Archives Mensuelles: janvier 2012

C’est bien, faut savoir se défendre dans la vie !

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Hier, Fiston et moi nous étions chez le vétérinaire pour Gros Monstre Tigré. On commence à en avoir l’habitude, puisque GMT enchaîne problèmes sur problèmes depuis un an, et que nous venons d’apprendre que c’était dû au FIV, le sida des chats, tout aussi incurable que celui des humains. Bref, toujours est-il que Fiston est bien à l’aise chez le véto vu qu’il m’y accompagne très souvent.

Personne dans la salle d’attente lorsque nous arrivons ; notre secrétaire (? je ne sais pas quel est le titre correspondant à secrétaire médicale chez un vétérinaire) préférée nous accueille en demandant des nouvelles de GMT (le dernier problème en date étant une infection généralisée qu’on a chopée juste avant que ça tourne à la septicémie, tout le monde était inquiet dans le cabinet), se montre soulagée qu’il aille beaucoup mieux, papote un peu avec Fiston, qui aujourd’hui a décidé de trimballer une pochette de CD et de la montrer à tout le monde, et repart.
En attendant notre tour, Fiston se poste contre la vitre et s’amuse à compter les voitures et les camions qui passent. Arrivent alors une dame avec son chien, qui me dit bonjour (la dame, pas le chien), sans voir Fiston sur le moment. Une voix claironne alors : « Moi, je m’appelle Fiston ! » La dame se penche, le remarque, lui dit bonjour, et Fiston de répéter : « Moi, je m’appelle Fiston ! ».
Réponse : « Tu n’as pas ta langue dans ta poche, dis donc ! C’est bien, faut savoir se défendre dans la vie ! »

o_O

Pendant que j’essaye de comprendre le rapport avec le chou fermenté, elle s’asseoit, et Fiston continue à lui parler. Au bout d’un moment elle lui demande son âge, et Fiston de répondre : « J’ai 3 ans et demi mais je ne vais pas à l’école ! ». La dame lui demande pourquoi, il répond « parce que maman ne m’emmène pas à l’école », et là elle me regarde d’un air complice en disant quelque chose du style : « Elle a de l’imagination, heureusement qu’il ne faut pas croire tout ce qu’elle dit. »
Je réponds avec un sourire : « Malgré les cheveux, c’est un garçon, et il ne va effectivement pas à l’école. »

De ces 2 points, je ne sais pas lequel l’a le plus horrifiée. Ni même si elle m’a crue, en fait.
(J’ai remarqué que si les gens « acceptent » relativement bien une particularité à la fois – cheveux longs, ne croit pas au Père Noël, pas d’école, végé -, quand on leur en colle 2 dans la même phrase, ils ont souvent du mal à encaisser. Me souviens d’une dame tenant la caisse d’un supermarché, tellement perdue ou choquée, je ne sais pas, après l’enchaînement No-Père-Noël – on était en décembre – / garçon / nonsco – toujours en réponse à ses questions, je précise – qu’elle ne nous a littéralement plus parlé ni regardés jusqu’à ce qu’on parte. Même pas répondu à notre au revoir. ^^)

En désespoir de cause, elle demande à Fiston si c’est moi qui lui fait l’école. J’étais curieuse d’entendre la réponse, à vrai dire. Ce fut non.
Ensuite, Fiston a embrayé sur un laïus dont j’ai compris sur la fin qu’il concernait les auto-écoles, ce qui a achevé de perturber la pauvre dame qui se demandait bien pourquoi il parlait d’apprendre à conduire. Moi aussi, remarquez, même si après réflexion je pense que c’est parce que le seul « cours » plus ou moins formel que j’aie jamais donné à Fiston s’est fait derrière un volant – pas sur la route, hein, mais Fiston adore diriger la voiture.

M’enfin, pour en revenir à notre interlocutrice interloquée, au moins elle ne pouvait pas dire qu’il était asocial. Elle a d’ailleurs continué à être aimable, reconnaissons-le, n’a pas tenté de nous faire la morale, lui a dit qu’il avait un beau sourire, ce à quoi Fiston a répliqué « Je suis un coquin ! ». Mais elle avait vraiment l’air très mal à l’aise.

Heureusement pour tout le monde, la porte s’est ouverte et le vétérinaire nous a fait entrer en disant « Bonjour, bonhomme ! » à Fiston, laissant notre dame cramponnée à son siège.

Le chien, lui, avait juste peur du véto.

Soupe express aux noix de cajou

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Cette soupe à la texture veloutée se réalise en 5 minutes top chrono.

Ingrédients :

– 2 poignées de noix de cajou ;
– 1/3 à 1/2 L d’eau ;
– 1/2 poivron jaune ou rouge ;
– 1 càc de concentré de tomates ;
– 1 càc de paprika ;
– 1 càc de curcuma ;
– 1 pincée d’ail semoule ;
– 1/2 càc de gingembre moulu ;
– 2 càs de levure maltée ;
– sel, poivre ;
– crème soja (facultatif).

Préparation :

– Mettre dans le bol du blender les noix de cajou et l’eau, et mixer jusqu’à homogénéisation.
– Ajouter le poivron, le concentré et les épices, mixer à nouveau.
– Verser le mélange dans une casserole et faire chauffer.
– Juste avant de servir, ajouter la levure maltée, et la crème si désiré.

NB : plein de variantes possibles pour cette soupe en ne conservant que la base eau + noix de cajou et en y incorporant d’autres légumes et épices.

Jouets en plastique… râlons, mais démontons-les !

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Je profite du dernier billet de Naë à propos des cadeaux pour rebondir sur le sujet des jouets en plastique, et en particulier des jouets à piles.
Fiston en a reçu quelques-uns de la part de la famille, notamment lors des Noël. Ah, la joie de découvrir qu’on offre à un bébé de 6 mois son premier téléphone portable…
Bref, j’ai râlé, râlé et encore râlé. Tout compte fait, on a réussi à limiter les dégâts : je pense que Fiston doit totaliser 7 ou 8 jouets en plastique à piles, dont près de la moitié reçus lors de ce fameux premier Noël. La plupart n’ont bénéficié de sa part que d’un intérêt très relatif. On appuie sur des boutons, ça fait de la musique, super. Passe-moi les feutres et une feuille, stp.

Mais finalement, vu que le mal est fait, et maintenant que Fiston a grandi : et si on reprenait ces jouets pour aller voir comment c’est sous le capot ? Car finalement, un téléphone qui fait de la musique ou raconte des choses quand on appuie sur les touches, c’est un mini-ordinateur…

Et donc, armés de tournevis, nous avons tout démonté, ouvert, démantibulé… Eh bien l’intérieur est bien plus intéressant que l’extérieur.

Premier cobaye : un téléphone que Fiston a depuis un an, qu’on avait perdu il y a quelques mois et retrouvé il y a peu. Ce jouet-là a été très utilisé, en fait, car il dit les chiffres et les lettres, et Fiston adore les chiffres et les lettres depuis toujours. Je l’ai donc prévenu avant : si on le démonte, il est possible qu’on le casse, qu’on n’arrive plus à le remonter ou qu’il ne fonctionne plus comme avant. Pas grave ? Fiston, dont les yeux s’illuminent dès qu’on prononce le mot « démonter », m’a donné le feu vert.

On l’a ouvert prudemment.

Le capot enlevé, Fiston sort le haut-parleur de son emplacement, ainsi que l’écran, et se demande à quoi sert chaque fil électrique. On continue à dévisser.

Et là c’est l’extase : les capteurs, situés sous les touches, sont de la couleur préférée de Fiston. On voit bien les circuits imprimés qui les relient à la nappe (non visible ici) qui continue jusqu’à la carte située derrière l’écran, et le haut-parleur en haut du téléphone.

Fiston est aux anges : à peu de choses près et en simplifié, on retrouve les mêmes éléments que ceux de l’ordinateur géant du C’est pas sorcier sur les ordinateurs.

Son téléphone, c’est vraiment un mini-ordinateur. C’est d’ailleurs la première chose qu’il dira à ses grands-parents quand il les reverra quelques jours plus tard, en brandissant le téléphone remonté dans une main et une photo de nos exploits de l’autre. « On a démonté le gros téléphone et dedans il y a un petit ordinateur, et des capteurs sous les touches ! »

Une fois ce téléphone remonté, place au suivant, un bidule plus petit et beaucoup moins intéressant, il faut le dire.
Mais bon, une fois démonté, ça donne ça :

Il n’y a pas d’écran, mais il y a une ampoule qui s’allume en rouge. Alleluia. On n’a pas réussi à voir les capteurs, le circuit imprimé n’étant pas vissé mais collé au couvercle 😦
Du coup on s’est vengés sur le haut-parleur, Fiston a constaté en posant le doigt dessus que ça vibrait, que si on posait un cône en carton dessus le son provenait du cône, et que si on appuyait sur la membrane pour l’empêcher de vibrer, on étouffait le son.
Bien fait pour lui.

Plus prometteur, la chenille qui fait de la musique et qui clignote.

Déjà, une fois ouverte, elle a les pattes et l’antenne qui se cassent la figure et on se demande comment on va réussir à remonter tout ça. Enfin, je me demande.
(Ce fut assez coton, à vrai dire, d’arriver à placer toutes les pattes avant de refermer cette pauvre bestiole.)

En tout cas, elle est vraiment intéressante, cette chenille : on accède aux capteurs (sur lesquels Fiston est en train d’appuyer), on voit 3 ampoules qui s’allument et s’éteignent en rythme, des puces électroniques, des circuits imprimés, un interrupteur qu’on a également démonté…

Cette fois-ci, en revanche, c’est le haut-parleur qui fait de la résistance. Il est tenu par une languette jaune fixée avec 2 vis dont une a la tête bousillée : aucun tournevis ne parviendra à en venir à bout. Tant pis : avec les 2 précédents, Fiston a compris comment ça marche.
Ce qui ne l’empêche pas de vérifier quand même que le son provient bel et bien de cet endroit.

Au passage, je vous présente Bibi, petit chat (made in China, youpi) dont les pattes aimantées nous ont été bien utiles pour ne pas perdre les vis dans nos aventures…

Au programme la prochaine fois : vivisection du cheval qui hennit et fait cataclop-cataclop quand on appuie sur sa selle, ainsi que de l’une des voitures télécommandées de Fiston.

En attendant, le virus « Comment ça marche » a pris, et Fiston est en demande de tout démonter ou ouvrir : pas seulement les trucs à piles, pas seulement chez nous, pas seulement des jouets…

Documentaire : Aluminium, notre poison quotidien

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Ce documentaire, diffusé hier sur la 5, est visible ici pendant quelques jours.

L’aluminium envahit discrètement le quotidien. Il est pourtant toxique. Agent levant dans les pains et les viennoiseries, conservateur dans les charcuteries et les plats préparés, antiagglomérant dans le sel ou pour les crèmes cosmétiques, colorant dans les confiseries, …
Miam ! 😐

Les cadeaux

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Les cadeaux.
Noël est enfin passé. Je ne sais pas comment vous faites pour les cadeaux, mais pour moi c’est chaque année plus difficile. D’en faire mais aussi d’en recevoir.
Pour ce qui est d’en faire, j’ai toujours adoré faire des cadeaux : pour moi, trouver exactement le bon, celui qui surprend, qui fait briller les yeux, voire couler une petite larme, c’était le Graal. Et chaque année je faisais de mon mieux pour parvenir à ce résultat. Mais plusieurs choses ont émoussé mon enthousiasme.
Outre (dans le désordre) le manque de temps, la multiplicité de choix qui tue le choix, les conditions de fabrication, la crise économique, la crise écologique,… il y a aussi :
La baisse de mes propres envies de « choses », qui rend de plus en plus difficile l’identification au plaisir que je procure en achetant un cadeau pour autrui.
La quasi-impossibilité de faire plaisir à certaines personnes, combinée à un désir fort de descendre du grand huit de la consommation pour rejoindre le petit train de la simplicité volontaire. C’est vrai, quoi, dans certains cas, ça revient à acheter un bien dont on sait qu’il ne servira à rien, même pas à faire plaisir. Tout juste à remplir une obligation sociale. Dans le genre gâchis, ça se pose là.
Et j’en passe…
Mais le conditionnement a la vie dure, aussi si je n’offre pas un beau cadeau à Druss, j’aurai peur de lui donner l’impression que je l’aime moins. Même si je sais qu’il sait.
Pour Loulou, je ne me sens pas le droit de le « priver » de Noël alors que je ne suis pas encore en mesure de bien lui expliquer nos choix et nos convictions, vu que je ne suis pas encore complètement au clair avec moi-même.
Ce n’est pas que je n’ai plus envie de fêter Noël, mais j’aimerais le faire différemment. Ne pas acheter du neuf, mais de l’occasion, du beau, du vieux, du solide, du qui a vécu… mais ça ne se fait pas. Nous essayons de dire autour de nous que l’occasion, ça ne nous dérange pas, au contraire, mais ça ne passe pas auprès de tout le monde. À part ma mère qui adore fouiner, chiner et trouver des bonnes affaires, et Mely qui est sur la même longueur d’onde que nous. Même si on n’a pas trop à se plaindre quand même (on a échappé aux énormes jouets plastiques qui font plein de bruit et on ne désespère pas d’éradiquer le Made in China.)

Une des trouvailles de la grand-mère de Loulou

Bref, le plaisir d’offrir tourne au calvaire. Et le plaisir de recevoir se perd.
Mais j’ai quand même eu LE cadeau dont j’avais envie de la part de Druss, et j’ai réussi à 90 % à trouver des choses en accord avec mes convictions et qui ont fait plaisir pour tout le reste de la famille :
Pas si mal, et puis mes recherches m’ont permis de tomber sur ça.

Je sens que je n’ai pas fini d’acheter chez eux, ou au moins de m’inspirer de leurs créations pour Loulou et Fiston.
Reste que le but pour les années à venir est de s’orienter pour les cadeaux vers l’immatériel (vous allez trouver ça cucul, mais le temps partagé vaut tous les cadeaux), l’occasion et le fait-maison.

Mini-habitat groupé – au jour le jour : le budget, mouais mouais mouais…

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Bon, en fait, vous savez quoi ? Il y avait une erreur dans l’addition des devis, le budget est bel et bien dépassé. Pas autant qu’avec archi n°1, loin de là (heureusement), le comportement en face n’est pas le même non plus (heureusement bis) et on va trouver des solutions, on le sait bien, mais ça nous a un peu cassé le moral quand même.
À force.

Bref, compromis et coupes sombres, nous voilà… 😐

La suite, c’est là.

Parents, rebellez-vous ! – la pétition

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Suite de l’action dont je parlais dans un billet précédent : une pétition adressée aux candidats à l’élection présidentielle, présentant une synthèse des commentaires des parents ayant répondu à l’appel de Catherine Dumonteil-Kremer, a été mise en ligne ici.
Si vous vous retrouvez dans ces revendications, n’hésitez pas à signer et à faire circuler le lien !

Végéversaire

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Cela fait aujourd’hui 1 an que je suis devenue végétarienne. À l’origine du déclic, le très recommandable Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, offert par le Barbu – dont, pour le coup, le travail du subsconscient m’échappe un peu étant donné qu’il était plutôt du genre omnivore-carnivore et qu’il se doutait bien de l’effet que ce livre allait produire sur moi.
À noter que Faut-il manger les animaux ? n’est pas à proprement parler un plaidoyer en faveur du végétarisme, même si l’auteur l’est devenu suite à son enquête et si je ne suis pas la seule à avoir abandonné la viande après sa lecture. C’est un état des lieux sur la production de viande (aux USA mais les choses sont assez semblables en France) : sélection, élevage, mise à mort, transformation, des poules pondeuses aux vaches laitières en passant par les cochons et les dindes, tout y passe : même si on ne soucie pas du sort des animaux, on en sort assez écœuré.

Dans la foulée, j’ai regardé la vidéo Meet your meat, réalisée par PeTA et dont le lien était donné dans le bouquin. Une courte vidéo, moins de 15 minutes, mais qui marque. Et puis, histoire de bien enfoncer le clou, le film Earthlings (Terriens), dont Meet your meat reprend d’ailleurs quelques images, sur la façon dont nous élevons et utilisons les animaux pour la nourriture, l’habillement, les loisirs, la compagnie et la recherche. C’est un film nécessaire mais très dur : il dure 1h35, je l’ai vu il y a 1 an et j’ai toujours des flash de temps à autre – notamment quand je passe devant le rayon boucherie d’un supermarché.

Donc, voilà, 1 an sans manger de viande (et 5 mois sans aucun produit animal). Quel est le bilan ?

  • Bilan financier : mis à part peut-être les premiers mois, où j’ai d’une part testé beaucoup de nouvelles choses et d’autre part commencé à faire des stocks de produits que je n’utilisais pas avant, en partant donc de zéro, je n’ai pas l’impression que notre budget bouffe ait augmenté bien que nous mangions maintenant quasiment 100% bio.
  • Bilan psychologique : que du positif.
    • Je me sens incomparablement mieux dans mes baskets, propre dans ma tête, en paix avec moi-même. Pas à 100% à cause des croquettes de mes chats, j’en reparlerai sans doute un jour, mais disons à 95% et c’est déjà pas mal. ^^
    • Ma sensibilité concernant les animaux, qui était déjà assez forte, s’est exacerbée : à l’heure actuelle, je pense être incapable de revoir Earthlings, par exemple. Il y a un an j’avais fini en larmes mais j’avais tout regardé, à l’exception d’une séquence – parce que je savais ce qui allait se produire et mes mains sont montées toutes seules devant mes yeux. Aujourd’hui, je vomirais sur mon écran au bout de 5 minutes. Et, oui, je considère que cette sensibilité accrue, que certains qualifieraient de sensiblerie, est une bonne chose. De mon point de vue, je ne suis pas devenue hyper-sensible, je le suis re-devenue : j’ai recouvré mon état d’empathie naturel envers les animaux en devenant végé, de la même façon que j’avais recouvré mon état d’empathie naturel envers les enfants en devenant maman et en prenant le chemin de l’éducation non violente.
      Je ne remercierai jamais assez le Barbu de m’avoir offert le livre de Soer, et aussi d’avoir accepté, quelques mois plus tard, de manger exclusivement végétarien à la maison – je ne supportais plus de voir et de sentir des morceaux de cadavres quand j’ouvrais le frigo ou les placards.
      Quant à Naë et Druss, le fait qu’ils soient entre-temps devenus eux aussi végétariens – et même quasi-végétaliens – de leur propre chef nous a encore rapprochés.
    • Je n’ai, pour le moment en tout cas, pas eu à supporter de remarques désagréables de mon entourage, bien au contraire. Inversement, je ne crois pas leur en avoir fait subir non plus.
    • Plaisir de manger : contrairement à ce que je craignais, la viande ne m’a pas manqué du tout.  Même pas les premiers jours – il faut dire que j’étais encore sous le choc de Earthlings.  Grâce à un certain nombre de blogs (répertoriés en bas de celui-ci), j’ai découvert une cuisine savoureuse et infiniment plus variée que ce que je mangeais jusque-là. Même chose en devenant végétalienne : je me suis passé de lait, de fromage et d’œufs avec une facilité déconcertante.
  • Bilan physique
    • Heureusement que je ne suis pas devenue végé pour perdre du poids, car ça n’a pas du tout fonctionné comme ça. Pourtant c’était un bonus que j’espérais, je l’avoue, après avoir vu beaucoup de gens témoigner d’un amincissement durable et parfois considérable. Pour ma part, peut-être parce que j’ai pris tellement de plaisir à tester de nouvelles recettes, j’ai plutôt pris quelques kilos, surtout au début. Mais contrairement à il y a encore quelques mois, maintenant j’assume. Donc imaginons que mon cas soit représentatif : si vous vous trouvez trop gros(se), devenez végé. Vous ne maigrirez pas mais vous vous en ficherez. ^^
    • Au niveau de la santé, par contre, j’ai eu droit à deux très bonnes surprises :
      • Effet imprévu n°1 : il semble que mon système immunitaire se soit pas mal renforcé. Avant j’étais du style à attraper tout ce qui passait, et surtout, à cause de mon asthme, le moindre rhume se transformait en galère. J’avais beau sortir l’artillerie lourde dès le début (traitement pour l’asthme doublé voire triplé, ventoline, lavages fréquents du nez, inhaleur, fluidifiant bronchique et j’en passe), je devais dormir assise pendant une bonne semaine pour pouvoir respirer, avais le nez comme une patate pendant quinze jours et m’arrachais les bronches pendant encore un bon mois ensuite.
        Depuis mon passage au végétarisme et bien que j’aie côtoyé pas mal de gens malades, y compris Fiston qui a enchaîné les crèves pendant 4 mois entre l’été et l’automne, j’ai chopé une seule fois un rhume. Un minuscule rhume en un an. Je n’ai pas ressenti le besoin de prendre le moindre médicament, j’ai dormi couchée sans aucun souci, j’ai eu le nez qui a coulé pendant 2 jours et encore, pas beaucoup. Et si j’ai toussé quand même 1 ou 2 semaines, ça n’était  rien en comparaison des autres fois. Question fatigue, rien à voir non plus.
      • Effet imprévu n°2 : spasmophilie intestinale aux abonnés absents. Jusque-là, de temps en temps j’avais des crises de spasmophilie intestinale qui me clouaient sur place. Incapable de tenir debout, parfois même je m’évanouissais, la crise pouvant durer de quelques dizaines de minutes à plusieurs jours. Ça ne m’arrivait pas tous les jours, heureusement, les crises graves étaient même plutôt rares, mais il était très fréquent (plusieurs fois par mois) que je doive m’allonger 20 minutes pour éviter une crise que je sentais arriver ou que j’aie recours à mon Debridat sans lequel je ne sortais jamais. Même pour faire les courses.
        J’ai dû prendre 2 fois mon médoc entre janvier et août ; et aucune crise à l’horizon, ni petite ni grosse, depuis le passage au végétalisme il y a 5 mois. Ça change la vie.

Bref, go végé !
Je me souhaite un très bon végéversaire, le premier d’une longue série 😛

Quand les grenouilles auront des dents…

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(Oui, je sais qu’elles en ont.)

Vous connaissez l’histoire de la grenouille plongée dans de l’eau que l’on chauffe ? Si on chauffe l’eau d’un seul coup, la grenouille saute et s’échappe. Si on chauffe tout doucement, la grenouille se rend compte du danger trop tard et finit ébouillantée.

C’est un peu ce qui m’est arrivé il y a 2 jours avec Fiston chez la stomatologue.

Vous vous rappelez peut-être, j’avais parlé dans mon projet de pages vertes des professionnels de santé (projet toujours d’actualité, mais je suis toujours coincée par le même problème) du formidable stomatologue que j’avais trouvé pour Fiston. Aka Dieu.
Eh bien depuis, malheureusement, Dieu est parti je ne sais où, et nous avons donc eu affaire à sa remplaçante.

Nous venions parce que Fiston a une dysplasie de l’émail et que la résine que Dieu lui avait posée sur les incisives pour en boucher les trous s’était fait la malle voilà déjà plus d’un mois (le temps d’obtenir un rendez-vous). D’où à nouveau quasi-impossibilité pour nous de lui brosser les dents en question, sans parler de la gencive qui s’était à nouveau inflammée.

La première fois, Fiston avait eu droit au masque avec le gaz hilarant. Tout s’était fort bien passé pour les autres dents, mais pour soigner les incisives, il n’était pas possible de laisser le masque en place, et il avait eu mal à la fin. Un peu aux dents, mais surtout aux gencives lorsque Dieu lui repoussait la lèvre pour dégager les dents. Il s’était débattu, j’avais aidé à le tenir en essayant de le rassurer tout en lui expliquant qu’il fallait qu’il ne bouge pas le temps que la résine durcisse (c’est rapide, mais quand même). Et Dieu nous avait dit que normalement il aurait dû polir la chose à la roulette mais que là il n’allait même pas essayer vu que Fiston pleurait encore parce qu’il avait mal aux gencives. Cela dit, le résultat était très présentable, facilement brossable, Fiston m’avait dit au bout de 2 jours « je n’ai plus mal à mes dents ! » avec un grand sourire.

Parfait, donc. Mais 6 semaines plus tard, au cours du brossage, la résine d’une des dents est partie, et sa voisine l’a imitée quelques jours plus tard.

Je savais que nous allions voir une remplaçante et non Dieu lui-même – à mon grand désarroi. Je savais que ça allait forcément être plus délicat puisque nous n’y allions pas d’abord pour une consultation mais directement pour une intervention. Je savais que c’était impossible d’utiliser le masque pour ces dents-là, et donc que Fiston allait avoir mal. Il le savait aussi. Il voulait demander qu’on lui retrousse la lèvre sans appuyer sur les gencives pour avoir moins mal, j’espérais que ça serait possible.
J’avais bien conscience aussi que Fiston allait être abonné à ce genre de soins, et à d’autres concernant sa bouche pour une bonne partie de son enfance et de son adolescence, et qu’il était d’autant plus important que ça se passe « bien ». J’étais donc là encore résolue à ne pas dire amen et à claquer la porte s’il le fallait.

Voilà, ça c’était ce qui était prévu.

Je ne sais pas si c’est parce que c’était un vendredi 13, mais tout est allé de travers très très vite.

Déjà parce que Fiston s’est réveillé 3h plus tôt que d’habitude, et ne s’est rendormi que 15 minutes avant que le réveil sonne. Lui comme moi étions sérieusement en manque de sommeil.

Ensuite, on aurait pu croire que ça allait s’arranger. Trajet jusqu’à l’hôpital sans histoires, même si Fiston m’a bien fait comprendre qu’il n’aimait pas y aller. Il a pu jouer dans la salle d’attente. Quand il m’a dit qu’il avait faim, j’ai commencé à grimacer intérieurement (il n’avait pas voulu petit-déjeuner, et le Fiston ne supporte pas très bien l’hypoglycémie). Il a bien compris qu’il pourrait manger après l’intervention et pas avant, mais s’il est entré sans protester lorsqu’on nous a appelés, il cachait quand même sa bouche derrière sa main.
Et là, la remplaçante, une personne jeune et jolie et sans doute charmante au demeurant, ne trouve rien de mieux à lui dire que « tu n’es pas très poli » parce qu’il n’a pas voulu bonjour. Ça commençait bien et j’aurais dû déjà réagir. Mais Fiston a eu l’air de s’en foutre tellement royalement, et surtout juste après il s’est mis à lui parler, à lui expliquer qu’il avait les dents cassées, que ça c’était son téléphone, que quand on lui tenait la lèvre comme ça il avait moins mal, qu’il avait 3 ans et demi mais qu’il n’allait pas à l’école… A priori le courant passait bien.

Bref, on explique le problème et on passe ensuite aux choses sérieuses. Fiston s’allonge sur le fauteuil, pas très à l’aise mais posant des questions, et la stomato commence à lui nettoyer les dents avec un coton-tige, doucement, en essayant de tenir la lèvre comme demandé. Sauf que ça fait mal, de nettoyer les dents abîmés, et Fiston commence à se tortiller un peu. Elle lui dit « Si tu as mal tu lèves la main et je m’arrête. » Fiston essaye de prendre sur lui, je le vois bien, donc il ne lève pas la main mais à la fin du nettoyage il a trop mal et se met à pleurer.

La suite devant être moins douloureuse, en tout cas pour les dents, on continue. La stomato lui montre les ustensiles, lui explique comment ça va se passer, et elle commence à mettre la résine, mais là ça ne va plus du tout. Elle me propose de m’allonger et de prendre Fiston sur moi pour le rassurer, ça ne marche pas tellement non plus, elle met la résine mais Fiston l’enlève avec sa langue et il faut tout recommencer. On lui met un peu le masque avec du gaz hilarant pour l’aider à se calmer, et quand ça va mieux, on reprend. La stomato finit par mettre la résine et la durcit avec sa lumière bleue, et moi qui ne vois plus rien vu que je suis sous Fiston je ne réalise pas à ce moment-là combien elle en met, j’imagine quelque chose dans le même genre que ce que Dieu avait fait, c’est-à-dire que même si on arrête là c’est gérable.

Mais en fait, non, elle a mis un énorme paquet de résine. Je n’exagère pas en disant qu’il y en a bien 15 à 20 fois plus que nécessaire pour reboucher le trou. On dirait que Fiston a un gros chewing-gum collé sur les dents, pour vous donner une idée du volume. Une fois le tout durci, c’est rugueux, informe, plein d’aspérités et de recoins, genre les cachettes idéales pour les bactéries en tout genre… Ça partait d’une bonne intention, je le sais bien : elle voulait faire en sorte que ça tienne plus longtemps cette fois-ci, mais maintenant il faut resculpter et polir tout ça à la roulette. Elle essaye de convaincre Fiston que c’est nécessaire qu’il ne bouge pas,  sinon on devra passer par une anesthésie générale, mais il a mal aux gencives et a trop peur, il se débat en m’agrippant et en hurlant « Maman ! protège-moi ! ». Moi j’ai juste entendu « anesthésie générale », j’ai le cerveau qui a court-circuité et je n’ai qu’une idée en tête : que Fiston se tienne tranquille pour qu’on puisse finir le boulot et nous tirer de là. J’ai vu ce qui recouvre ses dents, je n’imagine pas comment c’est possible qu’il reste comme ça ne serait-ce que quelques jours. Dans les 10 minutes suivantes, la stomato a dû parvenir à allumer 3 fois sa roulette et à polir un micro-bout de résine. Finalement, on laisse tomber, mais il y a eu de la part de la stomato et son assistante des « Je vais me fâcher », « Ça ne sert à rien de pleurer », « Si tu ne te calmes pas ta maman va sortir dans la salle d’attente », « Non, là je ne te fais pas mal, tu mens », le tout couronné par un magnifique « Eh bien, d’habitude j’ai des cadeaux pour les enfants sages mais toi tu n’as pas été sage donc tu n’auras rien » une fois qu’on a tout arrêté et que Fiston est redescendu de la chaise.

Alors oui, parfois je les ai remises à leur place. Le « ta maman va sortir » a été accueilli par un « certainement pas, je n’irai nulle part ». Le « tu n’as pas mal, tu mens » par un « il a mal aux gencives, ça ne passe pas en 2 secondes. » J’ai dû répondre à d’autres choses, je pense, mais je ne sais plus, ça s’est pas mal embrouillé dans ma tête. Le coup du cadeau pour les enfants sages, je sais que je n’ai rien dit, j’étais juste obsédée par l’idée de ce qui nous attendait. Et pendant ce temps-là, l’assistante me dit que le premier rendez-vous possible est pour dans 3 mois, qu’il faut qu’on prenne un rdv d’anesthésie, que Fiston restera une journée à l’hôpital, qu’il faudra une prise de sang une semaine avant, qu’il faudra que je signe tel papier, etc.
Pour un peu mieux comprendre ce qui se passe dans ma tête à ce moment-là, sachez seulement que non seulement j’ai une phobie de tout ce qui ressemble à un dentiste mais en plus que le principe de l’anesthésie générale me terrifie. Jusque-là, j’ai toujours réussi à l’éviter et à négocier une anesthésie locale lorsque je devais passer sur le billard. Le fait d’être inconsciente, de perdre tout contrôle, tout en étant à la merci d’inconnus, c’est quelque chose de terrorisant à mes yeux. Et là je dois l’envisager pour mon fils, en sachant en plus qu’il y a toujours un risque lors d’une anesthésie. Que je ne connais pas le service en question, je ne sais pas si on peut l’accompagner jusqu’à ce qu’on l’endorme, si on peut être là quand il se réveille. Bref, je suis  tétanisée.

Je suis sortie de là abattue, et en colère contre tout le monde. Contre la stomato et son assistante, bien sûr, qui ne figureront pas dans les pages vertes si j’arrive à les faire exister un jour – même si je me doute bien qu’une bonne partie de ce qu’elles ont pu dire était dû à la panique. Contre moi, bien entendu. Un peu contre Fiston aussi. Fiston qui n’avait pas voulu se rendormir cette nuit, Fiston qui « m’obligeait » à lui prévoir une anesthésie générale, et Fiston qui, avant même de sortir et que ses larmes soient séchées, s’était remis à papoter, en demandant pourquoi la stomato n’était pas contente, s’il allait pouvoir jouer dans la petite maison qui se trouve dans le hall d’accueil de l’hôpital, bla bla bla. Je comprends, un peu, que nos interlocutrices aient pu penser que c’était de la comédie. Un peu seulement, parce que c’est un service spécialisé pour les enfants de 2 à 10 ans, et qu’il me semble qu’on pourrait attendre des gens qui y travaillent un peu plus d’expérience dans ce domaine. Un enfant de 3 ans qui a mal et / ou peur peut hurler et se débattre une minute, et la minute d’après (ou quasiment), s’il voit qu’il n’a plus de raison d’avoir peur (c’était le cas puisqu’il était descendu de la chaise) et qu’il n’a plus mal (la douleur aux gencives est passée en quelques minutes), se montrer tout à fait joyeux. Ça n’en fait pas un menteur.

L’après-midi, j’étais au 36e dessous. Naë m’a écoutée, ça m’a fait du bien. La pharmacienne chez qui j’ai été acheter le bain de bouche et le gel prescrits par la stomato m’a également réconfortée sans vraiment s’en rendre compte. Fiston, lui, était en pleine forme et comme d’habitude – heureusement, la résine ne lui fait pas mal à la lèvre. Le Barbu m’a quand même trouvée dans un triste état le soir en rentrant.

J’ai très mal dormi cette nuit-là. Certaines choses se sont précisées au fur et à mesure que la nuit s’écoulait et je n’en reviens toujours pas. Ce qu’elles ont dit, ce qu’elles ont fait, ce que j’ai fait, laissé faire ou dire… Et c’est là que j’ai compris que je m’étais retrouvée comme la grenouille dans l’eau qui chauffe tout doucement. Prise dans un engrenage. Ignorant certaines choses dans le feu de l’action, en venant à penser que la fin (ne pas avoir 3kg de résine sur 2 dents, pouvoir les brosser facilement et surtout éviter une anesthésie générale) justifiait les moyens (tenir Fiston, tenter de le raisonner alors qu’il m’appelait à l’aide, ne pas l’écouter lui), et préférant me focaliser, même de façon idiote ou maladroite, sur Fiston qui hurlait en essayant de se réfugier dans mes bras plutôt que de me prendre le bec avec celles qui le traitaient de menteur tout en regardant leur montre.
J’ai réalisé que Fiston n’était en rien fautif, qu’il n’avait fait que réagir sainement en se défendant devant des adultes qui exigeaient bien trop de lui pour rattraper leurs erreurs de jugement. Que c’était la stomato qui avait merdé en évaluant mal la situation et en lui collant autant de résine sur les dents. Quand elle essayait de faire tenir Fiston tranquille, elle lui disait que ce serait fini dans 10 minutes s’il ne bougeait plus. 10 minutes de roulette pour un gamin de 3 ans déjà terrorisé et qui a mal ?  Que moi j’avais merdé en me laissant entraîner. Mais pas lui.
J’ai réalisé aussi que Dieu, lui, aurait arrêté bien avant.
Je me suis dit aussi qu’on aurait pu se servir d’un gel anesthésiant pour les gencives de Fiston, pour qu’il n’ait pas mal. Pourquoi la stomato n’y a-t-elle pas pensé alors qu’elle m’en a prescrit un ensuite pour pouvoir mieux lui brosser les dents ?
Je me suis dit que moi-même j’aurais pu le préparer mieux avant, pas seulement en le prévenant de ce qui allait se passer mais aussi en lui donnant de l’homéopathie, des fleurs de Bach, que sais-je, pour l’aider à ne pas avoir peur le jour J. Que je me suis arrêtée au fait que ça allait forcément faire mal vu qu’on ne pourrait pas utiliser le masque, et que je n’ai pas cherché plus loin.
J’aurais pu aussi commencer par une consultation et non directement une intervention, tant pis si ça agravait un peu l’état de ses dents à cause du délai supplémentaire, et peut-être que j’aurais eu un feeling suffisamment mitigé au cours de la consultation pour ne pas donner suite avec ce médecin.

Bref, ce matin j’ai demandé à pardon à Fiston de ne pas avoir su le protéger, de ne pas l’avoir écouté. Je lui ai promis qu’on ne retournerait jamais voir ce médecin (il a répondu « d’accord », comme c’est bizarre). Je ne sais pas encore si on passera par l’anesthésie générale ou si je vais trouver une autre solution : j’ai 3 mois pour chercher, et j’espère bien être un peu plus à la hauteur la prochaine fois.

Le mot de la fin revient à Fiston. Vendredi soir, quand on reparlait des évènements de la matinée, je lui ai demandé s’il pensait que j’avais bien rempli mon rôle de maman. Réponse, sans rancune mais sans appel non plus : « Non. »
Effectivement.

Parents, rebellez-vous !

Par défaut

Je relaie ici une initiative de Catherine Dumonteil-Kremer :

Voilà qui n’est pas facile, mais chacun d’entre vous porte un peu de la responsabilité de ce qui se passe à l’école. Quelles sont les solutions ? Avez-vous des idées ?

[…]

Seriez-vous partants pour élaborer un document à envoyer à tous les candidats aux élections présidentielles ?

Et le billet suivant sur son blog propose déjà quelques pistes de réflexion.

Si cela vous intéresse et que vous souhaitez participer à l’élaboration de ce document, rdv sur son blog dans les commentaires. 🙂