Jouets en plastique… râlons, mais démontons-les !

Par défaut

Je profite du dernier billet de Naë à propos des cadeaux pour rebondir sur le sujet des jouets en plastique, et en particulier des jouets à piles.
Fiston en a reçu quelques-uns de la part de la famille, notamment lors des Noël. Ah, la joie de découvrir qu’on offre à un bébé de 6 mois son premier téléphone portable…
Bref, j’ai râlé, râlé et encore râlé. Tout compte fait, on a réussi à limiter les dégâts : je pense que Fiston doit totaliser 7 ou 8 jouets en plastique à piles, dont près de la moitié reçus lors de ce fameux premier Noël. La plupart n’ont bénéficié de sa part que d’un intérêt très relatif. On appuie sur des boutons, ça fait de la musique, super. Passe-moi les feutres et une feuille, stp.

Mais finalement, vu que le mal est fait, et maintenant que Fiston a grandi : et si on reprenait ces jouets pour aller voir comment c’est sous le capot ? Car finalement, un téléphone qui fait de la musique ou raconte des choses quand on appuie sur les touches, c’est un mini-ordinateur…

Et donc, armés de tournevis, nous avons tout démonté, ouvert, démantibulé… Eh bien l’intérieur est bien plus intéressant que l’extérieur.

Premier cobaye : un téléphone que Fiston a depuis un an, qu’on avait perdu il y a quelques mois et retrouvé il y a peu. Ce jouet-là a été très utilisé, en fait, car il dit les chiffres et les lettres, et Fiston adore les chiffres et les lettres depuis toujours. Je l’ai donc prévenu avant : si on le démonte, il est possible qu’on le casse, qu’on n’arrive plus à le remonter ou qu’il ne fonctionne plus comme avant. Pas grave ? Fiston, dont les yeux s’illuminent dès qu’on prononce le mot « démonter », m’a donné le feu vert.

On l’a ouvert prudemment.

Le capot enlevé, Fiston sort le haut-parleur de son emplacement, ainsi que l’écran, et se demande à quoi sert chaque fil électrique. On continue à dévisser.

Et là c’est l’extase : les capteurs, situés sous les touches, sont de la couleur préférée de Fiston. On voit bien les circuits imprimés qui les relient à la nappe (non visible ici) qui continue jusqu’à la carte située derrière l’écran, et le haut-parleur en haut du téléphone.

Fiston est aux anges : à peu de choses près et en simplifié, on retrouve les mêmes éléments que ceux de l’ordinateur géant du C’est pas sorcier sur les ordinateurs.

Son téléphone, c’est vraiment un mini-ordinateur. C’est d’ailleurs la première chose qu’il dira à ses grands-parents quand il les reverra quelques jours plus tard, en brandissant le téléphone remonté dans une main et une photo de nos exploits de l’autre. « On a démonté le gros téléphone et dedans il y a un petit ordinateur, et des capteurs sous les touches ! »

Une fois ce téléphone remonté, place au suivant, un bidule plus petit et beaucoup moins intéressant, il faut le dire.
Mais bon, une fois démonté, ça donne ça :

Il n’y a pas d’écran, mais il y a une ampoule qui s’allume en rouge. Alleluia. On n’a pas réussi à voir les capteurs, le circuit imprimé n’étant pas vissé mais collé au couvercle 😦
Du coup on s’est vengés sur le haut-parleur, Fiston a constaté en posant le doigt dessus que ça vibrait, que si on posait un cône en carton dessus le son provenait du cône, et que si on appuyait sur la membrane pour l’empêcher de vibrer, on étouffait le son.
Bien fait pour lui.

Plus prometteur, la chenille qui fait de la musique et qui clignote.

Déjà, une fois ouverte, elle a les pattes et l’antenne qui se cassent la figure et on se demande comment on va réussir à remonter tout ça. Enfin, je me demande.
(Ce fut assez coton, à vrai dire, d’arriver à placer toutes les pattes avant de refermer cette pauvre bestiole.)

En tout cas, elle est vraiment intéressante, cette chenille : on accède aux capteurs (sur lesquels Fiston est en train d’appuyer), on voit 3 ampoules qui s’allument et s’éteignent en rythme, des puces électroniques, des circuits imprimés, un interrupteur qu’on a également démonté…

Cette fois-ci, en revanche, c’est le haut-parleur qui fait de la résistance. Il est tenu par une languette jaune fixée avec 2 vis dont une a la tête bousillée : aucun tournevis ne parviendra à en venir à bout. Tant pis : avec les 2 précédents, Fiston a compris comment ça marche.
Ce qui ne l’empêche pas de vérifier quand même que le son provient bel et bien de cet endroit.

Au passage, je vous présente Bibi, petit chat (made in China, youpi) dont les pattes aimantées nous ont été bien utiles pour ne pas perdre les vis dans nos aventures…

Au programme la prochaine fois : vivisection du cheval qui hennit et fait cataclop-cataclop quand on appuie sur sa selle, ainsi que de l’une des voitures télécommandées de Fiston.

En attendant, le virus « Comment ça marche » a pris, et Fiston est en demande de tout démonter ou ouvrir : pas seulement les trucs à piles, pas seulement chez nous, pas seulement des jouets…

Publicités

Une réponse "

  1. Pingback: La juste mesure « Le blog de MelyNaë

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s