Archives Mensuelles: juillet 2012

Végétalisme évolutif

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Ma façon de m’alimenter n’a pas cessé d’évoluer depuis mon passage au végétarisme puis au végétalisme (bientôt 1 an pour ce dernier).

Au début, j’ai fait beaucoup d’essais, de tests, j’ai pris des kilos avec gourmandise, j’ai aussi beaucoup tapé dans certains produits tout faits, certains simili-carnés, que ce soit pour le Barbu, pour Fiston, ou pour moi, par curiosité personnelle. Ou juste pour des questions de manque de temps. À une époque, il était impensable pour moi de ne pas avoir en permanence dans le frigo des saucisses soja Taifun, du tofu fumé, du fauxmage Vegusto (qui fond) ou autre, de la crème (soja, avoine, riz), du seitan maison,.. Je faisais beaucoup de gâteaux, de tartes, de muffins… Bref, j’étais dans une optique de découverte mais aussi de remplacement (flammenkueches, pizzas, bouchées à la reine, bolognaise, croque-monsieurs…), doublée sans doute d’une volonté plus ou moins consciente de prouver que les végétaliens ne mangent pas que des graines.
Non mais. 😛

L’évolution s’est faite doucement et naturellement, mais je constate qu’aujourd’hui, je ne mange plus du tout comme aux débuts de ce blog. Je me régale toujours, je teste toujours des recettes, mais je n’utilise quasiment plus que des produits frais, dont beaucoup que j’ai cueillis moi-même, et non transformés (je mange encore de temps en temps des trucs à base de soja, quand même, mais beaucoup moins souvent et en quantités bien inférieures). Beaucoup de légumes (et souvent crus), de fruits, de noix, de légumineuses. Petit à petit, j’ai arrêté la pâtisserie. Il m’arrive encore d’en faire, pour le Barbu ou pour Fiston, ou quand on reçoit des amis, mais en général je n’y touche même pas, l’envie n’y est plus. J’ai laissé tomber les gâteaux végétaux dont j’étais friande (comme par exemple ceux-ci ou ceux-là).
Le seul dessert dont j’avais encore envie jusque récemment, c’était des fruits. Et du chocolat. ^^

Depuis quelques semaines, je constate une nouvelle évolution : je mange toujours des fruits, plus qu’avant d’ailleurs, mais plus en dessert. Je savais depuis longtemps que c’était meilleur pour la digestion de les manger avant ou à distance des repas, mais je ne comptais pas spécialement adopter cette manière de faire : c’est venu tout seul. En ce moment je mange uniquement des fruits frais au petit déjeuner, parfois additionnés de noix (cajou, amandes…) et de fruits secs. Souvent, je me fais aussi un copieux goûter de fruits vers 17h, avec Fiston. Le midi et le soir, je mange souvent un plat unique, parfois une entrée, et ensuite je m’arrête : plus faim.
Le chocolat, je l’aime toujours, mais ma consommation s’est également effondrée. Avant, j’avais toujours 2 ou 3 tablettes d’avance dans mes placards. J’en ai racheté une il y a 10 jours (après plusieurs semaines de stock épuisé, je n’y pensais tout bonnement pas), j’ai dû en manger un carré depuis, avec plaisir, mais voilà, je ne suis plus droguée comme avant. Confitures, pareil.
En général, on peut dire que le sucre de betterave ou de canne – dont je n’étais déjà pas très fan auparavant – se fait très, très rare, voire inexistant.
Crème végétale et margarine, fidèles alliées de mes débuts, ont elles aussi disparu de mon assiette. Sans regrets. Par contre je fais appel avec bonheur à toute une panoplie d’huiles végétales : olive, noix, chanvre, pépins de raisin, argan, sésame pour mes préférées à l’heure actuelle.

Question boisson, j’aime toujours les laits végétaux mais il est vrai que j’en fais moins qu’avant. Je repasse de plus en plus à l’eau. Le jus de fruits, à moins qu’il soit fait maison, ne me tente plus.

Ça a l’air un peu austère, dit comme ça. Pourtant, non seulement je me régale encore plus qu’avant, mais je me sens une pêche phénoménale. 🙂

Bonus de ces derniers jours, que j’aimerais bien voir confirmer : mon asthme a l’air de bien mieux se porter lorsque je vire le gluten. Je ne serais pas la première chez qui les 2 sont liés, mais je n’avais jamais eu le « courage » jusque-là de tenter le coup. Mais comme j’apprécierais grandement de ne plus devoir m’envoyer une bouffée de corticoïdes dans les bronches tous les soirs, je vais essayer une éviction complète pendant quelques semaines pour voir si cela se confirme.

Mais concrètement, me direz-vous, ça donne quoi ? Quand on vire la viande, le poisson, les oeufs, le lait, le miel, le fromage, et les simili-carnés/fromagés, et en plus tout ce qui contient du gluten, il reste quoi ? o_O

Je termine donc ce billet avec quelques exemples de repas.

Petits déjeuners : fruits, donc, souvent en salade, à composer en piochant dans les pêches, abricots, fraises, framboises, cerises, groseilles de saison…

Goûters : le plus souvent des fruits, donc, parfois des légumes (radis, tomates) ou un verre de soupe de concombre froide à la menthe s’il fait très chaud. Mais aussi parfois :

  • pain sans gluten et pesto de radis ou d’orties / tartinade au brocoli.
  • tofu aux olives vertes, sandwich pain sans gluten-purée de noix de cajou-tomates séchées (une tuerie).
  • pain des fleurs au quinoa (sans gluten) et caviar d’aubergine.

Déjeuners / dîners :

  • haricots cornille cuits dans du bouillon de légumes + ail + échalote + qq morceaux de gingembre confit + 2 clous de girofle + tomates séchées (maison, yeah, c’est à nouveau la saison et j’en abuse un peu en ce moment) + riz, + levure maltée au moment de servir.
  • poêlée de tofu fumé + ail + tomates, suivie d’un sandwich purée de cajou-tomates séchées (eh oui, encore).
  • 2 tomates fraîches en rondelles avec un filet d’huile de sésame + graines de sésame + basilic frais, suivies d’une poêlée de tempeh (4 tranches) + 1 grosse échalote + qq raisins sec + amandes + noix de cajou, à l’orange (jus de 2 oranges). J’en bave encore, tellement le goût était explosif.
  • salade composée de dés de courgette et concombre, rondelles de radis, queue d’oignon ciselée (chez moi ça remplace la ciboulette), dés de tofu fumé, boutons de pissenlit au vinaigre, feuilles d’oseille ciselées, petits pois, sauce yaourt soja maison, vinaigre balsalmique, un chouia d’huile d’olive, sel, poivre, levure maltée, et des graines de sésame pour couronner le tout. (NB : tous les légumes sont crus).
  • riz avec curry de pois chiches (pois chiches, curcuma, pâte de curry jaune, tomates fraîches et séchées, oignons blancs et leurs queues, 1 gousse d’ail, un peu d’huile de sésame, 1/4 de concombre en dés, quelques morceaux de céleri-branche, gingembre confit, lait de riz, bouillon de légumes, poivre).
  • radis + pesto de radis, poêlée de légumes (oignons blancs et rouges, ail, chou-fleur, tomates, concombre, haricots « beurre », aubergine, pommes de terre, huile olive), basilic.
  • brocoli cru avec sauce cajou-tomates (noix de cajou, tomates séchées, ail, huile de chanvre, moutarde à l’ancienne, yaourt de soja : le Barbu a tellement aimé que j’ai cru un moment qu’il n’allait rien me laisser), suivi d’une laitue au vinaigre balsalmique et huile d’olive.
  • un reste de lentilles corail – oignons blanc – brocoli – tomates – gingembre – curcuma en salade avec de la feuille-de-chêne rouge, tomate Andine cornue (variété que j’adore) et concombre, assaisonnement huile de sésame et d’argan, vinaigre balsalmique, ail et oignon blanc, le tout saupoudré de graines de sésame.

Mini-habitat groupé – au jour le jour : 1 maçon, 2 maçons

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Après plus d’un mois et demi de chantier bloqué, et quelques crises de nerfs et pétages de plomb dans les oreilles de notre architecte, nous changeons de maçon. Au grand soulagement de tout le monde, y compris de maçon n°1 qui ne savait plus quoi faire de ce terrain (pas terrible il est vrai) dans les conditions météo actuelles (archi-pourries il est vrai) et s’embourbait au propre comme au figuré. Il s’est montré soulagé et fair play. Malgré notre insistance à lui payer ce que nous lui devions, il nous fait cadeau de tout : les 2 jours de boulot sur le terrain, les plans d’exécution, les plans béton… Il reprend seulement une partie du matos.

Maçon n°2 est déjà trouvé et dans les starting blocks. Gros avantage supplémentaire pour nous : il travaille tout le mois d’août, alors que l’autre fermait 3 semaines.
Avec un peu de chance, nous allons pouvoir rattraper un chouia le retard accumulé. J’ai dit « un chouia » : nous ne croyons plus vraiment à un emménagement pour 2012, même si le beau temps de ces derniers jours se maintient. Mais 3 semaines, c’est toujours bon à prendre.

Rembobinage arrière : nous en sommes, pour ce projet, à 2 architectes, 3 notaires et maintenant 2 maçons. On va essayer de s’arrêter là…

La suite, c’est là.

Tartinades diverses

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Des amis qui débarquent pour l’apéro à l’improviste ? La flemme de cuisiner un vrai repas ?

La tartinade est votre amie. Facile – et rapide en général – à réaliser, conviviale, délicieuse sur du pain grillé ou autre toast, souvent économique, elle a tout pour plaire.

Voici quelques-unes de mes recettes favorites (je ne donne pas les proportions, c’est toujours pifométrique, à vous d’ajuster selon vos goûts.) :

  • Le pesto : le principe est toujours le même. Des feuilles, de l’huile, du jus de citron, de l’ail, du poivre, de la levure maltée, des pignons de pin (avantageusement remplacés chez moi par de la purée de noix de cajou, ou directement des noix de cajou mixées avec le reste), et éventuellement du sel.
    J’ai déjà publié sur ce blog la recette du pesto de fanes de radis, je vous conseille également le pesto d’orties ! Attention, à moins d’utiliser des orties blanches (qui ne piquent pas), il faut impérativement un mixeur pour cette recette, afin d’éviter de vous piquer la langue avec des morceaux de feuilles qui seraient restés intacts. Veillez également à ne cueillir que des jeunes feuilles d’ortie (celles du haut), les vieilles risquant d’avoir un goût désagréable et de contenir du carbonate de calcium irritant pour les reins. Dernier conseil pour ce pesto : il s’oxyde (en noircissant) assez rapidement, donc à préparer au dernier moment, ou alors le recouvrir d’une couche d’huile pour le préserver de l’air. Mais ça vaut le coup, c’est délicieux. 🙂
    NB : pour tout savoir sur l’ortie, un très bon blog : Urticamania.
  • Le caviar d’aubergine : plus long à préparer, car il faut faire cuire l’aubergine. Personnellement, je la coupe en morceaux que je mets au cuit-vapeur pendant une vingtaine de minutes. Ensuite, mixer (en laissant la peau si vous en aimez le goût et si votre aubergine n’est pas traitée) avec un peu d’huile (olive, noix, chanvre, sésame… selon vos goûts), du vinaigre balsalmique, du jus de citron, de l’ail, du poivre.
  • La tartinade au tofu : pour utiliser vos restes de tofu fumé, rosso, à l’olive, nature… Mixer le tofu avec un peu d’huile, de la levure maltée, des épices. Vous pourrez ajouter à cette base des tomates séchées, du maïs, un oignon blanc, des noix de cajou… Liste non exhaustive.
  • La tartinade au brocoli : vous avez acheté et mangé un magnifique brocoli, que faire des restes de tiges / trognon ? Une fois cuits à la vapeur et mixés avec des tomates séchées, de l’ail et du poivre, ils vous donneront une tartinade goûteuse et étonnamment « crémeuse ».
  • Pâté végétal aux champignons. NB : je n’ai jamais mis d’agar-agar dans cette recette, et c’est impeccable.
  • Tartinade au poivron. Mixer 1 poivron rouge, 1 càs d’huile d’olive, 1 gousse d’ail, 1 càs de purée de noix de cajou, une poignée de ciboulette ou de queues d’oignon.

Bon appétit ! 🙂

Kokopelli, ou la biodiversité sacrifiée

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Pour ceux qui ne connaissent pas Kokopelli, il s’agit d’une association à but non lucratif fondée en 1999.

Les militants de l’association œuvrent pour la Libération de la Semence et de l’Humus et la Protection de la Biodiversité alimentaire, en rassemblant tous ceux et toutes celles qui souhaitent préserver le droit de semer librement des semences potagères et céréalières, de variétés anciennes ou modernes, libres de droits et reproductibles. Et en rassemblant aussi tous ceux et toutes celles qui souhaitent continuer à chuchoter, à l’oreille de leurs voisins, les recettes des purins de plantes (ortie, prêle…) et d’autres ingrédients naturels et peu onéreux, sans se voir accusés de concurrence déloyale envers les multinationales vendeuses de poisons, celles qui s’auto-qualifient de « sciences de la vie », celles-là même qui détruisent inexorablement et impunément la biosphère, incluant l’humanité, depuis des dizaines d’années, celles-là même qui ont fait de notre belle planète, la Terre, une poubelle génératrice de cancers.

Autrement dit, quand on a envie de biodiversité dans son potager, c’est vers Kokopelli qu’on se tourne.

Mais voilà, ça ne plaît pas à tout le monde (et en particulier à la concurrence), du fait notamment qu’un certain nombre de variétés vendues par Kokopelli ne figurent pas au Catalogue Officiel. Pourquoi ? Réponse, extraite de la page Retour sur un procès perdu, sur le site de Kokopelli, qui résume l’affaire dans son intégralité.

Pourquoi les variétés commercialisées par KOKOPELLI n’étaient-elles donc pas inscrites au Catalogue Officiel ? En vérité, ce catalogue, qui fait la part belle aux variétés « modernes » non reproductibles et protégées par un droit de propriété intellectuelle, pose des conditions à son accès qui le rendent incompatible avec les caractéristiques mêmes des variétés vendues par l’association. Ces conditions sont, pour les espèces potagères, au nombre de trois : Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Si les variétés anciennes conservées par Kokopelli sont bien distinctes, elles ne sont, en revanche, ni homogènes ni stables. En effet, leur patrimoine génétique n’est pas strictement identique et, par conséquent, les plants et fruits qui en sont issus ne sont pas exactement les mêmes. De plus, la base génétique de ces variétés, dites également « de population », est très large, car elles sont le fruit de nombreux croisements entre individus. Si ceci leur confère une capacité d’adaptation et d’évolution au fil du temps et selon les terroirs, cela signifie également que ces variétés ne sont pas définitivement « fixées ». Leur stabilité, au sens de la réglementation, n’est donc pas assurée.

Les variétés de Kokopelli ont par ailleurs le désagréable avantage d’être librement reproductibles, même si ce critère n’a rien d’officiel. En outre, il n’est pas inutile de préciser que les tarifs d’inscription au Catalogue sont prohibitifs (500 €en moyenne pour chaque variété, sans compter les droits annuels à payer pour les différents types d’examens obligatoires). […]

Au-delà de toute désobéissance civique, ce sont donc bien les conditions d’inscription au Catalogue Officiel, faites pour des types précis de semences uniquement, qui rendent impossible l’inscription des semences de KOKOPELLI au Catalogue. Sont-elles pour autant inintéressantes sur le plan agricole, commercial, ou nutritionnel ? Pas du tout, car leurs utilisateurs les plébiscitent, pour leur diversité de formes et de couleurs, leurs qualités gustatives, leurs richesses nutritionnelles, leur résistance aux maladies, leur résilience et leur productivité. La protection des consommateurs exige-t-elle alors que cette collection de variétés soit interdite à la vente ? Encore moins, dans un contexte d’érosion généralisée de nos ressources phytogénétiques, et alors que les variétés anciennes présentent de véritables atouts pour faire face aux changements climatiques. De plus, il faut préciser que les conditions d’inscription au Catalogue n’ont rien à voir avec les exigences strictement sanitaires auxquelles les semences doivent satisfaire.

Malgré les conclusions de l’avocat général qui s’était rangé aux arguments de l’association, la Cour Européenne de Justice a tranché en faveur de la productivité au détriment de la biodiversité, et l’association Kokopelli est en péril.

Le communiqué de Kokopelli est .

Si vous pensez comme moi qu’il est important de garder la possibilité d’acheter des semences de plantes potagères qui ne soient pas uniquement de tristes clones, toutes semblables avec la même forme, le même goût et zéro adaptabilité, et si vous vous contrefichez des Catalogues Officiels qui veulent régir ce qu’on fait pousser dans son jardin, vous pouvez signer une pétition de soutien ici (édit du 21/07 : la pétition vient d’être fermée, je ne sais pour quelle raison).

La consommation sur la planète en un clin d’œil

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Impressionnant, non ?

2 remarques :

1/ Je ne sais pas vous, mais il y a des familles qui me font peur. Et pourtant, je sais qu’à certaines périodes de ma vie, j’ai mangé et bu un peu pareil : beaucoup de saloperies industrielles dans des emballages à gogo. Contente d’en être sortie.
En revanche, les tables du Guatemala et de l’Inde me mettent l’eau à la bouche 🙂

2/ Je trouve que cette série de photographies oppose un beau démenti à l’argument : « oui, mais être végé, ça coûte cher / c’est un problème de bobos ». ^^

Pétition : soutenir l’école des Amanins

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Texte de la pétition :

La disparition subite du principal mécène de l’école met en danger son action. Son soutien nous permettait de proposer des frais d’inscriptions accessibles afin de ne pas faire de cette école un projet éducatif élitiste.

L’inspection académique a reconnu cette école comme conforme pour un contrat « école privée sous contrat simple avec l’état ». Cependant, elle ne semble pas décidée à ouvrir un poste financé pour l’école pour l’année scolaire 2012/2013.

Cette pétition à pour objectif de convaincre les instances concernées de nous aider à pérenniser l’école en accélérant sa reconnaissance en école privée laïque pour la rentrée 2012 et obtenir ainsi le financement du poste de la directrice de l’école du Colibri Isabelle Peloux par l’éducation nationale pour la rentrée 2012.

Pour signer la pétition, c’est ici.
Pour en savoir plus sur cette école et le projet global dans lequel elle s’inscrit, c’est .

Engrenages

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Fiston est fasciné par les engrenages, depuis longtemps. Que ce soient ceux des vélos, ceux des petites voitures qu’il admire quand on les démonte, ceux des machines à coudre… Il adore.

Il y a 6 mois environ, je lui avais dégoté ce jeu : Kaleido Gears.

Fiston était très content. Il a pu faire des expériences : un engrenage en entraîne un autre en sens inverse. Si on fait un circuit fermé avec 3, 5, 7…  engrenages, ça bloque. Avec 4, 6, 8…, ça fonctionne. Mais à l’époque, il avait souvent besoin de notre aide pour les fixer (les grands, notamment, ne sont pas hyper évidents à installer, pour un petit. Même pour un adulte, parfois).
Cerise sur le gâteau, sur les grands engrenages sont collés des autocollants pour créer des illusions d’optique lorsqu’ils tournent.

Fiston a joué avec ses engrenages pendant 2 ou 3 semaines, puis les a rangés.

Le mois dernier, je lui ai montré des vidéos des machines d’Arthur Ganson – si vous ne connaissez pas ce monsieur dont je suis fan, je vous conseille sa présentation sur TED. Il a adoré. Et, je suppose qu’il y a un lien de cause à effets, quelques jours plus tard il a ressorti le fameux jeu des engrenages.
Depuis, quasiment tous les jours il fait de nouveaux circuits, plus ou moins sophistiqués. Il s’éclate, il fait tourner ses machines infernales en décrivant ce qui se passe et en expliquant aux chats qu’il a fabriqué ça pour leur faire de l’air parce qu’ils ont trop chaud (explication du jour).

Un jeu à conseiller.

Documentaire : Adieu veau, vache, cochon, couvée

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Un documentaire de Béatrice Limare
Une production Cinétévé, avec la participation de France Télévisions, de la RTS et du CNC

Il n’y a pas si longtemps, la viande était un aliment rare et exceptionnel. Comme le sont encore aujourd’hui le caviar et la langouste, comme ne le sont déjà plus le saumon fumé ou les fraises en hiver !
Aujourd’hui, la viande s’est banalisée. Plus accessible, pré-conditionnée, surgelée, sur tous les étals, elle s’est transformée en quelques dizaines d’années en un produit omniprésent, un produit de grande consommation.
Pour être produite en quantités suffisantes la viande a nécessité une révolution profonde de l’élevage. De traditionnel, il est devenu intensif et industriel. Avec des contraintes de rendement telles que beaucoup d’élevages sont devenus de simples usines. Des éleveurs aveuglés par la productivité qui en arrivent à oublier les animaux et ne voient plus que des protéines sur pattes. Des usines qui confinent les animaux dans des chaînes de production de composants nécessaires à l’industrie agroalimentaire. Mais ces usines, soumises à un système industriel lié aux impératifs du marché, sont devenues pour beaucoup d’animaux une immense fabrique de souffrance. Ces usines à viande mettent en œuvre toutes les techniques, tous les moyens les plus efficaces, les plus rentables pour produire les animaux nécessaires à notre immense appétit de viande. Mais à quel prix ?

Documentaire visible (pour combien de temps, je l’ignore) ici.

Des animaux, des enfants et des hommes – 1

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J’ai pas mal lu, ces derniers temps. Et notamment, au rayon « animal », Lait, mensonges et propagande dont j’ai déjà parlé, Bidoche de Fabrice Nicolino, Un éternel Treblinka de Charles Patterson.
J’ai relu ensuite ce dernier livre en parallèle avec Oui, la nature humaine est bonne ! et La Fessée (Olivier Maurel), deux livres sur la violence éducative ordinaire. Troublant et passionnant. Et depuis, je réfléchis.

Je prévois d’écrire une série de billets issus de mes cogitations. Sachez pour le moment que tous les livres cités plus haut sont hautement recommandables, même si j’aurais un certain nombre de reproches à faire à Bidoche sur la forme – le fond, lui, est hyper intéressant.

En attendant, j’ai relu encore une fois Un éternel Treblinka, j’ai pleuré une troisième fois, et suite à deux phrases qui m’ont marquée (parmi quelques centaines), j’ai pris une décision : ne plus être passive (même si ça me rend chiante ^^).

La première phrase provient du fondateur du musée de l’Holocauste, à Washington. Il avait extrait de son étude de la Shoah les trois commandements suivants :

Tu ne seras pas un bourreau ; tu ne seras pas une victime ; tu ne seras pas un témoin passif.

La deuxième est d’Henry Spira, un rescapé de la Nuit de cristal et militant pour les animaux de ferme.

[à moins de] croire au fascisme – c’est-à-dire que le pouvoir donne tous les droits – on n’a pas le droit de faire du mal aux autres.

J’en ai fait un clip axé sur les animaux d’élevage. Ne pouvant – à mon grand regret – l’inclure directement ici,  je vous mets le lien à la fin de ce billet.
Remarque préalable : à partir de la fin de la deuxième minute, ça devient pas évident à regarder. Mais, comme le dit Gary Yourofsky (je paraphrase un peu), ce que nous trouvons bon pour notre estomac ne devrait-il pas être également bon pour nos yeux ?

Clip : les animaux d’élevage.

Documentaire Arte : Du poison dans nos vêtements

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Rita Lemoine ne se doutait pas que ses chausssures neuves contenaient du diméthylfumarate, fongicide qui lui a provoqué une réaction cutanée spectaculaire et des paralysies musculaires. Depuis 2009, ce produit est interdit dans l’UE, mais de nombreux objets importés, notamment de Chine, échappent aux contrôles. Si en Asie, le chrome, les pigments et le chlore font toujours autant de victimes dans les tanneries, les travailleurs européens du textile ne sont pas non plus épargnés. Ainsi Frauke Driessen, qui a repassé pendant dix ans des jeans pour une grande marque de vêtements, est tombée malade suite à la présence dans son sang de dichlorométhane, substance cancérigène également présente dans son usine…

Documentaire disponible pour quelques jours ici.