Archives Mensuelles: mai 2012

Mini-habitat groupé – au jour le jour : …

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Ça y est, le chantier est ouvert 😀

La suite, c’est là.

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Famille Rodriguez-Martin : en attendant le 22 mai…

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La suite du combat de cette famille contre les abus de l’Éducation Nationale, dans un nouveau film toujours aussi plein d’humour : Instruction en famille – retour vers le passé.

Prenez également connaissance de leur appel à la désobéissance à la circulaire n°2011-238 du 26-12-2011 (rappelons qu’une circulaire n’a aucune valeur légale).

Et toujours, le site Hors des murs pour suivre l’actualité de la famille Rodriguez-Martin ainsi que de 3 autres familles en guerre avec l’ÉN.

Mini-habitat groupé – au jour le jour : quand ça vient, ça va mieux !

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Les nouvelles toutes fraîches :

Nous sommes depuis quelques heures propriétaires de la petite maison et des ronces qui l’entourent de la 2e moitié du terrain. On n’en parlait plus sur ce blog, et à peine entre nous tellement on en avait marre des contretemps – et aussi de peur de nous porter la poisse -, mais cette fois-ci, c’est signé. Le Barbu, Fiston et moi avons passé la fin de l’après-midi à commencer à nettoyer, aussi bien le dedans que le dehors : aspirateur dedans pour le moment, et dans le jardin dégager au moins un passage pour pouvoir faire le tour de la maison sans s’étaler 40 fois à cause des ronces et du lierre qui font des croche-pattes, de la mousse qui glisse, sans se piquer aux orties, et sans se prendre des tonnes de branches dans la figure. Y a beaucoup, beaucoup de boulot en perspective (cela fait 7 ans que la maison et le terrain sont à l’abandon, ce qui donne à l’ensemble un petit air de La Belle au bois dormant), mais depuis le temps qu’on attendait ça, on ne va pas se plaindre. ^^

Pour ce qui est de la future maison : les travaux sont censés commencer la semaine prochaine. Oui, je sais, on nous l’a déjà fait. Mais en tout cas le maçon existe, on l’a vu, il nous a vus, on va donc dire qu’il y a du progrès.

Pour fêter ça, dès ce soir j’entame un challenge de 21 jours sans râler. ^^

La suite, c’est là.

Journée de la non-violence éducative

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C’était hier la 9e édition de cette journée, organisée comme chaque année par la Maison de l’enfant.

De quoi s’agit-il ?

Le 30 avril 2012, comme tous les 30 avril depuis 2004, nous vous proposons de nous retrouver entre parents, quelle que soit la forme du « rassemblement » pour réfléchir à ce que nous pouvons faire pour élever nos enfants sans coup, sans punition, sans menace et sans chantage.

Je voulais écrire un billet sur ce blog pour l’occasion, mais j’ai laissé passer la date, préoccupée par d’autres choses.

Pourtant, ce matin, Fiston m’a dit quelque chose qu’il me semble intéressant de reporter, pour participer à cette réflexion sur « comment faire autrement », sous-titre « les enfants, même jeunes, peuvent comprendre beaucoup de choses si on prend la peine de leur expliquer ».
Donc avec un jour de retard, voici notre petite pierre à l’édifice.

Contexte :

Fiston – comme nous – est un adepte des plaisanteries. Dans ses plaisanteries, il y a les vraies, celles qu’il nous sort pour rire, et les fausses, celles qu’il prétend faire. Par exemple, s’il veut jeter des cailloux sur la voiture et que, bien évidemment, je ne suis pas d’accord, il va déclarer qu’en fait c’était une « plaisanterie de cailloux ». Bon, pourquoi pas. Et depuis peu, il y a celles qu’il fait tout le temps sans forcément le dire, si bien qu’on ne sait plus vraiment quoi croire. Je crois que c’est la phase de « mensonges » assez typique de cet âge, où l’enfant aime jouer avec la réalité. Très rigolo pour lui. Jusque-là cela ne m’avait jamais dérangée : j’arrivais assez bien à décoder les vrais besoins ou envies de Fiston, que ce soit juste le jeu ou autre chose.

(Exemple typique : je dis à Fiston que j’attends qu’il ait fait pipi pour qu’on aille faire des courses. Fiston, en train de jouer, se tortille tant qu’il peut mais dit « non, je n’ai pas la vessie pleine » quand je lui demande s’il est prêt. Alors que manifestement, elle est prête à déborder, sa vessie. Une fois que je cerne son vrai problème – c’est-à-dire qu’il a envie de continuer à jouer, et pas d’aller faire les courses tout de suite -, il suffit que je lui précise qu’on n’est pas obligés de sortir tout de suite après qu’il a fait pipi, qu’il aura encore le temps de jouer avant, et Fiston se précipite pour faire pipi, puis revient jouer tranquillement.)

Mais ces dernières semaines, cela devenait compliqué. Il ne signalait plus les plaisanteries, ou alors tellement tard que ça ne servait plus à grand chose, sans parler que parfois en fait c’était une plaisanterie de dire que c’était une plaisanterie… Vous voyez le genre.
De plus, depuis quelques jours, Fiston répondait souvent « je te le dis pas, c’est un secret » quand on lui demandait quelque chose (si ça va, s’il a faim, s’il veut sortir, ce qu’il veut faire…). Pratique ^^

Voilà pour le contexte.

Hier après-midi, après une journée où nous avions navigué de plaisanteries en secrets, j’ai commencé à me sentir frustrée et agacée. Fiston venait de me demander s’il pouvait regarder un film sur mon ordinateur, et le temps de réveiller celui-ci puis de lancer le film, je lui ai expliqué mon problème. Je lui ai dit qu’à force, on ne savait plus si on devait le croire quand il nous disait quelque chose. Que c’était embêtant, parce que du coup je commençais à ne plus tenir compte de ce qu’il me racontait puisque je ne savais plus si c’était vrai ou pas. Que bien sûr il avait le droit d’avoir des secrets, il avait le droit de plaisanter, mais que si quand on lui parlait il répondait toujours soit par une plaisanterie (peut-être), soit en disant « c’est un secret », on n’allait plus pouvoir se dire grand-chose. Que j’aimerais que soit il plaisante moins, soit on adopte une sorte de code. On en avait déjà trouvé un dans un cas bien précis : un jour où Fiston avait tout au long de la journée fait semblant d’avoir mal (« Aïe ! »), je lui avais demandé de dire plutôt « Ouille ! » dans ces cas-là, pour ne pas me faire peur tout le temps, et pour que je puisse distinguer la vraie douleur de la fausse. Ce qu’il faisait depuis, lorsqu’il s’en rappelait.

Mon laïus a duré moins d’une minute. Je n’étais absolument pas énervée, mais sérieuse car embêtée par la situation. Fiston, attendant que le film démarre, n’a pas pipé mot, ne m’a pas regardé. Avant de lancer le film, je lui ai simplement demandé s’il avait entendu, il a hoché la tête et je l’ai laissé tranquille.

Et ce matin, donc, pendant qu’il s’amusait dehors, il est venu vers moi et il m’a dit en souriant : « Maintenant je fais moins de plaisanteries et de secrets parce que j’ai compris ce que tu m’as dit hier. »
Effectivement, aujourd’hui, il y a eu des plaisanteries, mais beaucoup moins, et signalées tout de suite. Il a bien fait attention à dire « Ouille ! » quand il faisait semblant d’avoir mal. Il y a eu des secrets, mais pas au point de bloquer la conversation ou des situations.
C’était bien agréable.

Nous avons réglé (au moins pour la journée ^^) ce point sans punition ni récompense, sans chantage, sans dire « c’est mal » ou « c’est méchant », ni « regarde-moi quand je te parle », sans même parler de mensonges – terme que je déteste à cause de ce qu’il représente pour la plupart des gens et de l’intention qu’ils mettent derrière.
Juste en étant sincères et en expliquant à Fiston le problème que son comportement nous posait, les conséquences qu’il engendrait. En lui parlant comme à n’importe qui, sans le prendre pour une truffe.
À toutes fins utiles, je rappelle l’âge de Fiston : 3 ans et 10 mois.