Archives Mensuelles: novembre 2011

Tofu fumé – tomates

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C’est LE plat qui me sauve quand je suis pressée par le temps ou HS. L’honnêteté m’oblige à vous avouer qu’il n’y a que moi qui l’aime, Fiston dédaignant les tomates (sauf quand elles sont cuites au barbec, allez comprendre) et le Barbu préférant beaucoup plus consistant (et puis pas fan de tomates non plus, pfff).
Bref, c’est MON plat qui me sauve, voilà. Plus simple tu meurs, il n’y a que 2 ingrédients, devinez lesquels ?

Ingrédients :

– 1 grosse tomate, fraîche si c’est la saison, ou en boîte sinon ;
– 30g de tofu fumé coupé en « triangles » (mais ça marcherait aussi avec des dés ou n’importe quelle forme, évidemment) ;
– 1 càs d’huile d’olive (je sais, j’avais dit 2 ingrédients mais ça compte pas, l’huile, le sel, le poivre, si ?) ;
– sel, poivre (facultatif)

Préparation express :

– Faire revenir 2 minutes le tofu fumé dans l’huile d’olive.
– Ajouter les tomates, couvrir, remuer de temps en temps jusqu’à la cuisson désirée pour les tomates : ça peut durer 10 secondes comme 10 minutes, c’est vous qui voyez. Comme j’aime tous les intermédiaires, je fais cuire jusqu’à ce que je sois prête à passer à table.
– Saler et poivrer éventuellement (personnellement je zappe le sel, le tofu fumé étant déjà salé et je préfère les tomates cuites non salées).

NB : ça se mélange très bien avec un reste de pâtes, de riz, de blé, de quinoa, de n’importe quoi en fait.

Comment l’Instruction En Famille (IEF) ? – 1

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Quand on se pose la question de la non-scolarisation (ou de la déscolarisation) de jeunes enfants, il arrive qu’on s’angoisse à propos des apprentissages. Comment cela va-t-il se passer ? Faut-il faire travailler les enfants dès 3 ans, avec un programme, des exercices – mêmes ludiques -, des horaires, une pédagogie précise, etc ?
Ma réponse est non. On peut, bien sûr. Si on le souhaite. Si on pense que pour cet enfant-là, c’est préférable. Mais dans la majorité des cas,  il n’y a aucune obligation.
Et pour m’appuyer sur autre chose que des théories, je prévois une série de billets sur des exemples concrets.

J’avais évoqué dans un article précédent le fait que Fiston n’avait pas un rythme d’apprentissage très standard, à savoir qu’il était très « en avance » pour certaines choses et très « en retard » pour d’autres.
Les chiffres et les lettres, ça fait partie de l’avance. Fiston a su compter jusqu’à 10 et au-delà bien avant de savoir parler : je me souviens d’une balade, il avait peut-être 16 ou 17 mois, où de temps en temps il me montrait des chiffres avec ses doigts, et je répondais distraitement jusqu’au moment où j’ai réalisé qu’il comptait les ralentisseurs que nous rencontrions. À cette époque il connaissait aussi toutes les couleurs et la plupart des lettres de l’alphabet. Comme je le disais dans le billet déjà cité plus haut, je ne savais pas que c’était inhabituel pour un enfant de cet âge. Quand je m’en suis rendu compte quelques mois plus tard, en ajoutant le fait qu’à 2 ans Fiston ne disait qu’un seul mot (« rouge », sa couleur préférée) et qu’il ne manifestait pas la moindre vélléité d’en apprendre d’autres (le déclic s’est produit vers ses 3 ans) tout en se faisant fort bien comprendre à l’aide de mimiques et de signes, et je passe sur d’autres particularités, cela n’a fait que me conforter dans ma décision de ne pas le scolariser pour respecter son rythme.

Je ne me souviens plus de quand j’ai pris conscience du fait que Fiston faisait des additions et des soustractions. Ça date, c’est tout ce que je peux dire. Le zéro, il maîtrise aussi depuis longtemps. Bien évidemment, je ne parle pas des opérations sur un papier – d’ailleurs on ne  prononce jamais les mots « addition » ou « soustraction », je crois bien. Ni d’exercices, ni de jeux dirigés. Cela se produit naturellement dans la vie de tous les jours.
Quelques exemples :
On cueille 4 fraises, il y en a 1 qui tombe, il en reste 3. Il en mange 2, il en reste 1. J’en recueille 4, ça lui en fait 5. Il en mange 5, il en reste 0.
Il me dit qu’il a 1 vélo, papa en a 2, moi j’en ai 1, ça fait 4, maman !
La chienne des voisins a eu 7 petits, mais 1 est mort à la naissance, il en restait 6. 1 autre est mort dans la nuit, il n’y en avait plus que 5. C’est pas drôle, mais c’est la vie…
Son camion de pompier a 3 roues d’un côté, 3 roues de l’autre, ça fait 6 !
Et tout ça de son propre chef, sans que j’intervienne, à part pour répondre à ses questions. Sans que j’essaye de lui apprendre quoi que ce soit.

La multiplication commence à arriver tout aussi naturellement.

J’avais dit à Fiston qu’il fallait attendre 30 minutes pour je ne sais plus quoi. Fiston m’a demandé : « Ça fait beaucoup, 30 minutes ? », et comme parfois dans ce genre de cas, je lui ai répondu « Ça fait 10 + 10 + 10 », en joignant le geste à la parole (montrer les 10 doigts, fermer les mains et recommencer 2 fois). Fiston m’a alors demandé : « Ça fait combien de fois 10 ? », j’ai répondu « 3 fois », et il a reproduit le geste : il a montré ses 10 doigts, comme il fait d’habitude, mais cette fois-ci, au lieu de dire « 10 », il a dit « 1 » ; il a recommencé en disant « 2 » ; puis encore une fois en disant « 3 . Ça fait 30 ! »
Et puis il est passé à autre chose. Et moi je n’ai réalisé que quelques minutes plus tard ce qu’il venait de faire.

Bien sûr, chaque enfant a son rythme, et c’est bien ce qui fait l’intérêt de l’IEF. Tous les enfants ne vont pas découvrir les opérations aussi tôt, certains auront peut-être besoin d’un petit coup de pouce de la part d’un adulte ou d’un autre enfant, d’autres ne s’y intéresseront pas pendant des années parce qu’ils auront d’autres préoccupations. En revanche, peut-être se transformeront-ils en moulins à paroles ou en cascadeurs à 18 mois, et ça, si ce ne sont pas d’énormes apprentissages… ^^

Tout ce que je veux dire, c’est : faites-leur confiance. Ils apprennent, de toute façon.
Laissez-les vous étonner 🙂

SuperFiston

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En ce moment, je crois qu’on assiste chez Fiston à ce que j’appelais la « phase super-héros » chez les (rares) enfants que je côtoyais avant d’en avoir à mon tour. Vous en connaissez sans doute, de ces enfants qui s’identifient à fond à Superman, Spiderman, plein de trucs en « man » ou en « super ».

Comme ce n’est pas trop la culture de la maison ni des endroits où Fiston se rend, le slip porté par-dessus le pantalon, pour le moment il ne connaît pas ce genre de héros. D’ailleurs on n’a pas vraiment de livres avec des héros, si on y réfléchit bien ; et question films, il est plutôt documentaire / concert que dessins animés (il aime juste les Aristocats et des bouts de Bambi).

Fiston va donc plutôt se déclarer chaton (Toulouse, des Aristocats, et dans ces moments-là il m’appelle « Duchesse », fort logiquement) ou souriceau (à cause de la souris qu’on entend parfois grignoter dans les murs le soir), ou « petit pompier » comme en ce moment (grâce au C’est pas sorcier sur les pompiers qu’il regarde en boucle ces derniers temps). Voire « petit Jamy ».

Naïvement, je supposais jusque-là que les phases super-héros chez les enfants étaient induites par leur environnement (notamment leurs lectures, ou du moins les histoires qu’on leur raconte). Force m’est de constater que non.
Même quand Fiston est seulement un petit garçon, en ce moment il est clairement dans la phase superTruc.

C’est lui qui a tout acheté, tout dessiné, tout construit, tout fait. La maison ? C’est lui qui l’a achetée. Les illustrations de son livre ? C’est lui l’auteur. La pelleteuse qu’on voit quand on se promène ? C’est lui qui l’a fabriquée. Les crottes de chat qu’on retrouve dans la maison si on oublie de fermer toutes les pièces en ce moment (y a un épisode de psychopathie chez les chats de la région, je ne sais pas ce qui se passe) ? C’est lui qui les a faites, nous dit-il fièrement. Hum.

Notez qu’il est généreux. L’autre jour, je lui lisais un de mes vieux bouquins de petite fille (histoire poussiéreuse à base de petites filles très gentilles, de méchant nain et de gentil prince changé en ours par le méchant nain, qui redevient prince (dommage) et finit par épouser une des petites filles pendant que la sœur de cette dernière épouse le frère du prince. Ah, les mariages de fillettes prépubères…), et à un moment, on voit le (méchant, mais vraiment méchant) nain qui compte ses pierres précieuses. Fiston a trouvé ça tellement beau, les pierres précieuses sur le dessin qu’il m’a dit : « C’est moi qui ai acheté les pierres précieuses ! J’en ai acheté 25 pour moi et 27 pour toi, maman ! »

Quel gentil mignon petit garçon adorable.
(Pardon. C’est contagieux, ces histoires de gentils et de méchants. ^^)
Je disais donc : quel SuperPetitGarçon !

Végéboulettes à la libanaise

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Végétalisation d’une recette trouvée dans un livret de cuisine libanaise. À l’origine, les boulettes sont faites à partir de viande d’agneau.

Cette variante n’a aucunement la prétention d’imiter le goût ou la texture de la viande, le but étant simplement de réaliser un plat dont l’esthétisme se rapproche de celui de l’original, rapide à faire, savoureux et plein de bonnes choses. En terme d’apports protéiques, vous avez des céréales et une légumineuse + du quinoa, autant dire que vous êtes blindés.

Ingrédients :

– 1 pot de yaourt de riz rouge
– 1 pot de yaourt de millet (optionnel)
– 1 pot de yaourt de quinoa rouge
– 1 pot de yaourt de lentilles corail
– 2 ou 3 oignons
– huile d’olive
– au moins 300g de tomates fraîches ou en boîte, selon la saison (quantité à déterminer selon la taille de votre casserole / faitout et vos envies, de toute façon ça sera bon, il n’est pas rare que je mette plutôt le double)
– farine pour agglutiner les boulettes
– épices à votre goût (piment, cumin…)
– qq pignons de pin
– 2 càs de concentré de tomate
– 1 verre d’eau
– sel, poivre

Préparation :

– Faire cuire le mélange millet – riz – quinoa – lentilles dans 2 fois son volume d’eau salée. Une fois cuit et éventuellement égoutté, ajouter les pignons de pin, les épices, et ce qu’il faut de farine (de blé, seigle, maïs, pois chiche, ce que vous voulez) pour façonner des boulettes. Les rouler dans la farine (ou de la chapelure, ou des graines de sésame, ou de la levure de bière…) avant de les faire dorer dans un peu d’huile.
– Éplucher et émincer les oignons, les faire revenir dans un peu d’huile.
– Ajouter les boulettes, les tomates coupées en 4, le concentré dilué dans le verre d’eau froide, et laisser mijoter. Saler et poivrer.

NB : La recette originale demande 30 minutes de cuisson, mais les boulettes sont à la viande. Dans cette version végétalienne, vu que les ingrédients des boulettes sont déjà cuits à part la farine, le mijotage dure moins longtemps. C’est sur les tomates qu’il faudra garder un oeil. Quand vous les trouvez assez cuites, c’est le moment de passer à table.
Cette recette est très bonne (peut-être même meilleure ?) réchauffée le lendemain, le surlendemain… Et s’il n’y a plus de boulettes, on peut en refaire, et s’il n’y a plus de tomates, on peut en rajouter !

Peur & pâte à modeler

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J’ai hésité à rédiger ce billet, car je ne souhaite pas étaler sur un blog certains problèmes rencontrés par Fiston. D’un autre côté, si j’avais eu cette info plus tôt, cela nous aurait peut-être épargné 2 années de galère. D’où ce qui suit, des fois que ça pourrait aider quelqu’un.

Donc, sans rentrer dans les détails : pendant très longtemps, Fiston a eu peur de faire caca. Difficile de savoir ce qui lui faisait peur exactement, surtout quand il était plus petit étant donné qu’il a parlé assez tard, et après l’arrivée de la parole, on savait juste qu’il avait peur. Point.

Je pense avoir à peu près tout essayé pendant ces 2 années, avec des hauts et des bas mais surtout des bas, jusqu’à en arriver parfois à des solutions tout sauf respectueuses. Et je le disais à Fiston : je savais qu’elles étaient nulles, ces solutions, mais c’était les seules que j’avais trouvées à ce moment-là. J’étais preneuse de toute nouvelle idée.

Bref, tout essayé. Tout… sauf la pâte à modeler.

Un jour, j’ai vu passer sur une liste de parents (liste sur laquelle j’avais moi-même lancé un appel à l’aide qq mois auparavant sans qu’aucune des solutions proposées ne fonctionne) un message d’une maman qui évoquait un problème similaire chez son enfant. Et là, l’une des réponses m’a vraiment donné un espoir. Son auteur demandait si l’enfant aimait faire de la pâte à modeler ou ce genre d’activité, car elle avait remarqué qu’en général les enfants ayant peur de faire caca n’aimaient pas « patouiller ».

Tilt !

C’était le cas chez nous. Fiston connaissait la pâte à modeler, mais c’était à moi de lui faire des boules qu’il faisait ensuite rouler. La peinture au doigt, il l’étalait au pinceau. Quand il jouait dans le jardin, c’était avec des outils. De la terre sur un doigt, et il demandait à se laver les mains. Pour faire des gâteaux, il prenait un rouleau, une cuillère ou un couteau. Patouiller dans la farine, la semoule, le sable, oui ; mais patouiller dans un truc qui colle aux mains, non. De façon générale, Fiston a toujours été un petit garçon se salissant très peu.
(Pourtant c’est pas trop le genre de la maison, l’hygiène irréprochable : déjà par nature chez moi, et ensuite parce que je suis convaincue que pour que le système immunitaire se développe correctement, il faut une certaine dose de saleté dans la vie d’un enfant.)

Venons-en au résultat, en résumé : j’ai ressorti la pâte à modeler. J’ai fait « travailler » Fiston sur le toucher, les textures. On a fabriqué une pâte qui n’avait pas la même consistance que celle du commerce. On y a joué chez des amis, ce n’était pas encore la même chose. Les Tips ont aussi eu leur rôle à jouer, malléables comme ils sont et collants une fois mouillés. Peinture, terre, etc.
Bon, n’allez pas imaginer un Fiston se roulant avec délice dans la boue tout en malaxant une grosse boule de pâte à modeler. Loin de là. Mais il acceptait dorénavant d’y toucher.
Toujours est-il que moins de 2 semaines après, il m’a déclaré de but en blanc : « Je n’ai plus peur du caca. »
Tout n’est pas devenu simple en un clin d’œil, mais la peur avait bel et bien disparu, et n’est pas revenue.

Plus de 2 ans à chercher le pourquoi du comment dans toutes les directions, psychologiques, physiques… Et un pot de pâte à modeler a tout désamorcé en 15 jours.

Alors, si vous êtes dans le même cas, ça vaut le coup d’essayer…

Activités & bricolages du jour

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Hier, par cette belle journée d’automne, Fiston et moi avions la pêche !

Petit tour en vélo pour aller inspecter la construction d’une maison à 1 km de chez nous et repérage de toutes les bétonnières des environs.
Au retour, comme on n’avait pas envie de s’enfermer alors qu’il faisait si beau, Fiston a jardiné pendant que je ratissais un peu. Et puis j’ai eu l’idée de dessiner un circuit au rateau dans le reste des feuilles mortes (dommage, j’avais déjà nettoyé plus de la moitié de l’allée). Mais l’idée a plu, nous avons donc tracé tous les 2 un circuit avec plein de 8, et Fiston l’a parcouru en riant aux éclats sur sa voiture rouge, qui devient vraiment trop petite pour lui mais il s’en fiche.

Un circuit, c’est bien, mais avec des panneaux routiers, c’est encore mieux ! On repêche une boîte en carton dans la poubelle, je découpe 2 ronds, on colle du scotch sur les parties qui devront rester blanches, et voilà Fiston au pinceau et à la peinture rouge pour réaliser un sens interdit flamboyant, puis avec la peinture bleue, un panneau d’obligation de tourner à droite (codifié B21-1. Le sens interdit, c’est le B1. Ne me remerciez pas, c’est un plaisir et je suis certaine que ça vous servira un jour.)

Pas la patience d’attendre que ça sèche complètement. Pendant que Fiston joue au petit pompier qui éteint un feu en choisissant le jet « pulvérisation fine » du tuyau d’arrosage (grâce à C’est pas sorcier, eh oui, encore cette émission, il a bien retenu que c’était plus efficace que le jet bâton pour se protéger et éteindre le feu), j’enlève le scotch, je perce 2 trous dans chaque panneau, j’y glisse un brin de fil de fer plastifié, et j’accroche le tout à des poteaux en plastique (de clôture électrique).
Installation (bancale, y a tellement de cailloux dans le sol que c’est impossible d’enfoncer ça de plus de 2 ou 3 cm) sur le circuit, et roule le petit automobiliste rigolard !

Puis Fiston redevient piéton et part à la chasse aux pommes de pin, glands et feuilles. D’abord pour « donner à manger à tous les animaux ». Puis j’apporte des cure-dents et, assis sur l’herbe (mouillée), nous transformons nos trouvailles en bestioles : 1 gland pour la tête, 1 gros pour le corps, 4 petits pour les sabots, des cure-dents en guise de cou, pattes et queue et voici une girafe ! 1 gland et 8 demi-cure-dents pliés, c’est une araignée ! Fiston en a planté dans des morceaux de bois pour créer 3 mille-pattes : le papa, la maman, et le bébé. Pour finir, 2 glands, 2 cure-dents, 2 grandes feuilles de chêne, et c’est une chauve-souris qui est venue se poser à côté de la girafe. Vraiment pas à l’échelle mais on les trouve jolis, nos animaux.

De retour à la maison, bien au chaud, place à l’expérimentation au gré de nos humeurs et du moment. Fiston éprouvant un certain intérêt pour les moulins à sel et à poivre ces jours-ci, je lui propose de mouliner au-dessus d’un récipient. Au sel nous rajouterons un peu d’eau chaude, nous regarderons le sel se dissoudre, puis placerons le ramequin sur le radiateur. Quelques heures après, récupération de cristaux de sel  et on recommence.
(La veille, nous avions profité d’un moulinage de sel pour nettoyer des pièces de monnaie, en y ajoutant un peu de vinaigre blanc.)
Avec le poivre, on s’est marré et on a même étonné le Barbu : moudre un peu de poivre au-dessus d’un récipient contenant de l’eau. Le poivre flotte. Tremper un doigt dans du savon liquide (gel douche, liquide vaisselle, nous avons pris un reste de produit pour faire des bulles de savon) et le plonger dans l’eau : le poivre s’écarte à toute vitesse, comme s’il avait peur. Très amusant.
(Pour l’explication : le savon liquide est un tensioactif. Dès qu’il entre en contact avec l’eau, il recouvre sa surface, repoussant le poivre par la même occasion.)

Après le dîner, encore 2 expérimentations / bricolages :

– Le « vinaigre qui danse », manip’ trouvée dans cette vidéo de la Boîte à bidouilles (un must, ce site !). On a fait les couleurs en mélangeant le vinaigre blanc avec un chouia de peinture rouge pour commencer, puis de la bleue. Cela faisait comme une lampe à lave. C’était vraiment joli, ces espèces de « blobs » qui montaient et descendaient. Au départ. Après, on a fini avec un truc violet immonde mais fort gazeux / mousseux, qu’on n’ose même plus libérer du bocal. On ne sait jamais, quand on voit ce que certains arrivent à faire avec 5 produits chimiques

– Faire des tableaux en relief. On a d’abord utilisé les graines de millet que Fiston s’amusait à transvaser d’un récipient à un autre. Puis je me suis rappelée que le Barbu, en faisant du rangement dans le garage, avait retrouvé une boîte de lait en poudre périmé de plus d’un an. Hop, boîte ouverte, on fait des dessins avec de la colle, on verse le lait en poudre dessus, on secoue doucement, on enlève le surplus et on admire.
La prochaine fois, on ajoutera de la couleur 🙂

Une bonne journée, donc !
Revers de la médaille : Fiston n’avait pas du tout, mais alors pas du tout envie qu’elle se termine, cette journée… ^^

Famille Rodriguez-Martin : pas encore fini, mais…

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Des news suite à leur passage en correctionnel.

Le tribunal s’est donné 6 mois pour étudier le dossier, d’après cet article, et ce serait plutôt bon signe pour Régis, Sylvie, Tom et Lilou.

Le décret du 5 mars 2009 dont il est question est consultable sur Legifrance. Son article 2 est le suivant (le gras est de moi) :

Les dispositions de l’article D. 131-12 du même code sont remplacées par les dispositions suivantes :
« Art.D. 131-12.-La progression retenue pour l’acquisition de ces connaissances et compétences doit être compatible avec l’âge de l’enfant et son état de santé, tout en tenant compte des aménagements justifiés par les choix éducatifs effectués. Elle doit avoir pour objet d’amener l’enfant, à l’issue de la période de l’instruction obligatoire, à la maîtrise de l’ensemble des exigences du socle commun. »

Autrement dit, les parents n’ont pas à suivre les programmes ou la progression choisis par l’Éducation Nationale. Il faut simplement que lorsque leur enfant atteigne 16 ans, il maîtrise le socle commun de connaissances défini par l’ÉN. Mais à son rythme, et dans le respect des choix éducatifs de ses parents.
Pour les Rodriguez-Martin, le choix éducatif choisi est l’instruction informelle, sans tests.

Comme le dit Sylvie : c’est pas compliqué !

Beauté de la pollinisation

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Merci à une de mes amies qui m’a signalé cette conférence sur TED : conférence très courte, dont un peu plus de 4 minutes de film absolument magnifique sur la beauté de la pollinisation par les mouches, abeilles, papillons, oiseaux-mouches et chauves-souris.

Fiston adore.

Le film en lui-même commence à 3:17, pour ceux qui voudraient zapper le laïus d’introduction. Pour les autres, notez la possibilité de choisir un sous-titrage en bas à gauche de la vidéo.

Chaussures vegan

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C’est un vrai casse-tête de trouver des chaussures ou chaussons sans produits animaux, et en particulier pour les enfants.

Pour le moment j’ai trouvé ce site qui en vend des chouettes : Soft Star Shoes.

J’ai pris les « Vegan Hotcakes » marron pour Fiston en guise de chaussons et les « Vegan Kid Rambler » marron / rouge. C’est impeccable par temps sec ou moyennement humide : Fiston adore ses chaussures qu’il montre à tout le monde, elles sont très souples, s’enfilent et s’enlèvent facilement.
Quant aux chaussons, je les appelle les « petits pieds de chauve-souris » car ils font vraiment ressembler les pieds de Fiston aux chauves-souris qui dorment parfois derrière nos volets, et j’ai très envie de m’en commander une paire pour moi aussi tellement ils sont doux, souples et semble-t-il confortables.

Je suis maintenant à la recherche de chaussures vegan pour enfants de type boots, bottes (mais pas en caoutchouc, des bottes tenant mieux aux pieds), qui supportent la pluie, la neige et le grand froid. Si vous avez des pistes, merci d’avance !

Bouchées à la reine végétaliennes

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Recette directement inspirée de celle-ci, que je me suis contentée de végétaliser. Même si l’aspect est tout à fait semblable à la recette classique, on ne s’y tromperait pas mais ce n’est pas le but. C’est juste drôlement bon. 😉

Ingrédients pour 2 :

  • 100g de tofu fumé
  • 100g de saucisses à griller de Taifun (ce sont des saucisses blanches à base de soja, vraiment excellentes : tout le monde les adore à la maison, même les chats)
  • 150g de champignons de Paris
  • 10 cl de crème soja
  • 10 cl de lait végétal
  • 30g de margarine
  • 25g de farine
  • 1/4 L de bouillon de légumes
  • 1 càs d’huile d’olive
  • pâte feuilletée
  • crème soja pour dorer

Préparation :

  • Brosser et couper les champignons. Les faire revenir doucement dans un peu de margarine. Réserver.
  • Mélanger le jus de cuisson des champignon avec le bouillon de légumes et faire réduire de moitié.
  • Pendant ce temps, couper le tofu fumé en dés et le faire revenir dans l’huile d’olive.
  • Réaliser une béchamel épaisse avec 25g de margarine et la farine, le lait végétal et la crème de soja.
  • Ajouter à la béchamel les champignons, le tofu fumé ainsi que les saucisses coupées en petit dés.
  • Saler, poivrer et ajouter la muscade. Garder au chaud.
  • Préchauffer le four à 180°C.
  • Étaler la pâte feuilletée sur 6mm d’épaisseur. Découper des ronds de 8cm de diamètre. Marquer l’intérieur avec un cercle de diamètre inférieur (cela donnera le couvercle). Badigeonner avec la crème soja.
  • Mettre au four pour environ 15 minutes.
  • Lorsque les bouchées sont gonflées et dorées, découper le couvercle.
  • Ajuster la consistance de la préparation béchamel avec un peu de lait végétal, vérifier l’assaisonnement.
  • Remplir les bouchées, poser les couvercles dessus et servir bien chaud. Le reste de la sauce peut être servi à part.

NB : Un riz long sera parfait en accompagnement de ce plat.
NB2 : Les bouchées n’ont pas beaucoup levé chez moi. Mon four est un peu pourri, c’est peut-être pour ça. Mais c’était très bon quand même. ^^