Il n’est jamais allé à l’école… et il n’a pas peur des lacunes !

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Par un pur hasard, en allant faire un tour sur le blog de la famille Rodriguez-Martin pour voir s’il y avait du nouveau dans le bras de fer qui les oppose à l’Éducation Nationale, je suis tombée sur cette mini-interview d’André Stern (émission »Un temps de Pauchon » du 4 janvier 2012, sur France Inter). Ce qu’il dit des lacunes (à partir de la minute 1 environ) m’a vivement intéressée, et je vous retranscris le passage :

Je n’ai pas peur des lacunes. Parce que je considère les lacunes comme des espaces libres pour de nouveaux apprentissages. Et puis au lieu de partir de l’idée de la lacune – dans quoi ne suis-je pas bon ? On entend souvent ça : je ne suis pas bon en maths, donc il faut que je travaille mes maths pour atteindre la moyenne. Je n’ai jamais appris ça. J’ai toujours appris : quels sont les domaines dans lesquels je suis bon ? […], et c’est là que je travaille, pour être encore meilleur […]

Je ne sais pas ce que vous pensez de cette façon de voir les choses (bien à l’opposé de la philosophie de l’école, effectivement, où mieux vaut être moyen partout que bon dans une matière et mauvais ailleurs), mais chez moi, ça a encore cliqué !
À mettre en relation par exemple avec ce que raconte Ken Robinson (notamment dans les conférences que j’avais indiquées ici) sur la l’uniformisation du curriculum et des contrôles, qu’il considère comme l’un des fléaux du système scolaire actuel, ou sur la hiérarchisation des savoirs, ou sur son parallèle entre la crise environnementale (due notamment au pillage de certaines ressources considérées comme précieuses / essentielles) et la crise du système éducatif (développement des seuls aptitudes ou apprentissages considérés comme valorisants – les sciences au premier rang – au détriment de tout ce dont l’être humain serait capable si on ne lui collait pas des œillères dès son plus jeune âge)… et de sa conviction que nous sommes tous doués dans quelque chose, même si, pour la plupart, nous n’en avons aucune idée. Et le modèle éducatif pour lequel il milite rejoint la vision d’André Stern : au lieu de nous faire rentrer dans des moules prédéfinis, il faudrait miser sur le(s) talent(s) qui nous sont propre(s), nous aider à le(s) découvrir et à les développer.

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