Journée de la non-violence éducative : un exemple…

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… vaut mieux qu’un long discours

Je le rappelais dans le billet précédent : aujourd’hui, 30 avril, avait lieu la 10e édition de la journée de la non-violence éducative. Cette année, la maison de l’enfant invitait les parents à partager 3 astuces de parentalité non-violente.
Je n’ai pas le temps pour 3, mais en voici une qui fonctionne bien avec Fiston : les exemples.

Illustration par un exemple (justement ^^).

Le parquet de la salle de jeu étant posé depuis peu, nous y avons installé le lit-mezzanine-toboggan et les enfants s’en donnent à cœur joie.

Le lendemain, Naë et moi entrons dans la salle de jeux au moment où Fiston, en haut du toboggan, s’apprête à y faire glisser une lourde caisse en bois.
Euh, non. Pas d’accord pour ça.
On explique à Fiston que ça risque d’abîmer le parquet.
Fiston nous répond « Non, c’est pas vrai. »
Forte de ma longue expérience du Fiston, j’interprète : « Tu l’as déjà fait et ça n’a rien abîmé, c’est ça ? »
C’est bien ça. Je tente donc de faire comprendre à Fiston que ce n’est pas parce que ça a marché 2 ou 3 fois que ça marchera forcément toujours.
Air dubitatif de Fiston : « Je ne te crois pas. »

Après 5 minutes à tourner en rond, chacun campant sur ses positions, je pars m’aérer la tête. Quand je reviens, 10 minutes plus tard, Fiston est toujours perché sur le lit, toujours avec la caisse, toujours avec son air buté, sans faire glisser la caisse pour le moment, mais toujours sans me croire.
Bon.
J’essaye de me rappeler que quelque part, j’aime ça, qu’il ne me croie pas sur parole. Il sait très bien qu’il m’arrive de me tromper ; je n’ai jamais essayé de lui faire croire que j’étais infaillible ou toute puissante, bien au contraire. Donc en théorie j’aime ça. En pratique, il y a des jours où je rame, surtout quand je viens de poser ledit parquet et que ça me ferait vraiment mal qu’il soit esquinté si vite.
Comment faire ?

Et là, illumination.

Je demande à Fiston s’il veut que je lui redise pourquoi je ne veux pas qu’il fasse descendre des trucs lourds et/ou pointus par le toboggan. Il veut bien : il ne demande qu’à me croire, en fait ; mais il veut être convaincu, il ne me croira pas juste pour me faire plaisir.
Je lui réexplique donc rapidement que la caisse peut ne rien abîmer si elle glisse bien, mais qu’il se peut aussi qu’au lieu de glisser elle fasse des galipettes, et si elle atterrit sur un angle, vu qu’elle est très lourde, ça va faire un trou dans le parquet. Fiston veut bien m’accorder ce dernier point. Mais il ne voit toujours pas pourquoi, vu qu’il l’a déjà fait descendre plusieurs fois sans problème, elle irait d’un seul coup faire des galipettes au lieu de glisser tout droit.

C’est là que l’exemple entre en jeu.

« Chéri, tu te rappelles la fois où tu t’es ouvert le sourcil ? »
Oui, il se rappelle, évidemment.
« Tu te souviens comment c’est arrivé ? »
En sautant du dossier du canapé sur un coussin, il avait trop rebondi et avait atterri la tête la première sur un meuble.
« Pourtant, tu l’avais déjà fait plein de fois juste avant. Les 30 fois précédentes, ça s’était bien passé, tu ne t’étais pas fait mal. Mais la 31e fois, alors que tu sautais de la même façon, tu t’es blessé. »

Ah oui.
Et voilà, Fiston est convaincu. Il ne fera plus glisser de caisses en bois sur le toboggan.

Ce n’était pas plus compliqué que ça. ^^

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