Archives Mensuelles: octobre 2012

Mini-habitat groupé – au jour le jour : marron…

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Problèmes d’ADSL à la maison, d’où le manque de nouvelles fraîches du moment.

Je profite d’une connexion sur le chantier pour vous mettre une photo de l’avancement des travaux. La partie bois a commencé, ils ont monté les murs mardi, en une journée (c’était super impressionnant, billet à venir avec plein de photos quand on aura à nouveau accès à Internet).

Voilà ce qu’on pouvait voir, à la fin de la journée, du haut du plus gros tas de terre 😀

Appel à contributions pour un album jeunesse

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Je fais suivre l’appel à contributions d’un instituteur Freinet. L’album a l’air magnifique et j’aime beaucoup les interventions de son auteur sur la liste de parents dont nous faisons partie tous les deux, d’où cette pub.

Bonjour à tous,

Après quelques années de gestation, la machine est lancée pour l’impression de mon album : « Pourquoi les cochons d’Inde n’ont pas de queue ? Parceque les kangourous avaient de grands pieds. »
Je lance un appel à contribution pour pouvoir en tirer 600 exemplaires. Pour contribuer, vous avez accès à ce site : http://www.kisskissbankbank.com/cochons-d-inde-et-kangourous
Vous pouvez choisir différents montants de contribution, tous donnant droit à des contreparties.
Je vous remercie de faire une petite visite sur ce site sécurisé, nous avons 60 jours pour permettre à ce projet de voir le jour. Aussi vous serai-je reconnaissant de diffuser cet avis dans vos différents réseaux.
amicalement

Cédric Serres

Le sommeil, l’éternelle question – 1

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Fiston vient de franchir (a priori) une nouvelle étape dans le sommeil, qui tombe juste au moment où je réfléchissais à écrire un billet sur le sujet, notre parcours étant assez atypique – à mon avis, mais je me trompe peut-être.

Remontons donc 4 ans et demi en arrière.

Je suis enceinte de Fiston, sans l’avoir voulu : le Barbu et moi ne voulions pas d’enfants, pas du tout. Jamais.

J’ai digéré la nouvelle. Mais je n’ai pour le moment pas cherché plus loin que les modèles familiaux qui m’entourent : le bébé dans son lit à barreaux et dans sa chambre, et il fait ses nuits à 15 jours vu qu’on ne se lève pas s’il pleure.
D’ailleurs, on prépare sa chambre à l’étage, alors que la nôtre est au RDC. Et quand mes parents, inquiets, nous offrent un babyphone, ma réponse est immédiate : « Si on le met à l’étage, c’est pour pas l’entendre pleurer, alors votre truc, ça va pas vraiment servir. »

Oui, c’est bien de moi qu’il s’agit. Oui, j’ai changé.
Sans blague.

Vient l’accouchement et la rencontre avec Fiston.
Entre-temps, j’ai commencé à évoluer, quand même. J’ai découvert l’éducation sans tapes, sans fessées, sans punitions ni récompenses. Je suis tentée par l’IEF. Mais j’en suis restée au stade très intellectuel et pragmatique, je n’ai encore pas abordé l’aspect émotionnel même si j’aime déjà ce petit bonhomme de tout mon cœur, alors Fiston ira dormir dans sa chambre comme prévu au retour de la maternité.
Avec, quand même, le babyphone allumé.

Et là, premier vrai imprévu : il se trouve que quand il pleure, je me retrouve debout en train de courir vers lui avant que mon cerveau ait pu donner son avis. Bon, bon, on ne va donc pas le laisser pleurer, du moins dans la mesure de nos possibilités, parce que parfois on craque et on ne sait plus quoi faire d’autre.
Mais quand même, il faut le dire, Fiston est un bébé facile. Comme s’il savait qu’il a des parents à ménager, parce qu’ils n’ont pas voulu se retrouver dans cette situation et qu’ils sont encore plus débutants que les autres jeunes parents. Alors il patiente, il nous laisse le temps de mûrir.

Donc il dort bien. Il « fait ses nuits », comme on dit, rapidement. Il se réveille tard le matin – et se couche tard le soir -, comme nous. À 3 mois, il dort 12 heures d’affilée. Ça nous fait bien rire et nous remplit d’incompréhension devant les bébés qui se réveillent tout le temps..

Et depuis le début, sauf exception, il s’endort seul dans son lit.

Avance rapide.

Fiston a 10 mois.
Il est toujours facile à vivre, mais un peu moins qu’avant. Ses parents ont beaucoup évolué, il faut dire. Par exemple, moi, j’ai commencé à ne plus trouver très drôle qu’il se « tienne à carreau », comme je disais en rigolant quand on s’extasiait devant ce bébé qui pleurait si rarement. Je lui en ai parlé, quelques mois plus tôt. L’ai remercié d’avoir été si cool, ce qui nous a permis de l’aimer très fort très vite. Mais maintenant, ça n’est plus la peine, il peut être lui-même, manifester ses émotions, même les négatives.
Le message a été entendu. Fiston s’exprime davantage quand il n’est pas content.
Et ce soir, comme d’habitude, nous montons le coucher dans son lit à barreaux. Petit rituel, sans doute, je ne me rappelle plus bien, puis bonne nuit, on éteint la lumière et on sort. Comme d’habitude.
Mais cette fois, Fiston pleure. Il hurle, même.
On revient, éberlués. Il est debout dans son lit, et il hurle. Que se passe-t-il ? A-t-il faim ? Soif ? Est-il mouillé ?
Questions classiques, réponse unique : non. Fiston va très bien : il ne veut juste pas plus être tout seul pour s’endormir.
Bon.
On l’endort dans nos bras, tant bien que mal, on le pose dans son lit. Ça prend du temps, c’est pas facile de se courber pour le poser dans son lit en retenant notre respiration de peur de le réveiller, aïe le dos – il faut dire que Fiston pèse déjà dans les 10 kg.
Soirée amputée, et on ne comprend pas bien ce qui se passe.
Le lendemain, rebelote. On passe au moins 1 heure à endormir Fiston.
Le Barbu, la mine déconfite, murmure en redescendant : « J’espère qu’on ne va pas devoir faire ça encore longtemps. » J’acquiesce.

Je ne peux m’empêcher d’être secouée d’un éclat de rire homérique chaque fois que je repense à cette phrase.
On ne le sait pas encore, mais on vient d’en prendre pour pas loin de 3 ans.

Et encore, là, on ne parle que de l’endormissement. ^^

Bingo du nonsco – D4 : du temps sans les parents

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Il y a 2 semaines, Naë et moi vous avions concocté un Bingo du nonsco, reprenant pour ce faire les 24 arguments les plus souvent opposés aux pratiquants de l’IEF.
Mais qu’a-t-on à y répondre, à ces arguments, au fait ?

Je commence arbitrairement avec le D4 (4e colonne, 4e rangée) : Mais l’enfant a besoin de temps sans ses parents !
Ce n’est pas forcément faux.

Mais.

1. Tous les enfants ne vont pas ressentir ce besoin au même âge, ni de la même façon. Or, lorsqu’on se promène en semaine, hors période de vacances scolaires, avec un enfant de + de 2,5 ans, on est tout de suite suspecté de ne pas respecter ce besoin supposé de l’enfant.
Pourtant, de ce que je peux constater, que ce soit via des discussions personnelles avec des parents d’enfants scolarisés ou des témoignages sur certains forums, je dirais plutôt qu’il est assez rare qu’un enfant de 3 ou 4 ans exprime le besoin de passer 6 heures par jour, 5 jours par semaine, sans ses parents. Ça arrive, mais c’est rare.
En général, c’est plutôt le contraire qui se produit.
Et curieusement, lorsque l’enfant manifeste le besoin de rester avec eux et qu’on l’emmène à l’école contre son gré, il n’y a pas grand-monde pour protester contre le non-respect de ce besoin-là.

2. Que l’enfant ait besoin de temps sans ses parents n’implique pas pour autant qu’il ait besoin d’en passer avec un(e) instit’ + 20 ou 30 autres enfants. ^^

3. Mais surtout, si l’on y réfléchit 2 secondes, cette phrase n’a aucun rapport avec la choucroute. Les enfants nonsco connaissent d’autres personnes que leurs parents. Je sais, c’est à peine croyable mais c’est la vérité. Tenez-vous bien, encore plus fort, leurs parents poussent parfois l’audace jusqu’à les laisser en compagnie d’autres personnes sans eux.
Si si. Promis.
Par exemple, moi, régulièrement, je sors Fiston de son placard et le confie plusieurs jours à ses grands-parents.
Autre exemple récent : lundi dernier, Fiston, un peu patraque, a manifesté l’envie d’aller chez une voisine plutôt que de m’accompagner dans mon périple courses-pharmacie-chantier. La voisine ayant accepté une possible contamination, je l’ai laissé là-bas et quand je suis revenue, il m’a accueillie par un « je veux rester ici. »
En bonne mère IEF, je l’ai pris par la peau du cou, l’ai ramené fissa à la maison et l’ai privé de sorties pour un mois.
Ah non, en fait. Je suis rentrée chez moi en me frottant les mains, en ai profité pour regarder 2 épisodes de ma série du moment en boulottant une compote crue, me suis bien détendue, et suis retournée le chercher en début de soirée. Il était ravi de son après-midi – passé à jouer sur l’ordi, à manger des gâteaux et à piloter un tout neuf robot-aspirateur juste sorti de sa boîte -, moi aussi, et la voisine aussi – surtout que sa maison était toute propre. ^^
Rebelote le lendemain, il a voulu y retourner tout l’après-midi.
Quand je l’ai récupéré avant-hier vers 19h, il m’a informée qu’il comptait y retourner vendredi. Et en fait il a envie d’y retourner aujourd’hui. On passera chez elle tout à l’heure pour voir si elle est disponible.

Vraiment, je me demande quelle idée se font certaines personnes de la nonsco…
Peut-être quelque chose comme ça ? ^^