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Mini-habitat groupé – au jour le jour : les maçons se suivent, les lapins se ressemblent

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Après déjà quelques vagues promesses non tenues, ça devait recommencer aujourd’hui au plus tard. Pelleteuse sur le terrain jeudi, et chantier repris entre jeudi et aujourd’hui.

Promis.
Pas d’entourloupe.
Ne vous inquiétez pas.
Démarrage sans délai.
Pas de soucis.

Ça, c’était notre architecte – juste avant de partir en vacances.
Et, bien évidemment, aujourd’hui, à part les insectes et les araignées, il n’y avait toujours rien ni personne sur le chantier.

Recherchons maçon compétent, rapide et fiable, et / ou désenvoûteur. Urgent.

Mini-habitat groupé – au jour le jour : 1 maçon, 2 maçons

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Après plus d’un mois et demi de chantier bloqué, et quelques crises de nerfs et pétages de plomb dans les oreilles de notre architecte, nous changeons de maçon. Au grand soulagement de tout le monde, y compris de maçon n°1 qui ne savait plus quoi faire de ce terrain (pas terrible il est vrai) dans les conditions météo actuelles (archi-pourries il est vrai) et s’embourbait au propre comme au figuré. Il s’est montré soulagé et fair play. Malgré notre insistance à lui payer ce que nous lui devions, il nous fait cadeau de tout : les 2 jours de boulot sur le terrain, les plans d’exécution, les plans béton… Il reprend seulement une partie du matos.

Maçon n°2 est déjà trouvé et dans les starting blocks. Gros avantage supplémentaire pour nous : il travaille tout le mois d’août, alors que l’autre fermait 3 semaines.
Avec un peu de chance, nous allons pouvoir rattraper un chouia le retard accumulé. J’ai dit « un chouia » : nous ne croyons plus vraiment à un emménagement pour 2012, même si le beau temps de ces derniers jours se maintient. Mais 3 semaines, c’est toujours bon à prendre.

Rembobinage arrière : nous en sommes, pour ce projet, à 2 architectes, 3 notaires et maintenant 2 maçons. On va essayer de s’arrêter là…

La suite, c’est là.

La pluie et le beau temps

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Chantier : il pleut tous les jours, et ce matin c’était le déluge. Le chantier n’est pas près de reprendre, et du coup nous changeons de projet : nous sommes maintenant les heureux propriétaires d’une piscine naturelle en cours de remplissage.
On va juste construire une cabane pour ranger les maillots de bain. ^^

Remarquez que ça n’entame pas le moral de tout le monde. Est-ce à force de voir passer les trains que Fiston nous joue les sémaphores en riant aux éclats ?

Ou alors peut-être est-ce la joie de voir que nos petits plants de fraisiers des bois, transplantés de chez nous au jardin de la petite maison, commencent à porter leurs fruits.

En attendant une éclaircie durable, j’avais envie de parler de mensonges.

J’ai déjà parlé des plaisanteries et secrets de Fiston. À noter que depuis la discussion dont je parlais dans ce billet, Fiston continue à faire attention à ne pas en abuser, sans qu’on ait eu besoin de lui rappeler.

(D’ailleurs, en règle générale, je trouve qu’on vit une super chouette période avec Fiston depuis quelques mois : il est un petit compagnon extrêmement agréable, joyeux, inventif, attentionné, plein d’énergie, qui nous épuise toujours autant de questions (quand on lui dit que là, on n’en peut plus et qu’on fait grève, il répond « alors je vais garder mes questions pour demain ! »), mais c’est vraiment l’éclate 99,9% du temps. Et je trouve qu’il grandit à toute allure en ce moment.)

L’autre jour, pourtant, il m’a clairement menti, tout aussi clairement parce que mon attitude envers lui ne lui avait pas plu (à raison).
Contexte : j’étais énervée. Je ne vais pas expliquer pourquoi car ce n’est pas le sujet, mais toujours est-il qu’après toute une journée à être sous pression à cause d’un truc sans aucun rapport avec Fiston, la soupape avait lâché un peu plus fort que prévu et c’était Fiston qui se l’était prise dans la tronche. Oh, pas non plus très fort : bien des gens ne comprendraient même pas qu’un enfant puisse ressentir un sentiment d’injustice pour ça. Mais je lui avais parlé sèchement, en sortant de la pièce avant même d’avoir fini (parce que je me rendais compte que je passais mes nerfs sur lui), et sans le regarder. Le sujet de la conversation était son tracteur, qu’il avait laissé dans un tas de sable sur le chantier, et je lui disais d’aller le récupérer. Il avait répondu en rigolant : « C’est pas moi qui vais le faire », et vlan, il s’était pris ma mauvaise humeur en pleine poire, et que je t’explique bien que ton tracteur va être pété quand les ouvriers reviendront travailler et qu’on n’en rachètera pas d’autre, etc. En temps normal je lui aurais juste dit gentiment que le tracteur risquait de s’abîmer ou d’être perdu s’il n’allait pas le chercher avant qu’on reparte, point. Fiston n’ayant jamais demandé à ce qu’on rachète un jouet cassé ou perdu, mon couplet sur le non-remplacement du tracteur était particulièrement gratuit.
Fiston n’a rien dit. Je l’ai vu mettre ses chaussures, sortir de la maison pour aller chercher son tracteur, et revenir. J’étais quant à moi partie m’isoler un peu au fond du terrain, je l’ai entendu m’appeler mais je n’ai pas répondu, et 5 minutes plus tard, le Barbu et lui me retrouvaient.
Regard noir de Fiston. Toujours énervée mais voulant faire un effort, je lui demande s’il a trouvé son tracteur. Nouveau regard noir : « Non. » Je lui demande : « C’est une plaisanterie ? », il me redit « Non. » Et là le Barbu s’étonne, car Fiston l’a bel et bien rapporté, ce tracteur. Fiston se tait, moi aussi, et je m’éloigne à nouveau en ruminant mon énervement. J’entends Fiston demander au Barbu « La colère de maman, elle va bientôt passer ? ». Je n’écoute pas la réponse, et rentre écouter de la musique pour me calmer.
Fiston me rejoint 10 minutes plus tard, et même si en apparence nous allons mieux tous les 2, je sens bien qu’il est tendu. Il ne tient pas en place, son rire n’est pas joyeux. Comme dirait Coluche, « c’est les nerfs ! ». Je lui demande ce qu’il a, il me dit « Je sais pas. Je veux pas te dire. » Sans aborder le sujet du tracteur, je le prends dans mes bras, toujours tendu comme un élastique prêt à se rompre : « Eh bien moi j’ai quelque chose à te dire : je suis désolée d’avoir été désagréable tout à l’heure. J’étais énervée, mais tu n’y étais pour rien, et je t’ai parlé sèchement. Je suis désolée. »
Je sens son corps se relâcher d’un seul coup. Il demande des précisions, bien entendu, période des « pourquoi ? » oblige, mais ça y est, c’est passé, pardonné, oublié, l’orage s’éloigne, place au soleil.

Cette histoire de tracteur, c’était une broutille, on est bien d’accord. Mais j’ai trouvé cela intéressant. Quand Fiston me répondait « Non », cela voulait dire en fait : « Non, je n’ai pas envie de te dire que je l’ai retrouvé. Pas à toi, pas maintenant. »
Apparemment, pour Fiston, la vérité, ça se mérite. ^^

Mini-habitat groupé – au jour le jour : J2

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Les travaux continuent. 🙂

Même le week-end, il y a un petit ouvrier qui travaille sans relâche.

Il faut dire que pour Fiston, cet endroit est un vrai paradis. D’ailleurs il veut y habiter tout le temps, et depuis que les travaux ont commencé, il a des fous-rires tous les soirs au moment de se coucher.
C’est quand même vachement plus intéressant que d’aller à l’école, non ? ^^

La suite, c’est là.

En vrac…

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Petite maison : on attendait toujours l’accord du juge concernant le compromis signé début décembre, j’ai appris hier que le notaire l’avait sur son bureau depuis déjà 1 mois, mais il n’avait pas jugé utile de nous en faire part…

Future maison : on est toujours dans les devis, ça baisse. Mais pas très vite et pas autant qu’on aurait voulu.

(Pour ce qui concerne le projet, la suite, c’est là.)

Fiston : on continue les démontages, une de ses voitures trône les moteurs à l’air depuis quelques jours. Sur la photo en haut à droite, on peut voir une voiture rouge avec une télécommande : c’est le même modèle que celle qui est ouverte.

Pour la plus grande joie de Fiston, nous avons fait des expériences avec des bougies. La plus rigolote est celle de la bougie qui se balance. Les premiers essais n’ont pas été concluants car les bougies étaient trop petites (bougies d’anniversaire), mais avec une grande, ça balance, ça balance !

Et enfin, aujourd’hui Fiston a reçu une balance 🙂
Il a passé une bonne partie de l’après-midi à peser plein de choses. À sa façon. D’après lui, certains de ses jouets font plusieurs tonnes. ^^
Sur la photo, il s’amuse à équilibrer les plateaux avec des perles à repasser.

Mini-habitat groupé – au jour le jour : compromis (con dû)

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Ça y est, le Barbu et moi avons fait une nouvelle proposition pour l’autre partie du terrain avec la petite maison, que la tutelle a acceptée, et nous avons signé le compromis cet après-midi chez le notaire. Compromis que le juge des tutelles doit encore valider (ah, l’administration…).
De notre côté, plus qu’à courir les banques pour trouver les taux les plus intéressants en ces temps de grande frilosité. ^^

Pour ce qui est de notre future-maison-à-tous-les-6, nous planchons sur les derniers détails du plan électrique. Les fondations et la chape, ce sera pour après l’hiver, nous n’avons pas envie de risquer des problèmes dus à une chape qui aurait gelé, tout ça pour gagner quelques mois parce qu’on n’en peut plus d’attendre. Mais la décision de reporter le démarrage du chantier a été dure à prendre, croyez-moi.
Dès que tout est carré, nous lançons la préfabrication de la partie en bois, ce qui prend à peu près 2 mois. On ne perd donc pas autant de temps qu’on aurait pu le croire en retardant le début des travaux sur le terrain.
On se console comme on peut !

La suite, c’est là.