Archives Mensuelles: septembre 2012

Mini-habitat groupé – au jour le jour : rouge…

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Les nouvelles de la semaine 🙂

Lundi : après une nuit de pluie et de tempête, rien de nouveau. On s’y attendait. Il n’empêche : déception. 😥

Mardi : il pleut toujours, on passe le soir à tout hasard. Rien. Ah, si, en fait, il y a des tracés sur la dalle. Soit les maçons aiment jouer à la marelle, soit ça devrait commencer bientôt. ^^

À noter que pour le moment, on ne sait pas encore si ce sera du parpaing ou des briques. Nouveau maçon adoré a bien compris que des briques nous feraient vraiment très plaisir, mais qu’on ne peut pas se permettre de dépenser plus que ce qui est déjà prévu, et il cherche. Suspense.

Mercredi matin : Fiston est déjà installé dans la voiture, je m’apprête à démarrer quand je remarque un message sur mon portable. C’est notre architecte : le coffret électrique de chantier a disparu. Le maçon est sur place mais n’a donc plus d’électricité. Forcément, pour couper les briques, ça va moins bien fonctionner. Il faut leur ouvrir la petite maison pour qu’ils se branchent sur une prise.
En arrivant, je vois les premiers blocs déjà posés : ils sont rouges ! Ce sont des briques ! 😀
Je vérifie auprès du maçon qu’on est d’accord, ça ne sera pas plus cher. En fait c’est un poil plus cher, mais la différence, me dit-il, c’est pour lui. Je ne sais pas si à lui tout seul il va pouvoir rattraper 3 ans de karma pourri, mais en tout cas il essaye. Merci, maçon adoré.
Fiston et moi sommes aux anges. Ça y est, la maison sort du sol. Et Fiston d’y aller de ses pourquoi ? pourquoi ? qu’est-ce que c’est ?, et les maçons de lui montrer des trucs, pendant que je m’abîme béatement dans la contemplation des briques. L’après-midi, nous allons faire fabriquer un double de la clé de la petite maison pour que les maçons puissent avoir du courant même quand on n’est pas là.
Vers 15h, d’un seul coup, c’est le déluge. Des trombes d’eau. Une copine nous a rejoints avec ses 2 enfants, on est dans la véranda, on ne s’entend plus. Les maçons se sont réfugiés dans leur camionnette et ils attendent, en espérant que ça cesse assez vite pour finir de poser la première rangée. 3/4 d’heure plus tard, vu qu’il pleut toujours autant, ils partent.
Plus tard, une fois le ciel bleu revenu, on va tous sur le chantier et c’est l’extase pour les enfants. C’est une vraie piscine, en particulier entre les ébauches de murs. Pour ma part, j’essaye de me concentrer davantage sur les briques que sur la flotte. ^^

Piscine…

Triple plouf !

Jeudi matin : je me réveille au doux son de la pluie. Mais il y a du monde sur le chantier. Fiston se régale à voir poser la 2e rangée de brique, avec un mortier marron-rouge, en couche très mince – donc moins d’eau utilisée. C’est bien différent de la pose des parpaings. Il veut toujours être maçon, et il surveille les moindres faits et gestes des nôtres.

Ce matin : réunion de chantier prévue à 9h30 comme d’habitude. Le Barbu a pris sa journée, un RTT qui traînait dont il profite pour voir comment ça se passe. On a tous du mal à se réveiller, mais on est sur place un peu en avance.
C’est beau. 🙂

9h20 : découverte de l’état d’avancement du chantier.

Un coucou de la (future) salle de jeux 🙂

Entre les murs, c’est encore bien inondé.

Les maçons arrivent et se mettent au travail, mais à 9h45, toujours personne d’autre. J’appelle l’architecte : la réunion a été déplacée à 14h et il a oublié de nous mettre en copie du mail. ^^
Heureusement qu’il fait beau, et que Naë et Loulou vont nous rejoindre en fin de matinée.
14H : réunion. On arpente le chantier dans tous les sens, on mesure, on discute, on se fait des frayeurs parfois mais ça s’arrange toujours. Loulou et Fiston s’installent à côté d’un plan pour mener leur propre réunion ou s’amusent à courir entre les murs, quand ils ne sont pas dans une voiture en train de se « conduire » – chacun son tour – à « Ciel Pouf », une aire de jeux – imaginaire – de leur invention, ou à la gare, ou à Toulouse.

Loulou s’éclate dans le « labyrinthe » de briques.

Hum, voyons un peu ce plan…

Cher confrère, que pensez-vous de l’emplacement de cette baie vitrée ?

Les parties communes prennent vraiment forme, on se rend mieux compte des volumes.

L’enfilade bureau de la maison d’édition – toujours sous l’eau, mais le mur de gauche a monté de quelques rangées -, buanderie, cellier, et chambre d’amis.

Vue depuis le logement Est

Vue depuis le logement Ouest

À suivre 🙂

Le 4e dimanche de septembre…

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Les victimes de la chasse en France :

Saison 2009-2010* (source) : 174 accidents de chasse représentant 183 victimes (dont 25 non-chasseurs). 19 morts, 84 accidents graves, 80 accidents légers.
Les victimes non-chasseurs concernées : 10 promeneurs, 5 personnes dans le jardin d’une habitation, 4 cyclistes, 2 ramasseurs de champignons, 1 jogger, 1 automobiliste, 1 bûcheron et 1 observateur.

Saison 1998-1999 (source) : d’après une enquête (la dernière en date) réalisée auprès de 105 126 chasseurs et concernant 39 des 91 espèces chassables, le tableau de chasse s’élèverait à environ 30 millions d’animaux tués au fusil, dont 12 à 15 millions sont des animaux lâchés – pour le plaisir de faire joujou avec un gros fusil -, alors que d’autres animaux succombent par d’autres méthodes (piégeage, déterrage, chasse à courre…). Nul doute qu’il faut y ajouter le nombre des oiseaux blessés non retrouvés (souvent non recherchés) que l’on peut évaluer empiriquement de 15 à 30% du tableau initial.
Et l’enquête n’a donc concerné qu’une partie des chasseurs et qu’une partie des espèces concernées.

Pour en savoir plus et dans un souci d’équité (*tousse*), je vous conseille la lecture du Petit Livre vert, année 2008**, édité par la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) à l’usage de ses chasseurs chéris confrontés aux « forces du mal » (sic, cf. p. 28) représentés par les défenseurs des animaux en général et les végétaliens en particulier.

Sentez-vous un petit frisson vous parcourir ? C’est normal. Vous êtes sur le blog de 2 végétaliennes, après tout.

Extraits choisis :

Manifestement, derrière le «bien-être» animal, se cachent les tenants de la «deep ecology» et du végétalisme le plus intolérant. Une rupture grave de l’équilibre entre l’homme et l’animal.
Il est temps qu’une voix s’élève pour rappeler à la raison, notamment en réaffirmant la place de chacun, homme et animal. Que cette voix soit celle du chasseur n’est pas vraiment étonnant : homme de nature depuis la nuit des temps, observateur attentif des lieux de vie de l’animal, ce naturaliste connaît les règles d’équilibre entre les hommes, les animaux et la nature. Il a instauré, depuis des siècles, une véritable complicité avec les animaux qui lui permettent d’exercer sa passion : chiens, oiseaux appelants, furets, etc.
Ce Petit livre vert 2008 relève un double défi majeur : faire prendre conscience à chacun de la machine infernale qui est en marche afin de l’arrêter, pour le bien-vivre de tous, hommes et animaux ; promouvoir une écologie humaniste dont le chasseur reste le garant. (p. 3)

Les mots sont le reflet des pensées qu’ils expriment. Pour nous endoctriner, les zoolâtres ont réinventé un langage. (p. 18)

Pour identifier les forces du mal, rien de plus simple : sur le principal moteur de recherche Internet, tapez quelques termes choisis comme : antispéciste, végétalisme, libération animale, bien-être animal… (p. 28)

* J’ai choisi de prendre les chiffres 2009-2010 et non 2010-2011 pour l’unique raison que ces derniers ne sont pas aussi détaillés.
** L’année est choisie avec une légère pointe de malice, par contre.

Bonne lecture ^^

— rajout du lendemain : eh bien ça n’a pas tardé, déjà 3 morts humaines pour ce week-end 😦

Mini-habitat groupé – au jour le jour : À la faveur de l’automne

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Ça y est, la dalle est coulée 😀

Hier, Fiston et moi avons passé la journée sur le chantier, à observer le ballet des toupies.
Il en fallu une dizaine environ pour couler la dalle.

Et aujourd’hui, Fiston et moi étions en avance à la réunion de chantier (ou plutôt semblant de réunion, vu qu’à part l’architecte et nous, seul l’électricien s’était déplacé :/), pour avoir le plaisir d’admirer la dalle et, pour Fiston, d’être le premier à marcher courir dessus 🙂

Mini-habitat groupé – au jour le jour / IEF

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C’est vendredi : ce matin, réunion de chantier, comme d’habitude.

Fiston et moi étions un peu en manque de sommeil, et juste avant de partir, déjà à la bourre, Fiston a laissé tomber son verre qui s’est cassé en pas mal de morceaux.
Grosses larmes, Fiston inconsolable.
Moi, bêtement, je lui disais « mais ce n’est pas grave, mon chéri, ça arrive », histoire qu’il ne pense pas que j’allais « être pas contente » (eh oui, c’est toujours un sujet très sensible chez nous, l’ultra-sensibilité de Fiston à mon mécontentement)… sans réaliser que Fiston était juste très triste d’avoir perdu un de ses verres.

Bref. Câlin rapide, je l’envoie grimper dans la voiture – et me la piéger, comme d’habitude – pendant que j’éponge le lait de riz en laissant le verre par terre, pas le temps de ramasser maintenant. Je retrouve un Fiston installé dans son siège, toujours en pleurs, mais aussi en mode « pourquoi ». Pourquoi les morceaux de verre, on dirait des glaçons maintenant ? Est-ce qu’ils vont être froids, tout à l’heure, comme des vrais glaçons ? Pourquoi j’ai laissé tomber mon verre ?

Fiston reste tout chagriné pendant le trajet. 5 minutes avant d’arriver, je lui demande si la réunion va bien se passer en lui rappelant que c’est super important que je puisse écouter tout ce qui se dit. Réponse de Fiston : « Oui, maman, je pleurerai sans faire de bruit. »
Arg…
« Tu sais, mon chéri, même si c’est important que j’écoute, ça ne m’empêche pas de te prendre dans mes bras pour que tu ailles mieux.
— Non, je vais pleurer, mais sans bruit, la bouche fermée. »

Bon, bon, bon. 😦
Au final, le temps d’arriver et de rejoindre le maçon et l’architecte sur le chantier, Fiston était redevenu tout joyeux. Il leur a serré la main, on est revenus vers la véranda pour regarder les plans et il a dessiné tranquillement sur un cahier pendant ce temps, en nous expliquant parfois ce qu’il faisait et en faisant rire tout le monde. Notamment quand il a fait le portrait de l’architecte, avec des grands yeux, les cheveux en bataille, un sourire jusqu’aux oreilles et un T-shirt bleu, fidèle à celui de son modèle.


Je voyais le maçon lui jeter des coups d’œil de temps en temps : il a découvert il y a 2 jours que Fiston était non-sco (et végétarien, aussi, les 2 d’un coup mais il ne s’est pas évanoui d’horreur, il a juste posé 1 ou 2 questions), et je pense qu’il était un peu curieux, à sa façon discrète.

Question instruction, même si pour le moment il n’a encore rien répété, Fiston a dû enrichir son vocabulaire dans la catégorie gros mots, style « merde » (qu’il maîtrise déjà depuis un bout de temps grâce à moi, cela dit, même si on lui demande de réserver ça pour quand on est entre nous) et « putain » : l’architecte se reprenait à chaque fois, mais ça avait l’air plus fort que lui. ^^

La réunion en elle-même s’est bien déroulée, rien de vraiment neuf à signaler. Un chouia de retard parce que les plombiers, qui sont en train de passer les tuyaux avant le coulage de la dalle, n’ont pas tout ce qu’il leur faut et donc ne reprendront que lundi. Mais ça avance. Coulage de la dalle en fin de semaine prochaine, début de la maçonnerie des pièces communes la semaine suivante, et pour la partie bois, on attend que ça sèche un peu plus.

Tranchées : si on était une fourmi, voilà l’impression qu’on aurait…

Pose des tuyaux : avant…

… et après.

Après la réunion, Fiston et moi sommes allés acheter du terreau et des étiquettes pour faire des semis dans les jardinières de la véranda (façon potager en carrés). Épinard, mâche et chou chinois (semences Kokopelli) ont rejoint les radis en train de pousser depuis déjà une semaine et le noyau de pêche de vigne planté hier.
Fiston a semé avec moi, tassé la terre sur la mâche, arrosé, écrit les noms sur les étiquettes et planté ces dernières.

Nos radis

et nos semis du jour, dûment étiquetés.

De retour, observation du verre cassé qui ressemble à des glaçons, passage de balai pour moi, et ramassage par Fiston à l’aide d’une balayette et d’une petite pelle.

Ce fut une matinée bien remplie.