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Sauvetage (par Fiston)

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C’est des animaux dans un zoo.

Il y a un cheval et un rhinocéros qui ont été amenés dans un pré (ils sont sauvés du zoo) : le rhinocéros avec un 4×4 jaune, et le cheval avec un 4×4 rouge.

sauvetage_animaux_playmo_1Ensuite, Petit Tracteur Vert a amené un arbre, et ensuite Élance-Vitesse* a apporté l’herbe pour planter l’arbre et une mare. Et Très-Joli** avec Petit Tracteur Vert, ils ont apporté des bottes de foin pour l’hiver.

Ensuite Petit Tracteur Vert s’était ensablé dans une flaque mais comme Élance-Vitesse, il a une chaîne, il a pu le sortir de là.

Ensuite ils ont amenés tous les oiseaux : les poules, les coqs, les canards, les oies, et ensuite Élance-Vitesse a apporté des fleurs à mettre sur l’arbre parce que tous les animaux ont besoin de fleurs.

Et voilà, ils vivent heureux maintenant !

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* Élance-Vitesse : Tracteur rouge à gauche de Petit Tracteur Vert sur la première photo

** Très-Joli : Tracteur vert encore plus petit que Petit Tracteur Vert, ne figure pas sur les photos

Des animaux, des enfants et des hommes – 3 : M comme Manifeste, M comme Moitié (l’autre)

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Un grand merci à Karine, du blog Une sorcière comme les autres, de m’avoir fait découvrir ce texte remarquable que je partage ici à mon tour (source : Les Cahiers antispécistes, n°22).

L’autre moitié
Manifeste de Loen
(collectif)

Nous tous les animaux

avons le don magique de sentir que nous existons.

Les cailloux et les trains, les tubercules et les fruits, ne savent rien de la douceur de l’air et de la caresse de l’eau, ni n’éprouvent l’émotion de se frotter les uns aux autres.

Mais pour nous, les animaux, la vie peut être belle.

Ce sera bientôt notre fête ?

Les guirlandes sont prêtes, et les couteaux, les cages, les gourdins, les cadeaux. Bientôt on goûtera plus fort qu’à l’habitude la joie d’être réunis. Bientôt pleuvront les coups plus fort qu’à l’habitude. Et les « paix sur la terre » et les « vœux de bonheur » vogueront tranquillement sur une mer de sang plus large qu’à l’habitude.

Beaucoup des animaux iront au grand festin : les vivants autour de la table et les morts posés au milieu. Car le monde, dit-on, est fait de deux moitiés, l’une née pour régner et l’autre pour périr.

Joyeux Noël, pour qui ?

Il y aura des sapins, des gentils Pères Noëls, des crèches avec un bœuf et un petit enfant. Le bœuf ne humera ni sapins ni paille. Il aura le souffle rauque de la bête qui s’affale ; la vie s’échappera par sa gorge tranchée ; ensuite les Pères Noël partageront sa dépouille avec les petits enfants.

Pour qui, la bonne année ?

Bientôt la Saint Sylvestre, la nuit des bons vivants aux ventres de cimetière.

Porcelets qu’on ampute de la queue et des dents, veaux traînés à genoux vers le dernier voyage, vous tous les mutilés, les emprisonnés, les asphyxiés, les gavés, les électrocutés, les éventrés, à quoi bon vous débattre ? Les bons vivants à la voix mélodieuse couvrent déjà vos cris. Ils parlent de terroir et de nappes à carreaux, chantent les bonnes mains calleuses (qui tiennent les tenailles, les embucs, les filets), et le talent immense d’exciter les papilles en cuisinant des morts. Ou tu parles comme eux ou tu es un peine-à-jouir. Pour être de la famille, il faut organiser…

…la communion dans le sang !

Noël ou Nouvel an sans dinde, sans foie gras, sans saumon, sans homard, sans huîtres, sans gibier, sans mousse de canard, sans langouste, sans boudin blanc, sans caviar… il manquerait l’essentiel ! Avoir des invités et n’offrir point de viande, cela ne se fait pas. Voyons ce sont nos hôtes, il faut leur faire honneur, leur prouver notre estime, se montrer accueillants !

Macabre communion au prix d’un sacrifice. Vois combien je t’honore, j’ai immolé pour toi des victimes sans compter. Tu es bien mon égal, tu es digne comme moi de moissonner les vies de ceux de l’autre moitié.

En ces temps généreux, les plus pauvres des élus ne seront pas oubliés. Aux réveillons humanitaires, eux aussi recevront leur rondelle de foie gras. Puis on les renverra se geler dans les rues, tout oints de dignité.

Et moi, je me mets où ?

Moi qui n’ai ni plumes, ni fourrure, ni écailles, je suis par ma figure de la race des saigneurs. Comme je voulais leur plaire, qu’ils m’acceptent parmi eux, j’ai fait mine de croire la fable des deux moitiés. Je savais tout comme eux savourer le goût du meurtre et rire grassement des cadavres exquis. Mais c’est trop cher payer ma place parmi les leurs.

J’aimerais encore qu’ils m’aiment et pouvoir les aimer, mais je vois trop clairement qu’ils écrasent de sang froid ceux de l’autre moitié, qui sont aussi les miens. Plus jamais je ne serai du côté des bourreaux. Le jour du grand festin, s’il n’y a que deux camps, je choisis l’autre côté.

Éventrez-moi vivante comme les autres esturgeonnes. Explosez-moi le foie comme aux autres canards. Arrachez mes testicules comme aux autres chapons. Ecartelez-moi comme les autres grenouilles. Ébouillantez-moi comme les autres homards. Que vos dents souriantes mettent ma chair en lambeaux comme celle des autres dindes, veaux, chevreuils et saumons.

Faut-il vraiment choisir entre le pire et le pire ? Rejoindre les suppliciés qui vont agoniser, abandonnés de tous ; ou bien les assassins qui poussent vers l’abattoir, la face ricanante qui déjà se pourlèche ?

Non, non, non, non !

Je dénonce !

Je dénonce le médiocre et lâche procédé de mépriser autrui pour mieux se rassurer sur sa propre importance. Je dénonce la communauté bâtie sur l’exclusion. On peut créer des liens autrement qu’en étant complices des mêmes crimes. Oublions l’odieux mythe du monde à deux moitiés, la sinistre machine à fabriquer le malheur.

Je veux qu’existent en vrai les Pères Noëls gentils, et la paix sur la terre, et la fraternité. Que puisse s’épanouir la chaleur animale et la joie d’exister des porcelets joueurs, des canards amoureux et des humains bavards.

Pour nous tous, les animaux, la vie peut être plus belle. Que commence enfin la fête pour de vrai,

la fête sans sacrifices !

Documentaire : Adieu veau, vache, cochon, couvée

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Un documentaire de Béatrice Limare
Une production Cinétévé, avec la participation de France Télévisions, de la RTS et du CNC

Il n’y a pas si longtemps, la viande était un aliment rare et exceptionnel. Comme le sont encore aujourd’hui le caviar et la langouste, comme ne le sont déjà plus le saumon fumé ou les fraises en hiver !
Aujourd’hui, la viande s’est banalisée. Plus accessible, pré-conditionnée, surgelée, sur tous les étals, elle s’est transformée en quelques dizaines d’années en un produit omniprésent, un produit de grande consommation.
Pour être produite en quantités suffisantes la viande a nécessité une révolution profonde de l’élevage. De traditionnel, il est devenu intensif et industriel. Avec des contraintes de rendement telles que beaucoup d’élevages sont devenus de simples usines. Des éleveurs aveuglés par la productivité qui en arrivent à oublier les animaux et ne voient plus que des protéines sur pattes. Des usines qui confinent les animaux dans des chaînes de production de composants nécessaires à l’industrie agroalimentaire. Mais ces usines, soumises à un système industriel lié aux impératifs du marché, sont devenues pour beaucoup d’animaux une immense fabrique de souffrance. Ces usines à viande mettent en œuvre toutes les techniques, tous les moyens les plus efficaces, les plus rentables pour produire les animaux nécessaires à notre immense appétit de viande. Mais à quel prix ?

Documentaire visible (pour combien de temps, je l’ignore) ici.