélérait brutalement, les biocarburants ont commencé à redessiner la carte de l’agriculture mondiale. Par exemple, la production américaine d’éthanol à base de maïs, qui engloutit le tiers des récoltes du pays, devrait passer de 80 millions de tonnes en 2007 à 120 millions cette année. Quant au productivisme agricole, qui en un demi-siècle a épuisé les sols et pollué l’environnement, il a atteint ses limites. Tout comme le dogme néolibéral, qui a poussé les pays du Sud à tout miser sur des cultures d’exportation, mettant la survie des populations locales à la merci des cours mondiaux.

Documentaire disponible pour quelques jours ici.

Documentaire Arte : la pilule et moi

Par défaut

Il n’est pas rare aujourd’hui que des adolescentes de 14 à 18 ans prennent la pilule en Allemagne. Pas forcément pour avoir une vie sexuelle épanouie et sans risques, mais parce qu’elles tablent sur des effets secondaires des pilules de troisième et quatrième générations : perdre du poids, avoir de plus beaux seins, lutter contre l’acné, réduire les douleurs prémenstruelles. L’industrie pharmaceutique a su profiter de ces avantages réels ou supposés pour attirer les jeunes filles vers ce type de consommation. Or, nombre d’entre elles ne sont pas suffisamment informées des risques, notamment dans le cas des pilules de quatrième génération à base de drospirénone, qui augmentent les risques de thrombose vasculaire.
La réalisatrice a suivi un groupe de jeunes filles dans leur vie quotidienne et leurs loisirs ainsi que lors de séances d’information sur la contraception. Certaines adorent mettre leur plaquette dans de jolis étuis décorés. Mais leur façon décontractée d’aborder cette problématique amène le professeur Glaeske de l’université de Brême à se demander si la promotion de la pilule contraceptive par les grands groupes pharmaceutiques ne vise pas à faire absorber de plus en plus de médicaments à la population.

Documentaire disponible pour quelques jours ici.

La mort est dans le pré

Par défaut

Un agriculteur de 47 ans, atteint d’un cancer, s’exprime : «Quand on découvrira toute la vérité sur les dangers des pesticides, ce sera un scandale pire que celui du sang contaminé». Des centaines d’agriculteurs sont victimes des produits phytosanitaires.

Le documentaire sur les pesticides, diffusé hier sur France 2, est visible ici pour quelques jours.

Documentaire : Aluminium, notre poison quotidien

Par défaut

Ce documentaire, diffusé hier sur la 5, est visible ici pendant quelques jours.

L’aluminium envahit discrètement le quotidien. Il est pourtant toxique. Agent levant dans les pains et les viennoiseries, conservateur dans les charcuteries et les plats préparés, antiagglomérant dans le sel ou pour les crèmes cosmétiques, colorant dans les confiseries, …
Miam ! 😐