Les cadeaux

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Les cadeaux.
Noël est enfin passé. Je ne sais pas comment vous faites pour les cadeaux, mais pour moi c’est chaque année plus difficile. D’en faire mais aussi d’en recevoir.
Pour ce qui est d’en faire, j’ai toujours adoré faire des cadeaux : pour moi, trouver exactement le bon, celui qui surprend, qui fait briller les yeux, voire couler une petite larme, c’était le Graal. Et chaque année je faisais de mon mieux pour parvenir à ce résultat. Mais plusieurs choses ont émoussé mon enthousiasme.
Outre (dans le désordre) le manque de temps, la multiplicité de choix qui tue le choix, les conditions de fabrication, la crise économique, la crise écologique,… il y a aussi :
La baisse de mes propres envies de « choses », qui rend de plus en plus difficile l’identification au plaisir que je procure en achetant un cadeau pour autrui.
La quasi-impossibilité de faire plaisir à certaines personnes, combinée à un désir fort de descendre du grand huit de la consommation pour rejoindre le petit train de la simplicité volontaire. C’est vrai, quoi, dans certains cas, ça revient à acheter un bien dont on sait qu’il ne servira à rien, même pas à faire plaisir. Tout juste à remplir une obligation sociale. Dans le genre gâchis, ça se pose là.
Et j’en passe…
Mais le conditionnement a la vie dure, aussi si je n’offre pas un beau cadeau à Druss, j’aurai peur de lui donner l’impression que je l’aime moins. Même si je sais qu’il sait.
Pour Loulou, je ne me sens pas le droit de le « priver » de Noël alors que je ne suis pas encore en mesure de bien lui expliquer nos choix et nos convictions, vu que je ne suis pas encore complètement au clair avec moi-même.
Ce n’est pas que je n’ai plus envie de fêter Noël, mais j’aimerais le faire différemment. Ne pas acheter du neuf, mais de l’occasion, du beau, du vieux, du solide, du qui a vécu… mais ça ne se fait pas. Nous essayons de dire autour de nous que l’occasion, ça ne nous dérange pas, au contraire, mais ça ne passe pas auprès de tout le monde. À part ma mère qui adore fouiner, chiner et trouver des bonnes affaires, et Mely qui est sur la même longueur d’onde que nous. Même si on n’a pas trop à se plaindre quand même (on a échappé aux énormes jouets plastiques qui font plein de bruit et on ne désespère pas d’éradiquer le Made in China.)

Une des trouvailles de la grand-mère de Loulou

Bref, le plaisir d’offrir tourne au calvaire. Et le plaisir de recevoir se perd.
Mais j’ai quand même eu LE cadeau dont j’avais envie de la part de Druss, et j’ai réussi à 90 % à trouver des choses en accord avec mes convictions et qui ont fait plaisir pour tout le reste de la famille :
Pas si mal, et puis mes recherches m’ont permis de tomber sur ça.

Je sens que je n’ai pas fini d’acheter chez eux, ou au moins de m’inspirer de leurs créations pour Loulou et Fiston.
Reste que le but pour les années à venir est de s’orienter pour les cadeaux vers l’immatériel (vous allez trouver ça cucul, mais le temps partagé vaut tous les cadeaux), l’occasion et le fait-maison.

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Une réponse "

  1. Pingback: Jouets en plastique… râlons, mais démontons-les ! « Le blog de MelyNaë

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