Archives Mensuelles: décembre 2013

Au potager…

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Pour rappel, nous avons emménagé dans notre habitat groupé en mai-juin l’année dernière, et l’été a été pas mal accaparé par les peintures, la pose des sols, etc.
Malgré tout, on a réussi à mettre en place 3 carrés potager (sans compter quelques légumes à des emplacements parfois peu orthodoxes). La véranda de la petite maison quant à elle s’est révélée une alliée précieuse en se transformant en serre froide pour les semis et autres boutures.

Pour le reste, on a semé des fleurs un peu partout, histoire de faire joli, déjà, et surtout d’attirer les pollinisateurs. Pari réussi : pendant 4 ou 5 mois, le jardin bourdonnait littéralement à longueur de journée. On devait même par moment faire attention de ne pas se prendre d’insectes dans la figure quand on passait dans l’allée tellement il y avait de traffic.

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Fleurs courtes en mélange devant la maison.

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Fleurs de juin.

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Phacélie et sarrasin en juillet…

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… et bourdons !

Pour en revenir au potager, compte tenu de son démarrage tardif et du fait que c’était une première (en terme de carrés, mais aussi en terme de potager tout court), ça n’a pas trop mal marché – mis à part l’aubergine, le melon et les poivrons qui ont lamentablement avorté, et les choux chinois qui poussaient mais ne ressemblaient absolument pas ni à la photo du sachet de graines ni à ceux que l’on trouve en magasin.
Pendant les deux derniers mois d’été et une partie de l’automne, nous avons pu nous régaler tous les jours des produits de notre jardin : laitues, radis, carottes, tomates, betteraves, fèves, pois, courgettes, céleri, concombres et divers choux, sans oublier persil, menthe, basilic, ciboulette et estragon pour l’assaisonnement.

Mai 2013. Premier carré, construit en palettes.

Mai 2013. Premier carré, construit en palettes.

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Le même 3 ou 4 semaines plus tard.

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Juin. Le deuxième carré est construit (en branches de noisetier) et planté en partie.

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Juillet. Premier carré…

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… deuxième…

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… et le troisième, en planches de chantier, a fait son apparition (les bouts de branches, ce n’est pas pour faire moche exprès, mais pour empêcher les chats de prendre les carrés vides pour une litière géante).

Vue d'ensemble des 3 carrés.

Vue d’ensemble des 3 carrés dans leur champ de phacélie.

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Les mêmes, en août.

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Les 2 plants de concombre du 3e carré.

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Un plant de courgette devant la véranda.

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Un autre plant de courgette, gardé par des soleils.

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Chou-fleur, tomates et céleri-branche : cueillette pour un déjeuner de septembre.

S’y sont ajoutées au fil des mois quelques fraises des bois, groseilles, noisettes, mûres, pommes et framboises, sans oublier les feuilles des chénopodes qui envahissaient le jardin et mangées en salade, en pesto ou en beignet.

Les résolutions pour l’année prochaine : recommencer ce qui a bien fonctionné, agrandir le potager en carrés – passer à au moins 6 carrés au lieu de 3, si possible 9 – mais aussi investir d’autres parties du terrain commun avec d’autres cultures n’ayant pas leur place dans des carrés.
On va tester les pommes de terre en tour, la spirale aromatique, les trois sœurs (avec différentes sortes de courges), les pois chiches, repiquer des fèves un peu partout (c’est super bon, très joli quand ça fleurit, ça attire les abeilles, ça fixe l’azote du sol… c’était mon coup de coeur de cet été), le chou perpétuel type Daubenton… Je compte aussi cultiver du curcuma et du gingembre, qui viennent toujours de super loin mais se mènent a priori comme les dalhias dans nos régions et font en prime de très jolies fleurs, ainsi que des tournesols pour le côté « haie fleurie » et les graines.

Question fruits, un petit cerisier est arrivé à Noël et a été dûment planté ainsi que 3 pêchers de vigne ; nous allons pouvoir récupérer prochainement un nouveau noisetier, un figuier et un prunier chez des amis. Et d’autres fruitiers, petits ou grands, sont prévus dans un avenir proche.

Le but à moyen terme : être le plus autonomes possible en fruits, légumes, légumineuses.
Et pour moi, préparer tranquillement un projet qui me tient à cœur : passer une année entière, végétalienne sans gluten comme d’habitude, mais aussi 100% locavore. Je n’ai pas encore déterminé la taille de la région qui sera considérée comme « locale », mais l’expérience sera évidemment d’autant plus significative que la part de nourriture provenant du potager familial sera élevée.
À suivre, donc. 🙂

Voyage virtuel en Égypte – 3

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Notre voyage en Égypte s’est achevé il y a quelques jours.

Si les microbes le veulent bien, nous participerons à la fête égyptienne organisée ce vendredi par le réseau non-sco de l’IDF_ouest.
En attendant, voici nos dernières réalisations sur le thème de l’Égypte.

Fiston a eu envie de réaliser des bracelets égyptiens comme ceux représentés sur le journal d’un enfant dont je parlais dans le billet n°2. À défaut de métaux et de pierres, nous avons opté pour de la récup’, comme d’habitude.

Premier essai : bracelets à base de bouteilles d’eau minérale découpées et peintes.

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Deuxième essai avec des rouleaux de PQ (vides ^^), coupés en 2 et peints avec application par Loulou et Fiston, soit en doré, soit en bleu.

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Et voilà un petit égyptien hilare avec 3 bracelets !

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Des demi-coquilles de noix nous ont servi à fabriquer des amulettes scarabées, animaux sacrés dans l’Égypte antique.

Voici celui de Fiston (peinture dorée, feutres rouges et verts) :

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Et le voici à nouveau avec un copain doré et bleu :

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Pour finir, nous avons bricolé quelque chose sur le thème de la clepsydre, cette horloge à eau utilisée par les Égyptiens d’il y a 3000 ans pour mesurer le temps.
Après quelques recherches, nous nous sommes décidés pour un modèle à 3 récipients, plus précis (et plus tardif aussi, mais peu importe).
Le premier récipient contient toute l’eau, qui s’écoule dans un deuxième récipient muni d’un trop-plein. Lorsque l’eau atteint ce niveau, elle coule dans le troisième récipient qui servira à la mesure proprement dite. L’avantage par rapport à une clepsydre à 1 ou 2 récipients, c’est que le niveau de l’eau dans le 2e récipient reste à peu près constant, d’où un écoulement relativement régulier – contrairement à celui du premier récipient, qui se vide beaucoup plus vite au début qu’à la fin.
Côté pratique, nous avons utilisé un ravissant pot à choucroute et un petit pot transparent percés d’un trou en guise de premier et deuxième récipients, et une sorte de vase à rayures dorées pour récupérer l’eau. Ce dernier n’étant pas cylindrique, la mesure était faussée, mais Fiston avait trop envie d’avoir un peu de doré dans sa clepsydre, et puis ce n’était qu’une première expérience.
Le tout plus ou moins calé à l’aide de cartons et de boîtes.
Ça n’avait pas vraiment l’air antique, mais ça ne fonctionnait pas trop mal, et je peux vous dire que le petit litre d’eau contenu dans le pot de choucroute a suffi pour mesurer le temps que l’ouvrier présent ce matin-là a mis pour remplacer des manivelles de volets roulants sur 3 baies vitrées, changer le joint d’une porte d’entrée, et colmater des bas de porte-fenêtres.
Ha ! Nous attendons maintenant avec impatience la facture nous indiquant le tarif pot-de-choucroutaire de ces prestations. 😛

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