Archives Mensuelles: décembre 2011

Joyeux Noël !

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Quand j’étais petite, je suçais mon pouce, beaucoup paraît-il. Un peu avant le Noël précédant mes 3 ans, j’étais tombée raide dingue d’un cheval en peluche, qui fut mon grand amour pendant toute mon enfance et que j’ai toujours aujourd’hui. Ma mère à l’époque avait vu le moyen de me faire arrêter de sucer mon pouce grâce à un petit chantage de derrière les fagots : « Tu sais, ma chérie, le père Noël est bien embêté, il aimerait bien t’apporter le cheval que tu veux, mais il a peur que tu l’abîmes avec ton pouce tout mouillé. »
J’ai arrêté en une semaine, et je me souviens encore de mes sanglots lorsque je me réveillais de ma sieste le pouce dans la bouche alors que j’avais tellement fait attention à m’endormir sans lui, et de ma mère tentant de me rassurer sur le fait que le père Noël voyait bien que je faisais beaucoup d’efforts et patati et patata.

Bon. Donc nous avons du chantage, doublé d’un mensonge (le père Noël) bien pratique puisque déresponsabilisant complètement la personne à l’origine du chantage (c’est pas moi, c’est le père Noël qui m’a dit que…). Et une petite culpabilisation par-dessus le marché puisque c’était moi qui rendait le père Noël malheureux de ne pas pouvoir m’offrir ce cheval, en fait. Pardon, père Noël. Et encore une p’tite dose puisque le cheval était déjà dans la hotte, et y resterait si je n’étais pas assez volontaire. Pardon, cheval.

Ici et maintenant, ce n’est pas le pouce, mais la sucette dont il est question. Est-ce que j’en redonnerais une à Fiston-bébé si c’était à refaire, c’est une bonne question : toujours est-il que cela fait 3 ans et demi qu’il dort avec une sucette. Ce qui dans l’absolu ne me pose pas de problème, et j’aurais adoré pouvoir le laisser décider tout seul de s’en passer, même dans quelques années.
Mais Fiston a une sale dentition, et ses dents du haut s’avancent de plus en plus (ce n’est qu’un de ses problèmes, qui en entraîne d’autres).
Bref, il y a un peu plus d’un an, le dentiste nous avait dit qu’il faudrait songer à lui retirer la sucette, pas tout de suite car il était encore petit, mais y songer.
Quelques semaines plus tard, nous avions conclu un marché avec Fiston en lui donnant une sucette neuve après qu’il ait bousillé la précédente : ce serait la dernière. Quand celle-ci serait elle aussi trouée, on ne la remplacerait pas. En lui réexpliquant bien entendu le pourquoi de la chose. Fiston avait dit « oui » sans sourciller.
Disons-le clairement : le Barbu et moi, nous nous sommes fait avoir comme des bleus. Parce que si les sucettes précédentes n’avaient même pas duré un mois sous les assauts des dents de Fiston, la « dernière sucette », elle, est toujours intacte à l’heure où j’écris ses lignes, 14 mois plus tard. ^^
(À la question : ai-je parfois été tentée de faire moi-même un trou dans la sucette, la réponse est oui, bien sûr.)
Les dents de Fiston continuant d’avancer, après une nouvelle visite chez le dentiste, nous avons décidé de revenir sur ce fameux marché de dupes ^^, et au début de l’automne nous avons convenu que le but était de supprimer la sucette d’ici la fin de l’année (après d’âpres négociations, croyez-moi, ma proposition initiale étant plutôt du type « à la fin du mois »).
Puis, quelques semaines plus tard, Fiston a flashé sur les pandas et a demandé pour Noël une « Maman Panda » en peluche. Souvenirs de mon cheval qui remontent, bien évidemment.
Mais c’est une autre solution que nous avons adoptée (de toute façon, pas de père Noël chez nous). J’ai rappelé à Fiston l’objectif de fin d’année pour la suppression de la sucette, et je lui ai demandé s’il pensait que Maman Panda pourrait l’aider à s’en passer. Oui. Donc je lui ai dit qu’on le laisserait tranquille jusqu’à Noël, et qu’une fois qu’il aurait Maman Panda, il apprendrait à dormir sans sucette. Ça tombait bien, le Barbu prenait une semaine de vacances juste après, nous pourrions faire un roulement pour assurer les nuits possiblement pourries qui s’ensuivraient.
C’est ce que nous avons fait. Fiston a depuis 4 jours une adorable Maman Panda qu’il promène partout avec lui. Le soir du 25, vu la grosse journée qu’on avait tous eue, je lui ai laissé sa sucette en précisant que c’était la dernière nuit. Le lendemain matin, je lui ai demandé s’il voulait qu’on la jette : réponse négative et grimace (je le comprends !). Ma proposition de la ranger dans un tiroir a été accueillie par un « Oui, là je suis d’accord » accompagné d’un grand sourire. Il a mis sa sucette dans le tiroir avec un « au revoir », et n’en a plus parlé. Le Barbu est resté avec lui jusqu’à ce qu’il s’endorme ce soir-là ; la nuit fut encore plus pourrie que prévue, mais pour une autre raison (même si la sucette aurait aidé à un retour au calme plus rapide) ; le lendemain soir il s’est endormi tranquillement tout seul, sans sucette, et a dormi normalement toute la nuit.

Dans les 2 cas, à l’origine, il y avait une peur des parents, peur plus ou moins fondée : ma mère avait peur que je m’abîme le pouce (paraît-il qu’il avait une assez sale tête), et le Barbu et moi avions peur pour les dents de Fiston, sans être 100% certains que le problème venait de la sucette mais ne voulant pas prendre le risque.
Que se serait-il passé si je n’avais pas cédé au chantage, petite ? J’imagine qu’on m’aurait manipulée autrement. :/
Dans le cas de Fiston, reconnaissons tout de même que dans un sens, c’était plus facile (la sucette s’enlève voire se jette, le pouce, non). Mais nous avons toujours été clairs sur le fait que même si nous lui laissions le plus de marge ou de choix possible, le but final, à savoir la suppression de la sucette dans un futur relativement proche, n’était pas négociable. Si Fiston avait dit non à toutes nos propositions, nous la lui aurions quand même enlevée, le plus en douceur possible, mais enlevée quand même. Et sans le culpabiliser, sans nous retrancher derrière un personnage de légende ni même derrière l’autorité de l’expert (le dentiste a dit qu’il fallait…). C’était notre responsabilité de parents, notre décision, ça n’était pas négociable, point final.

Il se trouve qu’on a réussi à trouver une solution qui convienne à tout le monde, et c’est tant mieux.
Franchement, je suis plutôt contente de nous sur ce coup-là, surtout vu comment cela se passe. 🙂

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Comment l’IEF – 3. Histoire de plume…

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Je ne sais pas vous mais lorsque j’étais en primaire, nous devions écrire avec des stylos-plumes. Il était interdit de se servir d’un stylo à bille (est-ce toujours le cas ?).
Et je n’y arrivais pas. Enfin, pas bien. Il y avait toujours beaucoup plus d’encre sur mes doigts que sur ma feuille, je bousillais mes plumes en un temps record, il fallait tout le temps m’en racheter, je détestais ça au plus haut point (je pense que ce n’est pas complètement un hasard si j’ai une écriture de cochon). Le jour où j’ai pu passer au stylo à bille, j’ai vécu cela comme une libération et à l’heure actuelle il est toujours hors de question que je touche à un stylo-plume.

Le Barbu, lui, ne partage pas mon aversion pour cet outil. Il en a même gardé en souvenir et depuis quelques semaines ou mois il autorise Fiston (qui lorgnait dessus depuis longtemps) à utiliser son beau stylo-plume-de-quand-il-était-jeune, d’abord sous surveillance, puis maintenant en libre accès.
Parce que Fiston, lui, il adore ça, écrire au stylo-plume. Il fait des dessins tarabiscotés, des lettres énormes ou minuscules avec la même aisance, des tracés hyper précis, sans un raté et et sans une tache sur les doigts. Ça l’éclate.

Et moi ça me fait halluciner de voir un bonhomme de 3 ans et demi aussi à l’aise avec ce qui a toujours été pour moi un engin de torture. Alors, bien sûr, je relativise : je n’étais vraiment pas douée, je crois ; et il est fort probable que le stylo-plume du Barbu soit de meilleure qualité que tous ceux que j’ai eus et bousillés dans mon enfance.

Mais quand même.
Peut-être que si on m’avait foutu la paix quand j’étais gamine, j’aurais moi aussi connu ce plaisir – apparemment immense, vu la tête de Fiston – de faire glisser une plume sur le papier…

Un ebook gratuit pour les fêtes

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Encore une très bonne initiative, celle de Melle Pigut (du blog Petites Idées pour Grandes UTopies) qui a pensé aux végéta*iens, aux allergiques aux œufs / aux produits laitiers, aux omnivores recevant des végéta*iens ou des allergiques, ou en fait à n’importe qui désireux de sortir des sentiers battus et ne sachant pas quoi cuisiner pour Noël ou le nouvel an.
Elle nous propose un ebook gratuit regroupant des recettes végétaliennes de fête concoctées par plusieurs blogueurs, illustré par Veggie Poulette.

Voici le lien pour télécharger cet ebook, en respectant les conditions d’utilisation suivantes :

Il est gratuit, vous pouvez donc si vous le souhaitez le consulter, le télécharger, l’imprimer, le conseiller, le donner et même le diffuser. Je vous demanderai simplement de ne pas le modifier, de toujours laisser apparaître les noms et URL des auteurs qui ont travaillé bénévolement pour vous l’offrir et d’en garder la source (ici même). Je ne sais pas vous, mais moi je trouve que c’est un deal honnête.

Plus qu’honnête, même.
Un grand merci à Melle Pigut et aux blogueurs cuistots ! 😀

Ouverture de Vegan Folie’s

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Amis parisiens amateurs de cupcakes, brownies et autres douceurs, précipitez-vous dans la toute nouvelle boutique 100% végane qui a ouvert ses portes dans le 5e, j’ai nommé : Vegan Folie’s !

Une initiative comme je les aime : non seulement la nourriture est 100% végane et bio à 99%, mais la démarche globale est cohérente, depuis les peintures écologiques sur les murs jusqu’à l’électricité verte (Fournisseur Enercoop) en passant par le matériel de cuisine fabriqué en France et les produits d’entretien écologiques – et bien entendu véganes eux aussi.

Longue vie à Vegan Folie’s !

Et une p’tite photo, pour vous faire envie, d’un cupcake portant le doux nom de « Choc Norris » 😉

C’est pas grave, maman !

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J’ai toute une collection de petits animaux en porcelaine, résine ou étain, collection remontant à quand j’étais gamine, et que mes parents m’avaient plus ou moins forcée à reprendre il y a quelques années. J’en suis maintenant ravie car Fiston les adore, ces petits animaux. Ils font également fureur auprès de ses petits copains et copines. De temps en temps, l’un d’entre eux tombe et se casse. Parfois on arrive à recoller, parfois non, mais les accidents restent rares.

Il y a 2 ou 3 mois, j’ai malencontreusement fait tomber la boîte. Cling !
Arg.
J’ouvre pour constater les dégâts. La plupart des animaux sont sains et saufs, mais il y en a une petite dizaine de cassés, parfois en 5 ou 6 morceaux. Je suis assez énervée après moi-même, à vrai dire, et Fiston n’est pas content non plus.

À genoux à côté de moi, il répète « J’en ai vraiment marre ! », sans crier, mais sur un ton qui montre bien qu’il en a gros sur la patate. « Cette fois, j’en ai vraiment marre ! J’en ai vraiment marre ! C’est pas rigolo ! »
Je suis bien d’accord et ça doit se voir, car Fiston se tourne vers moi : « Et toi, maman, tu n’es pas contente ? »
Non, pas contente du tout.
« Mais tu parles doucement quand même ? » me demande un Fiston toujours énervé mais intrigué. Il est vrai qu’en général, quand je ne suis pas contente, je l’exprime avec véhémence.
Oui, je n’ai pas envie de te faire peur ou de gêner papa en criant, je suis juste en colère après moi et contrariée que plein d’animaux soient cassés. Je suis désolée d’avoir fait tomber la boîte.
« Moi c’est pareil, j’en ai vraiment marre, mais je parle doucement aussi. »
Et il balance sur les animaux le vieux papier essuie-tout qui leur servait d’emballage. « J’en ai marre alors je lance des trucs, mais c’est tout doux alors ça les abîme pas, maman. Tu es d’accord ? »

Quelques minutes plus tard, me voyant armée du tube de colle et de plus en plus contrariée vu que je n’arrive pas à recoller certaines pattes (j’ai beau tenir les 2 morceaux ensemble pendant une éternité, ça ne tient pas), Fiston redemande :
« Tu n’es toujours pas contente, maman ? »
Non, mon chéri. Je n’arrive pas à recoller ce que je veux. Et toi, tu en as toujours marre ?
« Moi ça va, maintenant, je suis content. C’est pas grave, maman. »
Puis il va prendre un petit cheval en étain, intact, et vient me faire un bisou tout doux.
« Ce petit cheval, c’est moi qui l’ai acheté et il est pas cassé, il est très solide. Regarde, maman, je l’ai acheté pour toi, c’est un cadeau pour te consoler ! »

Réponse à un billet végéphobe

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L’autre jour, je parlais de végéphobie en disant qu’elle existait bel et bien : en voilà un exemple assez représentatif, même si légèrement plus consternant que la moyenne à mon avis.

À vrai dire je comptais répondre sur le site du billet en question, mais, emportée par mon élan, j’ai largement dépassé la limite de signes autorisée pour les réponses, et j’ai eu la flemme de la poster en plusieurs fois.
Du coup, je réponds ici – et toujours du coup, je précise que bien évidemment, le « tu » que j’emploie s’adresse à l’auteur du billet, et que je ne poursuis qu’1 seul objectif : démonter un à un ses « arguments ».
Donc si vous êtes omnivores et que vous lisez ceci, à moins que vous pensiez vous aussi que les végétariens sont cons, carencés et qu’ils forment une grande secte visant à prendre le pouvoir sur les gens intelligents et à les forcer à manger comme eux pour les rendre débiles, ne vous sentez pas visés. 😉

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MANGER DE LA VIANDE EST UNE NÉCESSITÉ !
Note prémiminaire :

Dans ce qui suit, les données scientifiques proviennent de la revue Recherche.

Ça ne coûte rien de l’affirmer… Et moi j’ai 3 prix Nobel.
Curieusement, tu ne donnes jamais de référence précise.

Rappel contre les idéologues du végétarisme :
Manger de la viande est nécessaire à l’être humain. S’il a des canines, c’est pas pour rien !

Ça commence fort… Je te signale que la dentition-type de l’herbivore comprend en règle générale des canines peu développées (comme les nôtres), contrairement aux carnivores qui eux ont des crocs (cf. les crocs des félins, des canidés… pas grand-chose à voir avec nos canines, n’est-ce pas ?).
Ainsi le cheval, le zèbre, l’hippopotame, le gnou, pour ne citer que ces herbivores, ont des canines (et le gnou en a même plus que nous, c’est fou).

Les omnivores, se nourrissant de végétaux et de viande, comme le babouin ou le phacochère, ont des canines beaucoup plus développées que les nôtres. Ouvre la bouche devant un miroir, compare tes dents (les dents, j’ai dit ! ^^) avec celles de ce babouin omnivore, par ex, et viens me dire que c’est la même chose.


Il existe un acide aminé que le corps humain ne sait pas synthétiser et qui ne se trouve QUE dans la viande. Cette protéine est en particulier nécessaire au bon fonctionnement du cerveau.

Comme quelqu’un l’a déjà relevé, un acide aminé n’est pas une protéine. Et pour quelqu’un qui se targue de science, tu pourrais préciser lequel, non ?
Tu aurais du mal, remarque, vu que c’est faux.

L’être humain ne sait pas synthétiser 8 acides aminés, dits acides aminés essentiels : le tryptophane, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, la valine, la leucine et l’isoleucine.
En règle générale et de façon très schématique, les céréales sont limitantes en lysine (ce qui ne veut pas dire qu’elles n’en contiennent pas, mais qu’elles en contiennent moins que des autres acides aminés), et les légumineuses (pois, haricots, fèves, lentilles…) sont limitantes en méthionine. Il suffit donc de combiner les 2, et même pas forcément au cours du même repas, pour s’assurer un apport complet en acides aminés. Le soja est à part puisque cette légumineuse possède une répartition en acides aminés essentiels comparable à la viande, il se suffit à lui seul. Il en est de même pour le quinoa, et ce ne sont pas les 2 seules plantes dans ce cas.
Verdure (salades, par exemple) et fruits contiennent aussi pour la plupart tous les acides aminés essentiels ainsi que bien d’autres.

Mais aussi, les végétariens invétérés finissent un jour ou l’autre par manquer de fer et leur médecin leur dit alors qu’il n’y a qu’une seule bonne solution : manger de la viande rouge ! car sinon le corps humain n’absorbe pas le fer.
Le fer est nécessaire pour les globules rouges et pour le transport de l’oxygène au travers du corps.
Regardez les végétariens qui le sont depuis leur naissance, par exemple dans la communauté de l’Arche de Lanza del Vasto : ils sont très gentils, mais vraiment pas fins du tout, et ils sont blancs comme un linge !

Comme celui-là, par exemple ? 🙂

Ça vient de la Recherche, le coup du médecin qui dit systématiquement aux végétariens de manger de la viande rouge ? ^^ Ils ont dû oublier de parler du médecin de Carl Lewis, par exemple – je suppose que le nom te dit qq chose, – vu que c’était lui qui avait conseillé au coureur d’opter pour un régime végétalien. VégétaLien, c-à-d sans oeufs ni produits laitiers par rapport aux végétariens. Ça lui a pas trop mal réussi. (Ci-dessous, c’est en 1996, il est végétalien et remporte sa 9e médaille d’or en saut en longueur aux JO.)

Carl Lewis en 1996, après passage en mode végétalien, remporte une médaille d'or aux JO en saut en longueur

Dirais-tu aussi que Gary Yourofsky, végétaLien (donc « pire » que végétarien) depuis plus de 20 ans, a l’air tout blanc et tout faible ?

Paul McCartney, végétarien depuis des années, ça va, pour ses bientôt 70 ans il se porte plutôt pas mal, non ?

Paul McCartney

Emily Deschanael, l’actrice de Bones, qui est végétaLienne et qui a accouché il y a 2 mois et demi d’un petit garçon en pleine forme, tout en ayant conservé son régime végétalien pendant sa grossesse et en tournant les épisodes de la saison 7 de sa série, ça a l’air d’aller aussi…

Nathalie Portman, végétarienne depuis 22 ans, toujours vivante…

Shania Twain, Alex Baldwin, Noah Wyle, Samuel L. Jackson, Gwyneth Paltrow, Dustin Hoffman… ils survivent à leur dangereux régime alimentaire !

Pour les autres, je te renvoie à cette liste de végétariens célèbres, par ex (dont certains végétaliens), ça va, y en a un bon nombre qui a l’air plutôt en forme…

Côté « bêtes à manger du foin » ou « pas très fins », tu noteras Plutarque, Darwin, De Vinci, Einstein, Pascal, Voltaire, Montaigne, Pythagore, Newton, Edison, Tolstoï…

Ne rate pas non plus la liste des végétariens ou -liens champions dans des sports divers et variés. Tiens, va voir l’article wiki sur Patrik Baboumian, végétarien et champion de bodybuilding, et viens nous dire qu’il est tout anémié ou qu’il manque de protéines ^^.

Patrick Baboumian

Pour ma pomme, quand je suis devenue végétarienne puis végétalienne, j’ai plutôt pris du poids… Et lorsque j’ai eu besoin de compléments en fer ou en magnésium, j’étais omnivore, pas végétarienne. Dans ma famille il y a des gens qui mangent de la viande tous les jours et qui sont hyper maigres, moins de 60kg pour + d’1m80. Je n’en déduis pas pour autant que les gens qui mangent de la viande sont tous maigres et carencés.

La sélection naturelle nous a produit ainsi !
Car effectivement, c’est quand l’homme s’est mis à manger de la viande que ses machoires ont pu devenir plus petites et ainsi laisser de la place pour le développement d’un cerveau digne de ce nom. (ce qui m’amuse c’est que les végétariens veulent nous forcer à faire le chemin inverse. Pas étonnant qu’ils ne soient pas très fins !)
Du coup, l’homme est parfaitement adapté à la viande suite à un long processus de sélection naturelle.

Source ?

Je ne comprends pas, y a plein de végétariens qui étaient omnivores quand ils ont pris la décision d’arrêter de manger de la viande… donc  à l’époque de leur choix, dotés d’un cerveau en parfait état de fonctionnement d’après tes dires. Ça coincerait pas quelque part, ton raisonnement ? ^^

Tu connais l’histoire des stats qui montrent que les riches mangent plus souvent du caviar que les pauvres ? La conclusion est naturellement que plus tu manges du caviar, plus tu as de chances de devenir riche… Ah zut, ça marche pas comme ça…
Tu vois, on pourrait aussi dire que c’est quand l’homme a eu un cerveau digne de ce nom (quoi que ça puisse vouloir dire) qu’il a pu commencer à fabriquer des outils pour chasser et donc manger de la viande autrement que comme un charognard. Sans parler de la maîtrise du feu qui lui permettait de la faire cuire, donc de la conserver plus longtemps, de la mastiquer plus vite, de mieux la digérer.
Parce que figure-toi que la viande des chasseurs-cueilleurs et celle que tu achètes sous cellophane n’ont plus grand-chose de commun. C’était une viande très pauvre en graisse, hyper coriace, difficile à mastiquer et sans doute pas très bonne au goût. Rien à voir avec ton tournedos ou ta côte de porc provenant d’animaux engraissés, dont le goût est directement corrélé avec la quantité de gras intramusculaire.

Pour ce qui est du gros cerveau, de toute façon : le cerveau de l’homme de Néandertal était très probablement plus gros que le nôtre, et celui de Cro-Magnon en moyenne 15% plus gros également… Quant à relier taille du cerveau (ou rapport taille du cerveau / taille du corps), que ce soit intra ou inter-espèces, et intelligence, plus personne ne s’y risque vraiment, c’est trop vexant pour l’être humain. ^^

Revenons au « parfaitement adapté à la viande ». Attention, je ne dis pas que manger de la viande de temps en temps soit néfaste. Bien sûr, on peut manger de la viande, on peut la digérer. Évidemment, entre ne pas manger du tout ou manger de la viande, on s’en sort mieux dans le 2e cas. Mais on sait bien aujourd’hui que de nombreux problèmes et maladies chez l’être humain sont dus à la surconsommation (au sens nutritionnel du terme, cette surconsommation correspondant à la consommation « normale » dans un régime occidental actuel) de protéines animales (pas que la viande, mais aussi les produits laitiers) : pb de cholestérol (les végétaux n’en contiennent pas, toutes les viandes en contiennent), maladies cardiovasculaires (on est tellement parfaitement adapté à la viande que sa digestion nous encrasse les artères, parce qu’on a un tube digestif trop long. Les carnivores, eux, ont des intestins beaucoup plus courts que les nôtres), certains diabètes, ostéoporose (oui oui, contrairement à ce qu’on nous serine avec les 3 produits laitiers par jour, les protéines animales acidifient notre organisme, et la seule parade que celui-ci ait trouvé pour rétablir l’équilibre, c’est de relarguer du phosphate, en provenance de nos os. Et comme ceux-ci sont composés essentiellement de phosphate de calcium, on se retrouve à pisser du calcium et à en bouffer toujours plus pour compenser cette fuite. Lis le Rapport Campbell, tu verras que les pays consommant beaucoup de produits laitiers, comme les USA ou l’Europe, ont jusqu’à 5 fois plus d’ostéoporose que les pays n’en consommant pas.), certains cancers (le cancer du côlon typiquement), liste non exhaustive.

Tiens, ça va te faire plaisir, je t’ai trouvé un petit article de ton journal fétiche, la Recherche, datant de 2001 : Les risques de la transition alimentaire.
L’article aborde les problèmes liés à l’adoption du régime occidental (récent, le régime, hein, depuis l’industrialisation ; on parle pas de long processus de sélection naturelle) par les pays en voie de développement.
Quelques citations (le gras est de moi) :

« Ainsi, à la suite des pays industrialisés, les changements de régimes alimentaires dans les pays en développement favorisent l’apparition de maladies chroniques. »
« C’est dans le Japon de l’après-guerre, dans un contexte d’industrialisation rapide, qu’une telle évolution a d’abord été observée. L’augmentation lente et régulière des calories absorbées par la population est d’abord restée dans le cadre d’un régime traditionnel contenant peu de graisses et de protéines d’origine animale. Entre 1960 et 1980, en revanche, les apports en graisses saturées et en cholestérol (Note de moi : les graisses saturées se trouvent presque exclusivement et le cholestérol exclusivement dans les produits animaux) ont plus que doublé, et l’obésité s’est mise soudain à croître, en même temps que les maladies cérébrovasculaires.
On a alors réalisé que la conversion de pays à croissance rapide à des régimes de type « occidental » conduisait à une apparition accélérée de maladies non transmissibles liées à l’alimentation : diabète non insulinodépendant, maladies hypertensives et cardio- ou cérébrovasculaires, certains cancers, ou encore des affections ostéo-articulaires chroniques. Depuis, les observations sont de plus en plus nombreuses et convergentes. »

Passons au Brésil : « Comme le souligne Carlos Monteiro, de l’université de São Paulo, les enquêtes révèlent une fréquence de plus en plus grande, dans des îlots de pauvreté, des problèmes d’hypertension liés à l’obésité(6). On constate en parallèle que dans les grandes villes la part des céréales, des haricots, des racines et des tubercules diminue dans l’alimentation, tandis que la consommation d’oeufs et de produits laitiers augmente. »
« Autre signe d’espoir, au Brésil, on observe, surtout depuis les années 1980, une substitution progressive des graisses animales par des huiles végétales et de la margarine. Cette modification significative du rapport entre acides gras saturés et poly-insaturés expliquerait le déclin récent de la mortalité par maladies cardiovasculaires qu’on observe dans plusieurs villes. »

Et c’est ainsi qu’il existe un acide aminé dont l’homme a besoin mais qu’il ne sait pas synthétiser et qu’il ne trouve que dans la viande.
Cet acide aminé est nécessaire en particulier au bon fonctionnement du cerveau.

J’ai comme une impression de déjà lu… On en a déjà parlé plus tôt : non, il n’y a PAS d’acide aminé essentiel qui ne se trouve que dans la viande.

Les plantes sont-elles capables de souffrance ?
OUI !

Il y a une quinzaine d’années, la revue Recherche publiait un article montrant que les plantes aussi ont l’équivalent d’un système nerveux et qu’elles aussi ressentent les choses.

La source précise, stp ? Parce qu’après avoir lu ce qui précède, même si l’article existe, je ne suis pas sûre que tu l’aies bien compris, sans vouloir te vexer…
Précisons aussi qu’entre sentir quelque chose et ressentir du plaisir ou de la souffrance, il y a un grand pas. Là je suis assise sur une chaise, je sens la chaise, je sens les touches du clavier sous mes doigts, c’est important pour que je puisse m’asseoir et écrire, mais ça ne me procure ni plaisir ni souffrance.

Un autre article de la même revue montrait que les plantes sont même capables de communiquer entre elles !
De toute façon, il est évident que tout être vivant est muni d’un système de plaisir-soufrance. Il ne pourrait pas vivre bien longtemps s’il n’avait pas ce moyen pour savoir ce qui est bon ou mauvais pour lui.

Ah, ben si c’est évident… Sacrée démonstration.
Une autre façon d’envisager les choses serait de se demander à quoi ça leur servirait de ressentir de la douleur alors qu’elles ne peuvent pas fuir ?
(Par exemple, les éponges sont des animaux, non mobiles, et ils n’ont pas de système nerveux qui ne leur servirait à rien…)

Je suis d’accord sur le fait que les plantes sont des organismes très complexes qui n’ont pas fini de nous étonner, qu’elles peuvent effectivement communiquer entre elles parfois, ressentir leur environnement et même adopter des mécanismes de défense pour certaines (sécrétion d’une substance par ex), mais elles n’ont rien à voir avec les animaux. Tu coupes un membre à un animal, humain compris, l’animal fait bien la tronche et va probablement en mourir s’il n’a pas accès à des soins sophistiqués. La plante, en général, repousse de plus belle, se fortifie, voire fleurit / fructifie plus.

Les plantes sont intelligentes, sensibles et elles ont de la mémoire ; que celles ou ceux qui en doutent regardent cette vidéo Arte de 51’49 intitulée l’esprit des plantes : http://mai68.org/spip/spip.php?article3227

Ah, cette vidéo où l’on dit que les animaux et les plantes ont pris 2 chemins évolutifs complètement divergents, à l’opposé l’un de l’autre ? C’est là-dessus que tu t’appuies pour affirmer qu’elles souffrent comme nous ?

Le jour où les végétariens se rendront compte que les salades aussi sont des êtres vivants, il ne leur restera plus à manger que des cailloux !
N’ont-ils donc jamais entendu le hurlement de la carotte rapée au fond des cuisines ?

Non, jamais… Je dois pas avoir les oreilles assez fines. Et sans blague, c’est ton scoop, qu’une plante est vivante ?

Mais je vais te dire un truc : quand bien même les plantes souffriraient effectivement, ça ne ferait qu’une raison supplémentaire pour ne pas manger de viande. Pourquoi ? Parce qu’il faut bien plus de végétaux pour nourrir un animal qui nourrira ensuite un homme que de végétaux pour nourrir directement cet homme. Question de rendement. Quand on est végétarien et a fortiori végétalien, on provoque la mort de beaucoup moins de plantes que quand on mange de la viande. Beaucoup moins de souffrance végétale + beaucoup moins de souffrance animale = beaucoup beaucoup moins de souffrance totale. Je ne parle même pas de la souffrance humaine : si on te laissait le choix de travailler dans les champs ou dans un abattoir, tu choisirais quoi ?

(J’ajouterai que ton argument du cri de la carotte est assez savoureux quand on lit ce qui suit, à savoir que le plaisir est seul guide ^^)

Le plaisir est seul guide !
Notre système de plaisir-soufrance nous indique ce qui est bon ou mauvais pour nous. Or, justement, il y a grand plaisir à manger de la viande. C’est ce qu’il y a de meilleur.
Et si la viande est ce qu’il y a de meilleur, c’est pas pour rien. Car c’est ainsi que la nature nous indique que nous sommes faits pour ça !

Ça non plus, je suppose que ça ne vient pas de la Recherche… Il y a des gens qui n’aiment pas la viande, ou qui ne la tolèrent pas, sans que ça n’ait rien à voir avec une quelconque compassion envers les animaux… Ne généralise pas à l’ensemble de la population ton amour du goût de la viande, stp, merci.
Et si je suis ton raisonnement, comme beaucoup de gens adorent bouffer hyper sucré, hyper gras et hyper salé, ça veut dire aussi que la nature nous a faits pour ça ? 😛

Le plaisir est seul guide !

… disait Hannibal Lecter à Clarice (ou les véritables criminels anthropophages à leurs juges).
Je m’arrête à cette comparaison concernant la nourriture, car je suppose que si tu vois quelqu’un que tu trouves attirant sexuellement, tu ne vas pas le ou la violer sous prétexte que le plaisir est ton seul guide. Ou, pour en revenir aux animaux, que si tu vois un individu torturer un chat ou un chien juste pour le plaisir, tu vas au minimum le désapprouver, même si lui prend son pied. Je suppose donc que ta maxime ne s’applique qu’à ta façon de te nourrir. Pourquoi cette restriction ? Si notre système de plaisir-souffrance nous indique ce qui est bon pour nous, pourquoi s’arrêter à la nourriture ? Ou inversement, pourquoi notre façon de remplir notre estomac ne bénéficierait pas du même contrôle éthique, moral, appelle-ça comme tu veux, que nos autres actions ?
Ou du moins, puisque le sujet ici n’est pas du tout « les gens qui mangent de la viande sont-ils d’horribles individus ? » mais « les végétariens sont-ils cons ? », pourquoi les gens qui décideraient d’étendre leur éthique à ce qu’ils mangent seraient-ils plus bêtes que les autres ?

Et au fait, ton principe du plaisir, ça ne concerne que les animaux ? Par exemple si je te dis que cette tablette de chocolat provenant du travail d’enfants-esclaves est drôlement bonne, tu l’achètes parce que le plaisir est seul guide pour ton estomac ? Ou tu vas plutôt opter pour du chocolat issu du commerce équitable, ou pour autre chose qui n’a pas impliqué le trafic d’êtres humains ? (choix qui impliquerait la bêtise, donc, puisque ne se laissant pas guider par le seul plaisir, d’après ton raisonnement)

En fait, vois-tu, je crois que ce n’est pas si simple… ^^

Il est si mignon d’habitude…

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Récent.
J’allais confier Fiston à mes parents pour 2 jours comme je le fais souvent ces temps-ci (à sa demande). Il y a environ 1h de route pour aller chez eux, et normalement nous partons le matin, tout va bien, Fiston papote pendant tout le trajet, arrive en pleine forme, fonce vers ses grands-parents pour leur dire qui il est ce jour-là (petit pompier, petit chaton…) et se précipite ensuite vers le Lego.
Là, nous y sommes allés en fin d’après-midi, quand la nuit commençait à tomber. Fiston s’est endormi comme une masse au bout de 10 minutes, et en voyant ça je me suis dit : et merde.

Et merde, car lorsque Fiston s’endort en fin de journée et qu’il se réveille alors qu’il fait nuit, c’est la cata quasiment assurée. Je sais qu’il n’est pas le seul dans ce cas, j’ai cru comprendre qu’à cause de l’obscurité, son cerveau pense que c’est le début de la nuit et s’apprête à dormir jusqu’au lendemain matin ; et lors du réveil, 3/4 d’heure plus tard, il est complètement largué, déboussolé : la cata. Pleurs, hurlements, il se débat (Fiston, pas le cerveau), et il a du mal à se reconnecter à la réalité.
Donc sans surprise, on arrive, on se gare, Fiston se réveille et ça commence. On attend 10 minutes dans la voiture, pas d’amélioration, tout juste si Fiston arrive à me dire qu’il « préfère » aller chez ses grands-parents plutôt que rester là. Donc allons-y, dans la joie et la bonne humeur, avec un petit garçon qui pleure, qui crie, qui ne veut pas sonner à l’interphone mais hurle « C’est moi ! » dès que je le fais, idem pour l’ascenseur… et lance des regards noirs à ses grands-parents et à son père (qui était passé lui faire un coucou) tout en continuant à se débattre, voire en voulant taper la canne de son grand-père (ce qui est toujours mieux que le grand-père lui-même, remarquez).

Je dis rapidement bonjour, j’explique la situation en 3 mots à mes parents éberlués et je file dans une autre pièce avec Fiston pour le calmer.
(Pas bien choisi la pièce, d’ailleurs : j’ai pris la salle de jeux car il y a de la moquette par terre en pensant aux voisins du dessous. Sauf que du coup Fiston voyait les jouets, et moi je lui ai dit niet pour qu’il joue avec tant qu’il ne serait pas calmé. Pas pour faire du chantage, mais parce que je le connais, le Fiston : mieux vaut éviter de lui donner des objets contondants quand il est énervé comme ça. Pas envie qu’il casse les jouets qui servent aussi à ses cousins et cousines, pas envie qu’il abîme les murs en jetant une voiture Playmobil dessus, et pas envie de me prendre une brique Lego dans la tête même si ce n’est pas voulu de sa part. Pas envie qu’il se blesse non plus. Résultat, à un moment, il m’a demandé pendant une accalmie pourquoi sa grand-mère elle ne voulait pas qu’il joue quand il n’était pas calme. Rectificatif de ma part : ce n’est pas ta grand-mère, c’est moi qui ne veux pas. En expliquant pourquoi. Bref, la prochaine fois, prendre plutôt la chambre où il dort, il n’y a que des peluches…)
Ça a duré à peu près 1h en tout, depuis le réveil jusqu’à la fin de la crise. Avec des mieux, qui repartaient en live dès que ses grands-parents intervenaient, pleins de bonne volonté mais ne comprenant manifestement pas du tout ce qui se passait. Grands-parents repartant dire au Barbu « Il est si mignon d’habitude ! ». Ben oui, mais pas 100% du temps non plus, il est humain… Et là ce n’était qu’un petit garçon de 3 ans et demi dont le cerveau était à l’ouest et qui ne maîtrisait plus rien.

Et bien sûr, l’heure du départ approchait pour moi et le Barbu, vu que nous avions un RDV à Paris dans la soirée. Je commençais à stresser un peu, à force, et j’ai réussi à faire comprendre à Fiston que je commençais à être contrariée parce qu’on était en train de gâcher le moment qu’on aurait pu passer tous les 3 avant de se quitter pour 2 jours. Il a fait un (gros) effort sur lui-même et a bien voulu que je lui lise un livre pour l’aider à aller mieux. Après le livre, il m’a dit « Ça m’a pas consolé, maman »,  avec encore plein de larmes dans les yeux, mais beaucoup plus calmement. J’ai proposé un 2e livre, il a dit oui, je lui ai dit que j’allais demander à ses GP et à son papa de venir avec nous pour qu’on soit quand même un peu ensemble, il a dit oui, et c’est ce que nous avons fait. J’ai lancé un regard d’avertissement à tout le monde pour leur signifier de la boucler pendant que je lisais le livre (sortir un jovial « Alors, c’est fini cette grosse colère ? », je le sentais venir gros comme une maison et ça n’aurait pas trop aidé ^^). On a lu le livre 1 fois, 2 fois, Fiston s’est déridé complètement, et à la fin m’a dit avec un grand sourire : « Ça va, maintenant, c’est passé. » (Il est fort courtois et me prévient toujours : au début ça m’ahurissait un peu de le voir, parfois au milieu d’un hurlement, se mettre à sourire et venir vers moi en disant « Ça y est, ça va mieux », et ça voulait vraiment dire que c’était fini.)
Sa grand-mère a embrayé en douceur, Fiston était à nouveau comme d’habitude, tout joyeux, expansif, moulin à paroles, il a montré sa grande blessure de guerre à son GP (une chute qui lui a rapé les côtes, il en est très fier), on est restés encore 10 minutes avec le Barbu et on est partis en laissant un bonhomme chaton en train d’expliquer à sa grand-mère comment il avait fabriqué des lettres avec des perles à repasser et qu’il fallait brancher le fer et qu’on faisait ce geste-là pour repasser et que c’était très chaud alors on pouvait souffler dessus pour refroidir et qu’il avait fait 2 A, un B et un M, et…, et…, et…

Je rapporte cette anecdote, déjà pour ne pas parler que des choses positives (je l’ai déjà dit, ce n’est pas parce qu’on est dans une optique d’éducation non violente que tout est rose tout le temps), mais aussi car elle m’a fait constater ou (re)prendre conscience de plusieurs choses que je mets un peu en vrac :

– C’est pas toujours facile d’être parent. ^^
– J’aurais été beaucoup plus mal à l’aise dans le même contexte il y a 1 ou 2 ans ; je suis plus sûre de moi maintenant, et de leur côté mes parents commencent à connaître la bête. 😛
– Je me demande bien comment font les parents qui ont plusieurs enfants lorsque tous crisent en même temps, ou du moins lorsqu’il y a plus d’enfants en crise que de parent(s) disponible(s), et je leur tire mon chapeau quand ils arrivent à rester zen.
– Si quelqu’un ne nous connaissant pas s’était trouvé là pendant l’heure qu’a duré la crise, il aurait sans doute conclu que Fiston était un petit monstre (ah, ces parents laxistes qui en font un enfant-roi !). Si ce même individu hypothétique s’était trouvé là pendant l’heure qui a suivi, il aurait pensé que Fiston était un petit ange (oh, qu’il est bien élevé et mignon, cet enfant !). Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc (je sais, ce n’est pas très original comme pensée, mais j’assume.)
– 1 heure, c’est long ! J’ai peut-être raté quelque chose à (ne pas) dire ou à (ne pas) faire, qui aurait arrangé la situation plus rapidement. Je ne sais pas. Ce n’est pas toujours évident de savoir comment l’aider, Fiston. J’adorerais qu’il se jette à mon cou dans ces cas-là, même pour pleurer pendant 1h, mais c’est rarement au programme.
– Ça n’a été agréable pour personne pendant cette heure-là : pour Fiston, évidemment, qui était dans tous ses états ; pour moi qui étais pas mal fatiguée à la fin, quand même, et qui n’ai pas pu discuter avec mes parents alors que j’avais plein de choses que je voulais voir avec eux ; pour son père qui pensait jouer avec lui pendant une bonne heure et qui finalement ne l’a vu que 15 minutes ; pour ses grands-parents qui s’attendaient à une arrivée en fanfare et qui se sont retrouvés avec leur gendre en attendant que le démon qui s’était emparé de leur petit-fils veuille bien aller posséder quelqu’un d’autre ^^.
Je sais comment certaines personnes de ma connaissance auraient réagi dans une telle situation avec leurs enfants : baffe ou fessée, ou les 2, au coin et voilà, ta gueule, on ne veut pas t’entendre, et si tu n’es pas calmé quand il est l’heure de partir pour nous on part quand même. Ça aurait peut-être duré moins longtemps, du coup. Été moins éprouvant pour certains. Possible. Mais à quel prix ?
Oui, c’était long, 1 heure. Mais au moins quand on est partis, on était tous en paix les uns avec les autres. J’étais heureuse que Fiston aille mieux, il était heureux que le problème soit fini et il avait fait un effort en ce sens dès qu’il en avait été mentalement capable, il a vu que je ne lui en voulais pas, que je ne le laissais pas tout seul face à ce mal-être qu’il ne contrôlait pas, personne n’a été humilié, ses grands-parents ont eu l’intelligence de se taire quand il le fallait et de passer à autre chose ensuite, le Barbu a été présent dès qu’il l’a pu, sans rancune envers le temps gâché. Et une fois que Fiston m’a dit que c’était passé, l’incident était clos pour tout le monde, on a pu passer 10 minutes joyeuses tous ensemble et sans arrière-pensées, sans sentiments refoulés. Le Barbu et moi sommes partis l’esprit tranquille, et on a pu bien profiter de notre soirée.

Quant à moi, la prochaine fois, je l’amènerai plus tôt ! ^^

Croque-monsieurs végétaliens

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Un repas rapide à préparer et tout aussi bon (question nostalgie de malbouffe) que la version omnivore 🙂

Ingrédients :

– pain de mie ;
– margarine ;
– « jambon » de Wheaty (classique ou fumé, ça rend bien avec les 2), ou du tofu fumé coupé en tranches fines ;
– fauxmage, on a testé le fromage fondant de Vegusto et le cheezly edam fondant de Redwood ;
– poivre et muscade.

Préparation :

– Tartiner le pain de mie de margarine.
– Déposer une tranche de jambon ou tofu et une couche de fauxmage.
– Poivrer et « muscader » généreusement.
– Au grill à 220°C pendant 15-20 minutes environ (je ne préchauffe pas le four).

Les deux fauxmages dorent parfaitement, mais c’est leur seul point commun : le Vegusto est fort en goût et fond moyennement (il faut l’aplatir un peu à la sortie du four pour qu’il s’étale) ; le Redwood fond parfaitement, mais a un goût beaucoup plus neutre, ce qui fait qu’on sent davantage le jambon.

Ni le Barbu ni moi n’avons vraiment déterminé de préférence. Les 2 recettes sont bonnes, et si vous hésitez, la solution est très simple : 2 croque-monsieurs chacun, l’un au Vegusto et l’autre au Redwood.
À accompagner d’une petite salade si vous avez des remords 🙂