Archives Mensuelles: septembre 2013

La vautrée du dimanche – 4

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Une fois ne sera pas coutume, Petite Puce a fait un effort méritoire pour se vautrer, elle aussi, un peu…

Petite_puce_20130929

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Des animaux, des enfants et des hommes – 9 : P comme peigne, P comme poux

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Il y a quelques jours, j’ai acheté un peigne anti-poux.
Pour Fiston et ses cheveux longs, histoire de vérifier qu’il n’en avait pas. De poux.

Je me suis rendue dans une pharmacie, j’ai demandé un peigne anti-poux. Logique.

Le voici, beau, brillant et rose.

peigne

Et voilà l’inscription sur l’emballage.

peigne_emballage

Attendez, je zoome.

emballage_zoom

Je ne sais pas si ça vous fait le même effet qu’à moi.

J’avoue à ma grande honte que j’ai cru y voir un sexisme de bas étage – et en plusieurs langues. Genre, c’est forcément la femme – chez elle – qui donne des petits pots bledina et qui enlève les poux pendant que l’homme gagne des sous et allume le barbecue.

Mais bon, comme je voulais quand même vérifier les cheveux de Fiston sans attendre le retour du Barbu, bon gré mal gré j’ai sauté à pieds joints dans le cliché.
Ce fut difficile au début.

Mais… Au fil des minutes j’ai pu apprécier – bien malgré moi – comme annoncé sur l’emballage les dents longues et la prise en main aisée de la chose.
Une sensation étrange m’envahissait pendant que je peignais les cheveux de Fiston et examinais le peigne après chaque mèche.

Étonnamment, je me sentais plus femme. Une vraie. Une MAMAN.

Je n’avais JAMAIS ressenti cela auparavant !!!!!!! Même pas avec le stylo bille pour elle !!
J’ai commencé à regretter amèrement mon emportement premier !!! Et une fois mes œillères féministes tombées, mon esprit scientifique intuition féminine a refait surface.
Et si, en fait, c’était vrai ????
S’il n’y avait que les mamans qui pouvaient utiliser ce peigne anti-poux ???!?!?!??

N’écoutant que mon courage et sans peur du ridicule, je me suis lancée dans une enquête dont les premiers résultats n’ont fait que confirmer mon lumineux pressentiment !!!!!!!
En quelques jours, j’ai pu faire tester ce peigne à 25 personnes : 6 mamans, 4 femmes sans progéniture, 5 papas, 5 hommes sans descendance (connue, en tout cas).

Voilà les résultats !

6 mamans sur 6 ont enlevé avec succès (90% à 100% de poux enlevés) des poux sur les cheveux de leurs enfants !!!!! En revanche, sur les enfants des autres, le pourcentage baissait fortement (15 à 20%) !!

Sur les 4 femmes sans enfants, 3 ont réussi à peigner des enfants, avec un succès variable, mais sans parvenir à récolter le moindre pou ou la moindre lente !!! La quatrième quant à elle s’est obstinée à utiliser le peigne anti-poux comme une fourchette !!!!!! lol !!!!

Le groupe des 5 papas s’est comporté sensiblement comme celui des 4 femmes sans enfants : 3 ont pu peigner leurs enfants, mais sans efficacité aucune ou quasiment (0 à 10% de poux récoltés !!!) ; les deux autres ont réussi à utiliser le peigne comme un décapsuleur (ce qui en soi n’était pas évident, saluons l’exploit !!!!) et l’un d’eux s’en est servi en sus pour se gratter peigner béatement les couilles devant un match de foot, sa bière dans l’autre main !!!!!!!! lololol !!!

Quant aux 5 hommes non papas, sans surprise, aucun n’a pu refermer les doigts plus de quelques secondes sur le manche du peigne !!! Ils ont justifié cette incapacité à le tenir par un inconfort extrême couplé à une peur « phobique » de ses grandes dents qui leur rappelaient, pour 3 d’entre eux, les Dents de la mer !!!!

Si vous aussi vous avez testé le peigne anti-poux, votre témoignage est le bienvenu !!!!

Ensemble, battons en brèche l’idée que le sexisme est partout !!!!! Prenons enfin conscience avec humilité que non, les hommes et les femmes n’ont réellement pas les mêmes capacités et que les peignes à poux ne poussent que sur Vénus, continent Maternité !!!!!!!!!!

Des animaux, des enfants et des hommes – 8 : S comme SamSam, S comme SuperSexiste

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L’autre jour, j’ai acheté pour Fiston un cahier de jeux. Un cahier SamSam, ce petit super-héros parfaitement insupportable à mes yeux mais que Fiston aime bien.

Dedans, des jeux, donc, que Fiston se régale à faire, mais aussi des histoires – hélas.

La première que Fiston m’a demandé de lui lire m’a foutue en rogne. Ouais, vraiment.

Ce chef-d’œuvre s’appelle « Il faut sauver SuperJulie ! ».
Oui, bon, déjà rien qu’avec ça on se doute bien que ça ne va pas voler très haut, mais après tout SamSam est le héros de ces histoires donc ce n’est pas une surprise non plus.
Venons-en maintenant au scénario.

SuperJulie (toute de rose vêtue bien entendu, pour ceux qui auraient le bonheur de ne pas la connaître) et SamSam se promènent en soucoupe, SuperJulie en a marre que SamSam commande tout le temps et veut prendre son chemin à elle pour rentrer (oh, la rébellion gronde), SamSam propose de faire la course et chacun part de son côté.
Bien évidemment, si SamSam arrive sans encombres jusqu’au trou noir (oui, il y a des notions très poussées d’astrophysique dans cet univers ^^), cette andouille de SuperJulie se fait aspirer dans le vaisseau des piratroces et SamSam décide d’aller la sauver.
Soupir, yeux qui roulent, tout ça.
Et puis là, d’un seul coup, on reprend presque espoir. Parce que dans SuperJulie il y a Julie mais aussi Super, elle utilise son rayon de persuasion (c’est quand même bien pratique) pour obliger les piratroces à lui obéir.
Évidemment, tout ce qu’elle trouve à leur faire faire, c’est repeindre la grande salle. En rose, of course. Dans SuperJulie, y a Super, mais y a aussi 2 chromosomes X, il ne faudrait pas que les lecteurs l’oublient.

C’est alors que SamSam déboule en criant « Je suis venu te sauver ! » mais SuperJulie n’en a rien à secouer, et d’aileurs si on a autre chose que de la vase dans le cerveau on voit bien qu’elle n’a absolument pas BESOIN d’être sauvée. Elle s’amuse très bien, de manière certes puérile et frivole puisque c’est une nana, mais elle s’amuse et on se doute bien qu’avec son rayon de persuasion, elle peut repartir quand elle veut. Quand ELLE le veut.

Mais SamSam ne l’entend pas de cette oreille. Il triture la vase qui lui sert de cerveau et utilise un miroir pour retourner le rayon de persuasion de SuperJulie contre elle-même. Et là, je vais citer in extenso la fin de l’histoire, parce que c’est quand même grave grandiose.

SuperJulie devient alors toute bizarre…
— Maintenant, obéis-moi ! On rentre ! lui dit SamSam.
SuperJulie redevient toute mimi et se dirige vers sa soucoupe.

Les deux amis reprennent la route de chez eux.
Et cette fois, SuperJulie n’a plus du tout envie de faire la course !
Ouf !

Eh ouais. SuperMec sauve de force PauvreFille, en la rendant docile et « toute mimi » et en l’obligeant à rentrer chez elle alors qu’elle n’en avait pas la moindre envie et se débrouillait fort bien toute seule. Et, morale de l’histoire, elle n’aura plus envie de recommencer à se débrouiller très bien toute seule. Wouf !

Les enfants, retenez bien ceci : les filles doivent obéir aux garçons, qui doivent empêcher les filles de se débrouiller seules en les parquant ramenant fissa à leur maison dont elles n’auraient jamais dû sortir.

Le plus triste dans l’histoire ? Si j’en crois les noms, le scénario a été pondu et adapté par deux femmes.

Bingo du nonsco – A1 : obligatoire

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Rappel des faits : il y a près d’un an, Naë et moi avions concocté un Bingo du nonsco, reprenant pour ce faire les 24 arguments les plus souvent opposés aux pratiquants de l’IEF.
Mais qu’a-t-on à y répondre, à ces arguments, au fait ?

A1 : L’école est obligatoire.

bingo_obligatoire

Ouais. C’est tout. ^^

Pour aller un peu plus loin sur le sujet, vous pouvez vous rendre sur le site de n’importe quelle association défendant l’instruction en famille, comme par exemple LAIA, Les enfants d’abord ou CISE. J’en parlais aussi brièvement dans le premier billet sur pourquoi l’IEF.

Le vautré du dimanche – 1

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Étant accompagnées de 4 chats dont 3 montrant une propension certaine à faire des siestes vautrés dans des positions parfois improbables et en tout cas qui colleraient la flemme à n’importe qui, nous lançons une nouvelle catégorie : le vautré du dimanche.
Tous les dimanches, nous vous présenterons donc un chat vautré pour vous inciter à lever le pied et à vous (re)poser un peu.

Le vainqueur cette semaine : Mister T dans son panier !

Mister T dans son panier

Bingo du nonsco – B2 : une vie sans pression

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Rappel des faits : il y a près d’un an, Naë et moi avions concocté un Bingo du nonsco, reprenant pour ce faire les 24 arguments les plus souvent opposés aux pratiquants de l’IEF.
Mais qu’a-t-on à y répondre, à ces arguments, au fait ?

Aujourd’hui, en hommage à la non-rentrée de Fiston et Loulou, je continue toujours arbitrairement avec le B2 du bingo, à savoir : Une vie sans pression, c’est pas la vraie vie.

bingo_pression

Et puis moi j’aime pas la bière. ^^

Plus sérieusement, il me semble que cela rejoint en partie la vision commune de l’enfant et de la frustration. Il faut bien que les enfants apprennent à gérer la frustration (ce qui est vrai), donc frustrons-les exprès alors qu’il suffirait de les laisser vivre et de les accompagner dans les frustrations inévitables qu’ils rencontreront. J’en parlais déjà un peu ici.

La pression, je crois, est tout aussi inévitable. Tous, à un moment où à un autre, nous y sommes soumis, parfois imposée par nous-mêmes (directement ou indirectement), parfois venue de l’extérieur.

Pour ce qui est de la première, elle naît lorsque nous nous fixons des objectifs élevés. Et ça, les enfants sont très forts pour le faire tout seuls, merci. Je n’ai qu’à regarder Fiston voulant absolument monter tout en haut de la corde à nœuds au premier essai ou me souvenir de lui plus petit apprenant à shooter dans un ballon et voulant tout aussi absolument réussir à tous les coups pour en être convaincue. Cette pression-là va main dans la main avec la frustration lorsque nous ne sommes pas à la hauteur de nos attentes, mais aussi avec la joie lorsque nous y arrivons, et avec l’amélioration de nos capacités. Elle est extrêmement positive… dans le cas où elle reste réaliste.
Fiston a eu beaucoup de mal à admettre que oui, il arriverait tout en haut de la corde à nœuds mais peut-être pas dès le premier jour, qu’il lui faudrait s’entraîner pour ce faire. Mais il a fini par comprendre, et tout en gardant cette pression (monter de plus en plus haut), il a pu revoir à la baisse ses objectifs immédiats et s’est réjoui de réussir à poser les pieds sur le 4e nœud à la fin de la première journée.

L’auto-pression indirecte, elle, vient de certains choix effectués en amont. Par exemple de notre choix de ne pas scolariser Fiston va découler diverses pressions, notamment sociales et administratives, qui ne sont pas les mêmes que si nous avions fait le choix inverse.
Même si nous en sommes à l’origine, cette pression est souvent plus difficile à supporter. Elle va provoquer de nombreuses râleries, du stress, des pétages de plomb, voire des dépressions alors même qu’elle découle de nos propres choix et que nous la maîtrisons en partie.

Que dire alors de la pression 100% subie, celle dont nous ne maîtrisons rien. C’est typiquement dans ce cas que peuvent se trouver les enfants, parfois 24h/24. Pression pour devenir comme ci ou comme ça, pour ne pas décevoir leurs parents, pour ne pas jouer n’importe comment, pour devenir autonome le plus vite possible (ou le contraire, selon les cas) et, puisqu’on est dans le bingo du nonsco, pour aller à l’école 200 jours par an même s’ils s’y ennuient et s’y sentent mal, pour apprendre telle chose à tel âge parce que c’est comme ça, pour ne pas apprendre telle autre chose à tel âge parce que c’est pas autrement… liste non exhaustive, et surtout, ce qui n’est en général pas le cas pour les adultes, sans aucune échappatoire possible la plupart du temps : ni physique, ni mentale, ni légale.

Et c’est bien de cela que parlent ceux qui vont critiquer ainsi la non-sco, juste parce qu’on ne pense pas que mettre son enfant sous pression depuis ses 2-3 ans (on voit des gamins de 3 ans tout à fait « normaux » qui ont déjà des cours de soutien en maternelle) jusqu’à ses 16 ans (au minimum) soit indispensable.
(Au passage, ces gens-là n’ont jamais dû croiser certains non-scos chez qui la pression mise aux enfants est digne des écoles les plus élitistes. ^^)

Ce genre de pression, je ne sais pas vous, mais je n’en voudrais pas pour moi.
Qu’on ne puisse pas forcément l’éviter, ok.
Qu’on puisse s’y adapter, et même en tirer du positif parfois, ok aussi.
Ça aide à rentrer dans le moule, c’est sûr. Et à trouver normal ensuite d’être continuellement sous pression, toute sa vie durant.

Ici, une précision s’impose : je ne dis pas que tous les enfants scolarisés sont sous pression. Il y en a qui vivent ça très bien, pour des tas de raisons (qualité de l’école et/ou des profs, accompagnement de la famille, caractère, etc.), et qui ne voudraient pour rien au monde être déscolarisés.
Ce billet répond seulement à ceux qui considèrent que c’est mal de ne pas mettre exprès son enfant sous pression.

On n’a pas toujours le choix. Peut-être qu’un jour Fiston ne l’aura plus.

Mais pour le moment, il l’a, il en profite ; et qu’on ne vienne pas nous dire que sans cette pression-là, il ne vit pas vraiment.

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