Archives Mensuelles: octobre 2013

Crème coco-canneberges

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Une crème crue toute douce et au goût très frais, parfaite pour finir un repas copieux ou en guise de petit-déjeuner. Et avec seulement 2 ou 3 ingrédients, qui dit mieux ?

J’imagine que la version coco-pomme doit être également fraîche et délicieuse, ce sera mon prochain essai.

Ingrédients :

– une boîte de lait de coco de 200 ml, avec au moins 60% de coco (il faut que le lait se solidifie au froid) ;
– une poignée de canneberges séchées (cranberries, si on veut avoir l’air in)  ;
– 1/2 banane (facultatif).

Préparation :

Sa difficulté est à la hauteur du nombre d’ingrédients. On place le tout dans un bon mixeur, et je vous laisse deviner la suite.
On verse le résultat dans des ramequins, que l’on place au frigo pour quelques heures.
Pour une crème compacte, on peut ajouter une cuillère à soupe de graines de chia au moment de mixer.

Pour mon petit-déjeuner de tout à l’heure, je l’avais préparée hier soir, mise au frigo pour la nuit, et saupoudrée ce matin de graines de sésame et de chia, ainsi que de pépites de cacao cru.

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creme_coco_canneberge_2

creme_coco_canneberge_3

La petite hirondelle…

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Cette chanson m’a toujours gênée… Enfin, toujours, je ne sais pas, mais l’idée de chanter à mon fils la version originale (ci-dessous) me dérangeait.

Qu’est-ce qu’elle a donc fait
la p’tite hirondelle
Elle nous a volé
trois p’tits sacs de blé
Nous la rattraperons
la p’tite hirondelle
Et nous lui donnerons
Trois p’tits coups d’bâton

Donc, partant du principe que la petite hirondelle ne vole pas pour s’amuser mais parce qu’elle a besoin de manger, je lui ai plutôt chanté ça :

Qu’est-ce qu’elle a donc fait
la p’tite hirondelle
Elle nous a volé
trois p’tits sacs de blé
Nous la rattraperons
la p’tite hirondelle
Et nous lui donnerons
Trois p’tits sacs de son.

Certains vont penser que même si je ne m‘appelle pas Maurice je pousse le bouchon un peu loin. Et pourtant…

Ce week-end, Loulou, Druss et moi-même avons été invités par des gens très sympathiques, et accueillis très chaleureusement. C’était dans le cadre de mon travail, mais j’ai connu des vacances moins reposantes. Bref, ces gens sympathiques, que nous appellerons GS, avaient aussi invité d’autres personnes.

Tout le week-end se passe bien, tout le monde a l’air content de l’accueil. Et au moment de partir, je surprends l’une des autres personnes (que nous appellerons La Pie) en train de mettre un bibelot appartenant aux GS (enfin, à leur structure) dans son sac.

Je suis choquée et assez en colère, mais comme l’idée de dénoncer me révulse, je suis aussi bien embêtée. J’hésite entre aller en parler à l’un des GS, aller demander conseil à Druss, et tenir tête à l’effrontée. Prenant mon maigre courage à deux mains, je me tourne vers La Pie et je lui dis que je suis vraiment gênée parce que j’apprécie ce qui a été fait pour nous, et que je n’aimerais pas que les GS aient des ennuis à cause d’un bibelot manquant. Et que d’ailleurs, si elle leur demandait, peut-être seraient-ils prêts à le lui donner. Ne voulant pas être agressive, car ça ne servirait pas mon but (éviter le vol), et aussi un peu par lâcheté, je ne lui dis pas que je suis choquée par son attitude. Dans l’absolu, voler, ce n’est déjà pas super glorieux, mais voler des gens qui vous ont accueilli avec autant de gentillesse (quand bien même le vol pourrait passer inaperçu), je trouve ça révoltant. Et puis, bon, La Pie n’est pas très fière de s’être fait griller et encore moins de s’être fait réprimander, même gentiment, donc je ne vais pas en rajouter.  Le bibelot est remis discrètement à sa place.

Mais j’ai besoin d’exprimer mon indignation et ma tristesse. Oui, qu’on remercie la gentillesse par ce genre de bassesse, même si dans l’absolu ça peut paraître une broutille, ça m’attriste. Bref, une fois dans la voiture, j’explique à Druss mon ressenti.

Loulou, comme à son habitude, a l’oreille qui traîne.

Loulou : Qu’est-ce que qu’elle a fait, La Pie ?

Moi : Elle a volé un bibelot. Et ça me met en colère parce que… (je répète en gros ce que j’ai dit à son père.)

L : C’était qui ?

M : Juste une pie.

L : Et pourquoi elle fait ça ?

M : Je suppose qu’elle avait très envie d’un bibelot comme ça.

Quelques secondes de silence.

L : Eh bien, avec papa, on en fabriquera un bibelot comme ça, et la prochaine fois tu me montreras qui c’est et je lui donnerai.

Mon ami le rouge-gorge

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Un petit drame comme il en arrive parfois chez nous…

Tout à l’heure, un rouge-gorge poursuivi par Poilue s’est assommé contre notre baie vitrée pendant que Fiston terminait son petit-déjeuner.J’ai été juste assez rapide pour le récupérer dans la gueule de Poilue, mais l’oiseau était flasque. Assommé ou mort, on ne savait pas encore.
On a attendu en espérant le voir se ranimer, mais il était bel et bien mort.

Fiston était triste. Je lui ai proposé d’enterrer l’oiseau dans le jardin, mais il a préféré le dessiner « dans un beau paysage comme s’il était encore vivant » pour que l’on s’en souvienne.

Et de prendre l’oiseau dans sa chambre, avec une feuille et ses feutres.

5 minutes après, il revient avec son dessin : il a placé le rouge-gorge sur un brin d’herbe, et ce dernier est en train de manger des groseilles, sous un beau ciel bleu et un soleil couchant.

Il me dit « C’est triste, un oiseau qui meurt. »

Adieu, ami rouge-gorge, on ne t’oubliera pas.

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Comment l’IEF – 10. Pensée télévidée

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Hier, avec Fiston, nous sommes passés à notre ancien domicile et avons discuté quelques minutes avec un voisin, actif retraité, comme on dit, qui connaît Loïc depuis sa naissance et l’aime beaucoup – c’est réciproque.

Après avoir échangé quelques nouvelles, il demande à Fiston s’il ne va toujours pas à l’école. Non, répond Fiston, et le voisin d’enchaîner en souriant : « Ah ben c’est pas plus mal, au fond, ils en parlaient à la télé l’autre jour. »

Je sais quel reportage il a vu : c’est celui-ci, passé sur TF1 au journal de 20h il y a qq jours. Un reportage globalement très positif, montrant des enfants épanouis et intégrant au final, en terminale ou plus tard, des circuits classiques.

Les années précédentes, le voisin se montrait nettement plus sceptique. Pas jugeant ou quoi que ce soit d’agressif quand il s’étonnait que Fison n’aille pas à l’école, mais sceptique. Pensant manifestement que c’était une drôle d’idée, et sans doute s’imaginait-il que la seule raison plausible pour ne pas scolariser Fiston était qu’on voulait le garder pour nous.

Un reportage de même pas 4 minutes sur TF1 a complètement changé son opinion envers l’IEF et son attitude envers nous sur ce sujet, alors qu’il nous connaît depuis des années.

Bien sûr que je m’en réjouis, d’un côté. Plus les gens seront bienveillants envers l’IEF, plus facile sera notre vie – et celle de nombreux autres.

Mais de l’autre, je trouve édifiant et effarant cet exemple de l’influence de certains médias sur certaines personnes.
Le reportage aurait été réalisé par qq’un d’autre, avec un regard – ou même juste un montage – différent, pour arriver à une conclusion beaucoup moins positive, le regard du voisin aurait sans doute été tout autre.

Si vous pensez être sous influence, vous aussi, pas de panique.
Il existe une solution.

Recycler une vieille télé maison pour son chat

J’en profite pour signaler une très bonne nouvelle : la famille Deveaux, qui avait écopé de 15 mois d’AEMO (Assistance éducative en milieu ouvert) pour Léo, 10 ans, instruit en famille, a gagné en appel ce 15 octobre, et la mesure d’assistance éducative est levée.
Bravo à Cécile et Sylvain pour leur courage et leur ténacité !

Plus d’infos sur leur site.

Des animaux, des enfants et des hommes – 10 : C comme Compétition, C comme con

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La compétition, ça rend con.
Pas toujours, pas tout le monde. Mais quand même.

Cette année, on a inscrit Fiston à 2 cours de sport. Un de gymnastique, pour les 3-5 ans. Et un dit « multisports » pour les 4-6 ans, où il va pouvoir découvrir l’athlétisme et un certain nombre de sports collectifs.
Il était demandeur. Moi, ça m’a permis de découvrir que de nos jours on ne disait plus « frisbee » mais « ultimate », et depuis je me couche moins bête. Sans compter que lorsqu’il en fera, ça sera trop classe de pouvoir balancer négligemment que mon fils, il fait de l’ultimate.

Pour les 2 activités, il y a eu un cours d’essai auquel j’ai assisté, plus par curiosité qu’autre chose car dès les cours commencés, Fiston ne faisait plus attention à moi et se concentrait sur le(s) prof(s) et ses petits camarades. Il est ressorti très content des deux, donc hop, inscription, et depuis il s’y éclate.

Mes impressions à moi, après ces 2 premiers cours ? Ils sont très différents. Si j’ai trouvé le premier vraiment chouette, j’étais plus mitigée sur le second.
Déjà, les enfants étaient plus grands et ça se sentait : ça se bousculait, ça criait, ça hurlait « tu veux ma main sur la gueule ? » – aboyé par un minot de 4 ans, le menton levé, ça surprend -, les profs ont dû faire un rappel à l’ordre plusieurs fois. Fiston m’a dit en sortant qu’il y en avait un « qui embêtait tout le temps tout le monde ». Quant aux profs, ils sont sympas bien qu’assez classiques. Mais quand même sympas, donc ça va.
Non, ce qui me gêne plus, c’est l’aspect compétition (d’un autre côté, vu le titre du billet, vous pouviez vous en douter).
Ils ont commencé par l’athlétisme, et dès le début, les profs ont constitué 2 équipes et ont compté les points pour voir qui gagnait. Il y avait des enfants qui s’en foutaient complètement, d’autres qui étaient déjà pas mal dedans, mais ce n’était rien à côté des parents. Dès qu’il y a eu compétition entre leur(s) gamin(s) et ceux de l’équipe d’en face, certains se sont transformés en hooligans.
J’exagère à peine.

C’est une chose qui m’étonnera toujours. Comment, par la simple magie de rassembler plus ou moins arbitrairement des personnes dans une même équipe, elles (ou leurs parents, dans le cas présent) vont se mettre à détester immédiatement les autres. Quitte à les aimer à nouveau quelques minutes plus tard si par hasard ils se retrouvent dans la même équipe.
Sérieusement ?
Ça m’échappe.

Toujours est-il que ce jour-là, dès que les profs ont amorcé la compétition entre les 2 équipes, il y a eu des parents – pourtant normaux jusque-là – pour se transformer instantanément en créatures gueulantes et essouflées.
Il y en a même eu un du haut de son gradin qui s’est manifestement retenu de justesse de traiter son fils de débile profond – « Putain, mais c’est pas vrai, ça ! Avance, bordel ! » suivi d’un facepalm – parce que le gamin (4 ou 5 ans), qui faisait un relais pour la première fois de sa vie, oubliait de se mettre à courir au moment voulu et que les profs devaient le lui rappeler.
Oh-my-god.

La semaine d’après, on a tenté le même cours, avec les mêmes profs, mais à une autre heure : plus tranquille, moins d’enfants – encore qu’il en vient des nouveaux chaque semaine pour le moment -, des parents ne hurlant pas dès que leurs chérubins courent moins vite ou moins droit que les autres… Beaucoup mieux.

Il faut dire aussi que maintenant les profs – qui ont oublié d’être cons – emmènent les enfants faire du sport de l’autre côté du stade.
Là où il n’y a pas de gradins.
Loin, très loin des parents. ^^

Pétition pour une loi interdisant les châtiments corporels contre les enfants

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Violences éducatives ordinaires : une plainte contre la France est déclarée recevable par la Comité européen des droits sociaux.

Le comité européen des droits sociaux vient de déclarer recevable la plainte de l’association internationale de protection des enfants « APPROACH » déposée à l’encontre de la France.

Au mois de janvier 2013, l’association accusait la France de ne pas avoir interdit toute forme de punition corporelle infligée aux enfants comme elle aurait dû le faire en tant que signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Le dépôt de cette plainte, et son caractère recevable, doit faire prendre conscience de la nécessité et de l’urgence d’avancer vers une interdiction de toute forme de punition corporelle infligée aux enfants.
Rappelons qu’en France les enfants sont les seules personnes à qui il soit permis de faire impunément violence et que 33 pays, dont 22 pays européens, ont déjà mis fin à cette anomalie en interdisant toute forme de violence infligée aux enfants, certains depuis plus de 30 ans.
Nous demandons qu’une loi interdisant toutes les formes de châtiments corporels contre les enfants soit dès maintenant adoptée, afin de nous conformer enfin à la convention des droits de l’enfant que la France a ratifiée en 1990.

La pétition est ici.
Pour en savoir un peu plus sur la plainte déposée par APPROACH contre la France, vous pouvez lire ces 2 articles sur le site de l’OVÉO.