Archives Mensuelles: septembre 2011

Okara

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L’okara, c’est ce qui reste dans le filtre quand on fait un lait végétal. C’est bourré de bonnes choses, et donc à garder. Mais quand on fait du lait tous les 2 jours, on se retrouve assez vite envahi par des boîtes d’okara qui se dessèchent dans le frigo.

Je suis donc preneuse de vos meilleures recettes à base d’okara. 🙂
Pour le moment, j’en ai 3 principales :

Muffins okara-banane

Cette excellente recette vient tout droit de chez Absolutely Green. Je remplace simplement la mélasse, que je n’aime pas, par du sucre ou du sirop d’agave (mes muffins sont plus clairs que ceux d’Absolutely Green, du coup), et le rhum par du calva. On peut varier aussi les farines avec bonheur : personnellement, j’ai un faible pour celle de blé kamut.
Je congèle ensuite les muffins et les ressors au gré de mes envies.

Galettes à l’okara

Ingrédients :

  • 1/3 d’okara bien égoutté
  • 1/3 de farine de céréales (blé, riz…)
  • 1/3 de farine de pois chiche
  • lait végétal (n’hésitez pas à varier les plaisirs) et / ou eau (ou même bouillon de légumes, pourquoi pas ?) jusqu’à la consistance désirée
  • sel

Je ne vous détaille pas la préparation, ce sont des galettes réussies sans aucune difficulté.

Mon premier test a été fait avec de l’okara d’amandes-sésame, de la farine de blé et de pois chiche, du lait de riz + lait d’amandes-sésame. Avec 40g d’okara et 80g de farines, j’ai fait 5 crêpes de taille moyenne, légères, dorées… appréciées !

Deuxième test : okara quinoa (cru) – sésame – châtaigne (crue aussi), farine de blé, de pois chiche (1 grosse càs pour chaque), lait de quinoa-sésame-châtaigne et eau car plus assez de lait. Et un peu de son de blé pour plus de croustillant. Cela m’a donné 2 galettes bien dorées, assez épaisses, avec de l’air formant des grosses bulles à l’intérieur, un peu comme des naans.  Est-ce que c’est dû à l’okara, au son ou à autre chose, aucune idée.
Fiston en a mangé une nature et l’autre avec de la compote de mirabelle. Il n’en a pas laissé une miette (du coup je n’ai pas pu goûter, mais ça avait l’air bon ;)).

Tartinade okara-tomates séchées

Recette dérivée de celle-ci, trouvée par hasard alors que je cherchais une recette de boulette à l’okara (j’ai fait un test pifométrique une fois, complètement raté).

Ingrédients :

– 100g d’okara de soja
– une dizaine de tranches de tomates séchées, sans les égoutter
– 1 càs d’huile d’olive (du bocal de tomates tant qu’à faire)
– 1 gousse d’ail
– 20g de pignons de pin
– 1 càs de basilic séché
– 2 càs d’eau
– 1 càc de concentré de tomate
– 1 càc de paprika
– sel, poivre

Préparation :

Mettre tous les ingrédients dans le mixeur… et vous devinez quoi faire ensuite.
Placer au frigo avant de savourer (mais c’est très bon tout de suite, en fait).

Et vous, que faites-vous avec votre okara ? (demande-t-elle, pleine d’espoir.)

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Vivant, pas vivant ?

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L’autre jour, en faisant des recherches, je suis allée voir le programme officiel de la Maternelle. Dans ce que les enfants devraient savoir en fin de cycle, il y a la notion de vivant / non vivant.

Je me suis rappelé de cela tout à l’heure, quand on s’amusait à jeter des glands dans notre petite mare (qu’il faudra que je vous montre, on a amélioré notre cascade) avec Fiston. À un moment on a vu une limace, et comme elle ne bougeait pas, Fiston a dit : « elle est morte ? »

Du coup, tout en lançant nos glands, on a fait un jeu un peu comme « Pigeon vole », sauf qu’il s’agissait de, euh, « Limace vit » (pas terrible comme nom, il faudra en trouver un meilleur).

Alors, Fiston savait bien que les humains et les animaux, c’est vivant. D’ailleurs, après avoir passé en revue quelques personnes et nos chats, il m’a dit : « tout le monde est vivant », et quand j’ai parlé d’un autre animal, rebelote, en mode un peu agacé « mais j’ai dit que tout le monde est vivant, maman ! »
Style mais tu comprends rien, ma pauvre maman. 😛

(En tout cas je suis contente que les animaux soient dans le « tout le monde ».)

Les arbres ? Oui, c’est vivant, dit Fiston. Les cailloux ? Non. Les remorques ? Non. Les voitures ? Non. Les coccinelles ? Oui, tout le monde (ah, cette maman qui n’a pas de mémoire, quelle plaie :P). Les maisons ? Non.
Les glands ? Non. Ah. Je lui explique que si on plantait un gland et qu’on lui laissait qq dizaines d’années, il deviendrait un arbre aussi gros que le chêne qui nous balance ses glands sur la tête depuis tout à l’heure. Alors, vivant ou pas, un gland ? Oui.

Fiston a bien retenu le principe. Quelques questions plus tard, je lui demande si les mûres et les framboises sont vivantes : oui ! Les châtaignes et les graines de bouleau ? « Ben oui ! »

La mousse, c’est vivant ? « Oui, et c’est tout doux. » 🙂 L’herbe, ça pousse, donc c’est vivant aussi ? Oui.

Et là, question difficile : l’eau, c’est vivant ? « Oui », me répond Fiston. Après explication, il dit « non, mais ça bouge tout seul quand même ! » Bah oui, l’eau ça bouge, ça serpente, ça a l’air vivant, non ?

Et le vent ? « Oui, c’est vivant ! » dit Fiston, qui crie régulièrement « Non, vent ! Arrête ! » quand ce dernier lui met les cheveux dans les yeux.
Vivant, taquin, et ne sachant pas que les plaisanteries les plus courtes sont les moins longues, apparemment. Sacré vent.

Fin du jeu.
Quelques heures plus tard, je remarque que les ongles de Fiston sont un peu trop longs. Il va falloir les couper, lui dis-je. Pourquoi ? Parce qu’ils sont trop longs. Pourquoi ? Parce qu’ils ont poussé depuis la dernière fois. Pourquoi ? Parce que les ongles poussent tout le temps.
Réflexion de quelques secondes, puis un éclair dans les yeux.
« Alors c’est vivant, les ongles ? »

Allaitement, deux ans : le bilan

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Et voilà… après deux ans presque jour pour jour, Loulou a quitté le sein.

Je ne vous ferai pas l’apologie de l’allaitement, vous n’aurez pas de mal à en trouver dix mille versions par ailleurs. Je vais juste partager avec vous l’expérience que j’ai vécue pendant deux ans.

Deux ans, pour beaucoup ça semble long… pour être honnête, pour moi aussi parfois ça semblait interminable. Mais cette lassitude ne durait jamais très longtemps. Je savais que cette époque aurait une fin et je craignais de regretter ce rapport si spécial qui m’unissait à mon fils.

Quand j’ai commencé à allaiter, je visais les 6 mois. J’ai bien failli craquer au moins deux ou trois fois lors des pics de croissance (enfin je crois que c’était ça) pendant lesquels Loulou tétait quasiment toutes les heures, de jour comme de nuit. Et chaque fois que je me croyais arrivée « au bout de ma limite » ça se tassait, et je retrouvais le bonheur de son petit corps contre le mien sans avoir l’impression que toute mon énergie physique et mentale y passait.

À part quelques brefs épisodes de candidose dus à la fatigue, j’ai échappé à la plupart des plaies qui peuvent affecter un allaitement (mastite, engorgement, muguet, REF…), donc on peut dire que j’ai eu un allaitement facile. Pourtant il m’est arrivé régulièrement d’être à bout, épuisée, pompée, avec l’impression que mon corps ne m’appartenait plus.

Je pense que si l’on est pas au clair avec son corps, l’allaitement peut parfois s’avérer compliqué.

Il y a  aussi le regard extérieur. Curieusement, c’est quelque chose qui m’a assez peu gênée. J’ai parfois été agacée, c’est vrai, mais ça n’a jamais remis en cause ma décision, ou plutôt la nôtre. Car depuis le début le papa a été là pour me soutenir. Mais il faut savoir qu’à partir du moment où l’enfant se déplace seul, on commence à vous regarder bizarrement, quand il marche apparaissent les froncements de sourcils, et alors quand il parle… je ne vous raconte même pas. Bon, c’est vrai, c’est pas tout le monde, mais il faut quand même s’y préparer. Quand vous avez dans votre entourage des mères allaitantes avec un peu d’avance, ça aide, mais quand si vous êtes seule à avoir fait ce choix, je vous conseille de vous tourner vers la LLL, ou des associations de maternage. Vous y trouverez des conseils face aux problèmes que vous rencontrerez et une écoute dans vos moments de découragement. Bien que plutôt bien entourée de ce côté-là, j’ai fait appel à la LLL quand j’ai eu des petits soucis de santé, et cela m’a beaucoup aidée.

En parlant de santé, votre docteur a beau être un professionnel, très peu sont formés à l’allaitement : si vous avez des doutes sur ce qu’ils vous disent, il ne faut pas hésiter à chercher un deuxième avis. Ce n’est pas prendre votre médecin pour un charlatan, mais le pauvre (ou la pauvre) est humain, et la science que l’on attend d’eux qu’ils maîtrisent sur le bout des doigts est quand même vaste et complexe. Avec la magie d’internet, vous pourrez trouver pas mal d’informations sur des sites fiables comme une fois encore celui de la LLL.

En parlant de la LLL, pour ceux qui auraient encore des doutes, il ne s’agit pas d’une secte, juste de personnes qui outre leur expérience se documentent et offrent leur temps pour aider des familles à vivre leur allaitement au mieux.

Tiens, la famille, revenons-y. De mon point de vue, l’allaitement n’est pas quelque chose qui concerne exclusivement la mère et l’enfant. Le père est impliqué aussi. Chez nous la décision d’arrêter ou de continuer s’est toujours prise à trois. Certains pères se sentent mis à l’écart de ce rapport privilégié mère / enfant, or chez nous pas du tout. Je pense que l’une des raisons en a été le cododo, sur lequel je reviendrai, mais le fait de dormir ensemble a permis à Loulou et à Druss de passer du temps ensemble et d’avoir de ces contacts physiques qui, de mon point de vue, sont indispensables au jeune enfant, et plus important qu’on pourrait le croire pour les parents. L’autre a été le fait que nous en discutions et que je ne sois pas la seule à gérer cet aspect de notre vie. Il y a aussi la solution du lait tiré et donné au bib par le papa. Nous avons tenté, mais (en dehors des fois où je devais m’absenter) ça ne nous convenait pas, trop contraignant quand, justement, l’un des avantages de l’allaitement est sa simplicité. Nous avons également fait en sorte que Loulou et son père partagent d’autres moments privilégiés : le bain par exemple est essentiellement donné par le papa.

Pour ce qui est de la famille étendue, nous avons eu peu de remarques et nous n’avons pas tenu compte de celles qui nous ont été faites.

Et puis il y a eu Loulou. Loulou qui il y a quelques mois tétait encore la nuit toutes les deux heures. Je ne saurais pas vous dire quelle différence ça a fait pour lui, ou pour notre relation, car je ne sais pas quel petit bout il aurait été sinon, ni ce que ça aurait changé entre nous. Mais en dehors de ce que vous pourrez lire partout, je peux vous dire ce que ça a représenté pour moi.

Pour moi il était naturel d’allaiter, c’était comme ça dans ma tête, mais je n’avais jamais pensé à la durée ni aux avantages ou aux inconvénients. Au final, j’ai trouvé ça pratique car pas de biberons et donc moins de choses à acheter, à trimbaler, à préparer quand Loulou avait faim. Je me souviens encore d’une fois où nous nous sommes retrouvés à faire des heures et des heures de route au milieu de la nuit à cause de la neige alors qu’il n’avait que quelques mois. Je peux vous dire nous étions bien contents de ne pas avoir besoin de faire chauffer quoi que ce soit. Je ne vous parle même pas de la vaisselle… J’ai trouvé ça rassurant de savoir que, jusqu’à ses 18 mois, mon lait pouvait lui suffire, ça m’a permis de ne pas stresser sur la diversification et sur ce qu’il mangeait ou non à table, je savais qu’il aurait toujours assez. Du coup il a pu faire ça à son rythme, sans pression.

Par contre, à la fin de la deuxième année, j’ai commencé à trouvé ça long et pesant. Même s’il pouvait se passer de lait pendant plus de 10 heures d’affilée, je me sentais parfois objetisée. Alors, je lui en ai parlé, sincèrement, à plusieurs reprises, en expliquant mon ressenti et mes contradictions, et en quelques semaines il s’est sevré tout seul…

Merci à toi, mon Loulou, pour cette expérience unique et pour avoir accepté mes limites.

PS : Je suis volontairement restée vague sur l’aspect affectif, émotionnel, qui était évidemment présent. C’est bien trop personnel et le ressenti de chacun sera si différent que je ne voyais pas l’intérêt pour vous d’en discuter ici.

Projet : Pages Vertes des Professionnels de Santé

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On voit régulièrement paraître sur les forums et les listes de discussion ces demandes de parents : connaissez-vous un médecin (pédiatre, psychiatre, kiné, dentiste, ORL, gynéco…) respectueux dans mon département ?

Respectueux, c’est-à-dire ? Cela semble plutôt basique, en fait : qui informe ses patients, qui les traite comme des humains et non comme des objets, qui prévient et attend le feu vert avant tout acte intrusif, qui n’émet pas de jugement à l’emporte-pièce en présence de choix de vie qu’il ne connaît pas ou mal, qui est ouvert à la discussion ; et pour un médecin s’occupant d’enfants, qui leur parle directement, leur explique ce qui va se passer, prend en compte leurs peurs éventuelles, etc.

2 anecdotes personnelles pour illustrer mon propos :

La Gynéco irrespectueuse (alias Pétasse)

J’étais enceinte de 3 mois, j’allais passer ma première échographie officielle chez une gynéco que je ne connaissais pas (la mienne n’avait pas d’appareil aux normes). RDV un soir, le Barbu et moi-même avons eu beaucoup de mal à venir et nous garer pour cause de bouchons et de travaux : résultat, un retard de 10 minutes. Accueil glacial, Pétasse m’ordonne de me déshabiller, de m’allonger, et sans crier gare, me fourre la sonde dans le vagin. J’ai cru que le Barbu allait se trouver mal. Quant à moi, coincée entre la confusion de mon retard (j’ai horreur de faire attendre les gens), l’humiliation d’être traitée ainsi, surtout devant le Barbu, et la soumission à l’autorité représentée par la blouse blanche (j’ai changé depuis, je vous rassure), je n’ai rien dit. Aucun mot de Pétasse pendant l’échographie, elle ne nous a RIEN montré, juste pris ses mesures. Elle s’est légèrement déridée à la fin, car Foetus-Fiston s’étant montré coopératif, elle avait pu rattraper son retard. On a donc eu droit à un « au revoir ». Mais oui, bien sûr. J’ai changé de gynéco pour l’écho suivante, et j’ai eu pour les autres un gentil monsieur qui passait un bon quart d’heure à tout nous montrer et nous expliquer avant de commencer la moindre mesure.
Quand j’étais à la maternité, j’ai partagé ma chambre avec une jeune maman qui s’était rendu chez la même gynéco, avec grosso modo la même expérience que moi, le retard en moins. Et elle y était quand même allée pour ses 3 échos officielles. 😦

Le Stomatologue respectueux (alias Dieu, rien que ça. Et puis ça permet d’écrire des phrases rigolotes)

Fiston ayant quelques soucis dentaires, son dentiste nous a envoyés chez un stomatologue pour programmer une petite intervention sous gaz hilarant. Rendez-vous pris pour une consultation, j’arrive avec Fiston. Moi faussement enjouée (j’ai une phobie de tout ce qui ressemble à un dentiste), lui franchement inquiet. « J’ai peur. » Je sais, mon chéri. Mais j’étais remontée à bloc : au premier signe d’irrespect, j’interviendrais, et si pas de changement d’attitude, on irait voir ailleurs.
Ce stomatologue officie dans un CHU, et il est tout nouveau : du coup personne ne le connaît. Déjà lors de la prise de rendez-vous, la secrétaire ne voyait pas du tout de qui je voulais parler. Le service de stomatologie est bien indiqué à partir de l’accueil mais ensuite plus rien. On m’indique une salle d’attente, où sont listées une quantité impressionnante de services, mais de stomatologie, point. En face de nous, une porte dont la plaque indique un tout autre nom. Pourtant c’est bien derrière cette porte que Dieu va nous recevoir. Et là tout de suite, la tension tombe. Même un peu avant, en fait, puisque 5 minutes plus tôt, une famille était sortie par cette porte, et j’avais compris que l’enfant, de peut-être 5 ou 6 ans, devait subir une intervention (pas urgente) ce jour-là, mais il avait eu trop peur de la piqûre d’anesthésie : du coup Dieu avait préféré reporter l’intervention.
Et Dieu me met tout de suite à l’aise, de toute façon. Je dis « me » parce que Fiston est resté tout malheureux pendant l’entretien, mais il s’adressait bien à nous 2. « Bonjour mon grand, installe-toi sur une chaise, on va déjà discuter et je vais tout t’expliquer. » Merci, docteur. Il nous explique donc comment ça va se passer aujourd’hui et la prochaine fois. Je demande si je pourrai rester là au moins jusqu’à ce qu’ils mettent le masque (notre dentiste avait eu l’air plus que dubitatif quand je lui avait demandé ça), il me répond d’un air limite indigné : « Bien sûr, et même pendant l’intervention, vous serez là tout le temps ! »
Ensuite il dit à Fiston qu’il va examiner ses dents, et il me demande de le prendre sur mes genoux. Il lui montre le miroir en lui expliquant à quoi ça sert, pareil pour la lumière « si ça t’éblouit tu peux fermer les yeux ». Fiston, toujours tout crispé, coopère cependant. Ensuite il lui montre le masque qui servira la prochaine fois, mais là c’est trop pour Fiston qui se débat dans mes bras. « C’est pas grave. Emporte-le chez toi, comme ça tu pourra te familiariser avec, et rapporte-le la prochaine fois. » Et puis Dieu a gonflé un gant pour faire un « ballon bizarre » (dixit Fiston) fort apprécié (une fois l’hôpital derrière nous).
Alors, certes, Fiston a toujours peur et il ne va pas être à la fête le jour de l’intervention. Pour ma part, je serai vraiment confiante et détendue.

Donc voilà, j’ai un dentiste pas mal et un stomatologue formidable. Un gynéco bien, respectueux mais quand même vieille école. Un médecin bien pour moi, mais allopathe à fond, pas habituée aux enfants et pro-vaccination (pensant le ROR obligatoire, ai-je découvert aujourd’hui). Une chouette ostéo, mais loin, et quand on aura déménagé il faudra que j’en change (1h de route après une séance d’ostéo, ça fout un peu tout par terre). Un chouette vétérinaire (eh oui, y a pas que des humains dans ma vie) mais assez loin aussi et pareil, après le déménagement il faudra que j’en change.

J’aimerais bien pouvoir consulter un portail, des Pages Vertes des Professionnels de Santé, pour humains et non-humains, listant des médecins  (au sens large) et vétérinaires compétents et respectueux. Que ceux qui ont découvert quelqu’un de fiable, ouvert et respectueux puisse venir l’indiquer sur ce site, et que ceux qui en cherchent puissent y trouver leur bonheur.

Je n’en ai pas trouvé. Je me propose donc de créer un tel portail.

Pour ce faire, je fais appel à vous : un tel portail vous intéresserait-il ? Et si oui, qu’aimeriez-vous trouver / pouvoir rentrer comme informations ? Quels critères de recherche ?

Pour le moment j’ai pensé à cela. Une fiche comportant :

  • coordonnées complètes
  • activité (dentiste, ORL, généraliste, sage-femme, vétérinaire…)
  • spécialisation éventuelle (homéopathie pour un généraliste par ex…) ;
  • si c’est un médecin qui s’occupe des enfants et de quel âge à quel âge ;
  • si le médecin est ouvert au dialogue / s’y connaît dans certains domaines/choix parfois incompris :
    • environnement,
    • allaitement (long)
    • allaitement au biberon
    • diversification menée par l’enfant
    • cododo
    • vaccination non systématique
    • IEF
    • couches lavables, HNI
    • portage
    • ENV
    • végéta*isme ou autre régime alimentaire mal connu en général
    • IVG
    • IMG
    • soins palliatifs en maternité (pour les parents qui souhaitent mener une grossesse à terme bien que sachant le bébé condamné à très court terme)
    • accouchement à domicile
  • une zone de texte où vous pourriez entrer un témoignage à propos de ce médecin, ou des informations complémentaires.

+ Possibilité de commenter les fiches ou de les éditer (un peu comme un wiki).

Recherche possible par département (on verra pour d’autres pays que la France un peu plus tard), et en combinant ces différents critères.

Si vous voyez d’autres informations à indiquer, ou pour toute remarque, merci d’utiliser les commentaires 🙂

Si j’ai mal cherché et qu’un tel site existe déjà, merci de me l’indiquer également 😛

Ajout du 2 octobre : suite aux commentaires, nouveau billet ici.

Laits végétaux

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Quand j’étais végétarienne et désireuse de devenir végétalienne, l’une des choses qui me freinait était l’idée d’arrêter le lait de vache. J’adorais le lait de vache, cru et entier. Je faisais moi-même mes yaourts avec, et c’était quand même carrément bon, il faut bien le reconnaître.

Pour le remplacement dans les pâtisseries ou autres recettes, pas de souci avec les laits végétaux. Mais à boire…
J’avais testé des laits végétaux (industriels), mais je n’aimais pas ça. Lait d’épeautre, beurk. Lait quinoa-coco, mouais, mais sans plus. Lait de soja, immonde. Lait de riz, de la flotte pas propre.
Bref, c’était pas gagné.

Et puis il y a eu un concours de circonstances ; le fermier qui me fournissait le lait était en vacances pour 3 semaines, donc plus de lait ; je suis tombée sur des vidéos qui m’ont fait reprendre conscience du problème que posait le lait, d’un point de vue éthique, et sur d’autres sources abordant les problèmes de santé ; mais aussi sur l’info que dans le lait de vache il y a de la caso-morphine, qui rend accro – et s’il y a bien un truc que je déteste, c’est qu’une substance me rende dépendante – ; enfin, on a acheté un lait de riz de marque Carrefour bio, pour ne pas le nommer, que j’ai bien aimé. Vraiment bien aimé. Puis, le « sevrage » du lait de vache progressant, vraiment je l’ai adoré, ce lait de riz.

(En fait, quand on change de régime alimentaire, les goûts changent, car notre corps cherche à se procurer ailleurs ce dont il a besoin. Par exemple, c’est très curieux de découvrir que d’un seul coup, à 37 ans, en devenant végétalienne, je me suis mise à raffoler des amandes alors qu’avant je ne les aimais pas du tout.)

Revenons à notre lait de riz : j’ai essayé d’en faire. Immonde.

J’ai acheté une machine à faire des laits végétaux, la Soyabella, après avoir lu les billets de Absolutely Green sur le sujet (un ici, l’autre ), en me disant que j’allais pouvoir faire mon propre lait de riz aussi bon que celui de Carrefour. En fait, non. C’était toujours pas bon, avec la méthode à chaud. C’était de l’eau de cuisson de riz : en plus, moi qui fais parfois de la colle de riz, ça m’y faisait vraiment penser. Certes, la colle de riz est parfaitement comestible, puisque ce n’est que de l’eau et du riz, mais de là à en mettre dans mes céréales le matin ou à en boire…
Alors j’ai fait d’autres laits, et depuis je me régale. À part le lait de soja, que je fabrique uniquement pour faire du yaourt ou du tofu, je n’utilise que le broyage à froid pour les autres.

Lait d’avoine (à partir de flocons d’avoine). Lait de riz, à partir de flocons également, qui ne vaut pas celui de Carrefour mais qui est quand même bon. Lait d’amandes. Lait de noix de cajou. Lait de noix du brésil. Lait de sésame. Lait de châtaignes. Lait de quinoa.
Et des mélanges de tout ça au gré des envies.

Tous les 2 jours environ, je me fais mon litre de lait, qui va me servir pour les céréales de Fiston et les miennes, pour la cuisine, mais aussi à boire nature (ou avec un chouia de sel et de sirop d’érable selon les cas).

Et c’est vraiment chouette de pouvoir varier les plaisirs comme ça.

Hier, c’était un lait-fond-de-tiroir : des amandes, qq noix de cajou, des graines de sésame, du quinoa rouge et des flocons d’avoine. « Crémeux » à souhait. Et toujours blanc, malgré le quinoa rouge (je m’étais demandé si ça allait donner une teinte un peu rosée, mais non).

Ce matin, au petit-déjeuner, c’était un lait d’amandes-sésame, tout juste fait. Un délice.

« Je me régale », m’a annoncé Fiston en mangeant ses céréales.
Ça fait toujours plaisir. 🙂

They are back !

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La saison de chasse ouvre demain (ah, la joie de se faire réveiller par des coups de fusil le week-end !)…
Et comme tous les ans, une famille de chevreuils vient trouver refuge dans notre jardin. Ils y resteront jusqu’au printemps.

Ils nous bouffent nos pauvres framboisiers et groseillers, d’accord, mais c’est un petit prix à payer pour le plaisir de les voir tous les jours ou presque pendant des mois, et surtout de les savoir en sécurité.

Le plus gros problème, c’est qu’ils ne deviennent pas trop familiers. Quand on les voit sur la terrasse en ouvrant les volets le matin et qu’ils sursautent à peine, c’est sympa pour nous mais pas très bon pour eux.
Dans ce cas il faut leur faire peur (gestes brusques, bruits) : suffisamment pour qu’ils se rappellent que les bipèdes sont potentiellement dangereux, mais pas assez pour qu’ils décident de retourner dans les bois avant la fin de la saison de chasse.

Soyez les bienvenus, les amis ! 🙂

Et celui-là, en dessous, c’était un jeune qui était resté coincé chez nous l’année dernière. Il n’avait pas réussi à sauter la clôture avec ses parents, et on avait beau laisser le portail ouvert, il ne trouvait pas la sortie. Il est resté jusqu’à juillet environ.

Range tes affaires !

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C’est la pagaille, on n’en peut plus. Range tes affaires !

Quel parent n’a jamais crisé sur le problème du rangement ? Si en plus lui-même ou elle-même n’est pas une fée du logis, se joint à l’énervement de ne plus pouvoir marcher sans écrabouiller un jouet ou glisser sur un stylo une certaine culpabilité. C’est ma faute, je ne lui ai pas donné le bon exemple. Et une appréhension quant à l’avenir. Il va devenir aussi bordélique que moi.

En fait, dans certains cas, le parent ne demande pas tant à l’enfant de ranger physiquement que de le rassurer.

Pour ma part, je suis bordélique, mais vraiment. Au point que le Barbu, lui-même bordélique quand je l’ai connu, en devient régulièrement agacé. Cependant, comme tous les bordéliques que je connais, je suis parfois prise d’une frénésie de rangement. Le Barbu aussi. Fiston aussi. Malheureusement, on est rarement synchro (priez pour nous), et quoi de plus agaçant que de voir les 2 m2 qu’on avait péniblement réussi à dégager en 5h envahis en 3 secondes ?

Du point de vue de l’éducation que l’on a choisie, le « range tes affaires » sans plus d’explications n’est pas autorisé.

Exemples théoriques.

  • L’enfant ne range pas sa chambre, et il ne demande pas à ses parents d’y venir (pour le coucher, par ex). Si l’enfant n’est pas dérangé par son bordel, le parent n’a finalement aucune légitimité à lui ordonner de ranger ses affaires, du moment qu’il ne comporte pas de denrées alimentaires qui déclencheraient une invasion de fourmis ou autre problème susceptible de gêner réellement le parent.
    (Petite parenthèse ici, pour parler d’une résolution de conflit entre une mère et sa fille adolescente, rapportée dans Parents efficaces (Tom Gordon), livre que je vous conseille, à propos du rangement de la chambre de la jeune fille. Cela posait un problème à la mère que la chambre de la jeune fille ne soit jamais rangée, en fait cela la rendait folle ; mais sa fille lui opposait avec raison que le problème ne la concernait pas, s’agissant de sa chambre à elle qui, de son côté, en avait plus qu’assez d’avoir tout le temps sa mère en train de la harceler à ce sujet. Après discussion où chacune exprima ses besoins, la jeune fille trouva une solution que la mère accepta avec empressement. Ce serait la mère qui rangerait sa chambre 2 fois par semaine, puisque c’était elle à qui le désordre posait problème. En échange, la jeune fille cuisinerait pour la famille 2 soirs par semaine également. La mère était ainsi assurée que la chambre serait rangée régulièrement et à son idée. La jeune fille, qui n’avait rien contre le fait que sa chambre soit rangée, au contraire, du moment que ce n’était pas par elle, et qui comptait travailler dans la restauration, pourrait s’entraîner régulièrement. La mère, n’aimant pas spécialement cuisiner, était ravie.
    Je ne sais pas vous, mais j’adore cet exemple de gagnant-gagnant.)
  • L’enfant ne range pas sa chambre, mais il réclame que ses parents y viennent régulièrement. Ces derniers, un chouia agacés de trébucher tous les 3 pas sur des briques Lego dès qu’ils passent la porte, sont en droit de lui demander de ranger cette pièce (à la mesure de ses possibilités selon son âge). Sinon ils n’y viendront plus.
  • L’enfant met des jouets partout dans le salon. Si cela occasionne une gêne pour les autres, il est légitime de demander à l’enfant de ranger. Certains parents partent du principe que les jouets doivent rester dans la chambre, point. C’est un avis que je ne partage pas du tout. Le salon est la pièce de vie commune par excellence : pourquoi les adultes auraient-ils le droit d’y mettre leurs affaires et pas les enfants ? Pour moi, cela devient problématique à partir du moment où cela gêne physiquement la circulation ou l’utilisation des meubles.

Alors, partons du principe que l’enfant est prié de ranger le bordel qu’il a mis, mais il refuse. Que faire ?

Il y a quelques jours, Fiston avait trouvé très drôle de balancer un paquet de jouets sur le canapé. Il faisait « une petite maison pour les pieds ». Admettons. C’est vrai que c’est rigolo, quand on y pense. Vous n’aimeriez pas vous permettre ça, vous, sans penser au rangement qui va suivre ? Moi si. Mais du coup le canapé était impraticable pour plus gros qu’un chat ou qu’un Fiston (et pas les 2 en même temps).
Pendant 2 jours, Fiston a refusé de ranger ou de participer au rangement. Mais pendant 2 jours également, chaque fois qu’il se mettait sur le canapé et nous demandait de venir à côté de lui, la réponse était « non » car il n’y avait plus de place. Et non, je n’allais pas m’asseoir sur l’accoudoir, je tiens à mon confort. Et non, je n’allais pas ranger son bordel à sa place, faut pas pousser maman sur le canapé.
Au bout de 2 jours, l’envie de partager des moments avec nous sur le canapé a été plus forte que l’envie de nous embêter (ou pas, d’ailleurs, je pense juste qu’il trouvait ça rigolo).
Bref, il était d’accord pour ranger, mais découragé par l’ampleur de la tâche. Quand on a 3 ans, s’attaquer à une pile de jouets plus grosse que soi, c’est assez intimidant : on doit penser qu’on ne va jamais y arriver et ne pas savoir par où commencer. Un peu comme lorsqu’on se retrouve devant un évier plein de vaisselle sale, et qu’on procrastine en pensant en avoir pour des heures. En fait, on en a tous fait l’expérience, une fois qu’on est dans le bain, c’est rare que ça prenne plus de 10 minutes.
(Et en parlant de bain, pour les hyper bordéliques qui procrastinent plus que raisonnable, si vous vous retrouvez avec trop de vaisselle pour l’évier, mettez-la dans la baignoire ! Un coup de liquide vaisselle et on envoie l’eau chaude à la douchette. Testé pour vous.)

Pour en revenir à Fiston, je lui ai proposé de l’aider, en lui offrant le choix entre 2 façons de faire ; on a très rapidement tout « rangé » (c’est-à-dire tout rebalancé dans le carton d’où ça sortait) dans la bonne humeur. Et les 2 fois où j’ai empiété, l’air de rien, sur son rôle, il a râlé. Pas de perdant, c’est lui qui avait décidé de ranger.
Et surtout il a pu constater par lui-même, expérience irremplaçable, que quand c’est le bordel, ça finit par être embêtant.
Avec un peu de chance, ça rentrera plus vite dans sa caboche que dans la mienne.

En tout cas c’était bien rentré d’une certaine façon, puisque le lendemain, il s’est remis à tout balancer, mais cette fois par terre, entre le canapé et la table basse. Ha. Bien embêtée j’étais. Ça ne m’empêchait pas de circuler, ni de m’asseoir sur le canapé, ni d’utiliser la table. En fait, d’un point de vue purement pratique, ça ne gênait personne.
C’est là qu’on voit que l’éducation n’est pas une science exacte.
J’étais super énervée de voir ça, surtout que le Barbu avait nettoyé par terre peu de temps auparavant. Ma réaction a été vraiment très limite chantage, je pense. Pas complètement, mais pas loin. Quand Fiston m’a demandé de jouer avec lui, j’ai dit niet, pas tant que ça ne serait pas dégagé par terre, parce que ça m’énervait trop de voir ça et du coup je n’étais pas d’humeur à jouer. Ce qui était vrai (et je ne joue pas systématiquement avec Fiston. Parfois je suis fatiguée, occupée à autre chose, ou j’ai juste vraiment pas envie, sans raison particulière). Mais ce genre d’argument est dangereux, je trouve, car on peut l’étendre à tout et n’importe quoi en gardant exactement la même formulation. Tu ne veux pas ranger ? je ne joue pas avec toi. Tu ne veux pas dormir ? Je ne joue pas avec toi. Tu ne veux pas monter dans la brouette ? Je ne joue pas avec toi.
D’ailleurs il a rangé très vite. Et moi je me suis dit que la prochaine fois, au lieu d’en arriver là, je l’empêcherai de mettre le boxon – ce que j’aurais pu faire, mais j’étais trop occupée à m’autocongratuler sur la résolution du problème précédent (bordel sur le canapé) et ça me piquait dans ma fierté de m’avouer que bon, là, peut-être, il fallait faire autrement et intervenir en amont.

Cela dit, quand on y réfléchit, tous les jouets en question proviennent d’une caisse que je dois monter dans la salle de jeux. Depuis quoi, 2 semaines ? Au moins. Ceux qui sont dans son étagère, il les range.
Alors, la solution, elle est simple.

Mais pourquoi diable est-ce que j’oublie toujours de monter cette fichue caisse ?

Mini-habitat groupé – résumé des épisodes précédents 6/6

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Pour lire ce qu’il s’est passé avant, c’est , , , et .

Au 15 avril 2011, la bonne nouvelle, c’est qu’on a le permis de construire, après quelques contretemps, comme par exemple un premier avis défavorable de l’Agence de la Santé car les documents présentés ne respectaient pas un certain nombre de contraintes liés à l’emplacement de la parcelle, à savoir dans un périmètre de protection rapprochée par rapport à un point de captage d’une source.
Ben on ne risquait pas de donner les infos qui vont bien puisque PERSONNE ne nous avait dit qu’on était dans ce périmètre. Ni l’agent immobilier (qui n’était pas au courant), ni le maire quand on était allé le voir (était-il au courant ? mystère)…
Bref, heureusement qu’on avait prévu du plein pied, heureusement qu’on n’avait pas prévu de puits canadien ou de géothermie, etc., car il aurait fallu tout refaire, c’était pas possible.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’on n’a toujours pas le terrain. La tutelle, qui a pris un nouveau notaire, appelons-le notaire n°3, est en train d’engager une bataille juridique avec notaire n°1 qui fait de la rétention de document tant qu’il n’a pas été payé pour le travail accompli pour la succession (c’est pas hyper bizarre non plus comme demande, remarquez). Notaires, Chambre des notaires, avocat, tout le monde campe sur ses positions en se fichant pas mal des acquéreurs (sauf l’agent immobilier qui se démène pour faire avancer les choses).

3 mois plus tard, après des batailles sans issue entre la tutelle et notaire n°1, on finit par payer nous-mêmes ledit notaire (oui oui ! On a réglé l’argent dû par la tutelle) afin de pouvoir récupérer le dossier, que l’agent immobilier a porté lui-même à notaire n°3. On est début juillet.

3 semaines plus tard, notre notaire (notaire n°2) n’ayant toujours pas trouvé ou pris le temps de contacter celui de la tutelle, on prend la décision de le lourder. Marre des notaires. Un notaire lourdé partout, la balle au centre.
La responsable de la tutelle est en vacances jusqu’au 8 août.
Fin juillet, j’arrive à joindre quelqu’un chez notaire n°3, qui est donc devenu le notaire commun (et qui vient de déménager, en prime), a priori ils ont redemandé des pièces à la mairie de notre future commune car elles étaient trop vieilles (haha, on se demande bien pourquoi), mais sinon tout est prêt. Je leur signale qu’il n’y a plus qu’eux comme notaires, et rappelle qu’on est très pressés (mais on ne peut pas signer avant le 8 août de toute façon). Je leur envoie un courrier leur confirmant qu’on a lourdé notaire n°2.

Sinon on a presque tous les devis pour la maison, et pour le moment le budget est respecté, yeah 🙂
Ça commence à sentir le concret de ce côté-là, on est dans les plans et les chiffres, mais je respirerai mieux quand on aura ce fichu terrain. Ça ne fait jamais que 21 mois qu’on a signé le compromis…

23 août : l’agent immobilier, de retour de vacances, me rappelle pour me dire qu’il a eu la personne en charge de notre dossier chez le notaire, elle-même de retour de vacances, et qu’elle doit lui donner des nouvelles d’ici la fin de la semaine. Il me conseille de l’appeler moi-même le vendredi, ce que je fais ; et là je me marre un peu, car les pièces d’urbanisme sont bien arrivées, même si la dame n’a pas encore eu le temps de vérifier que tout y était ; mais le truc rigolo, en fait, c’est que comme on a le permis de construire, c’était inutile. ^^
Elle n’était pas non plus au courant que le Barbu avait réglé les honoraires de notaire n°1  (ce qui avait rendu possible le transfert de dossier). o_O

Je lui envoie donc 3 jours plus tard un courrier avec copie du permis de construire, de nos cartes d’identité, et du reçu de notaire n°1, et je la rappelle quelques jours plus tard en espérant pouvoir enfin fixer une date pour la signature, 2 ans après notre offre pour le terrain… Là, on frôle la crise cardiaque : paraît-il que notaire n°1 réclame maintenant à la tutelle le double de la somme que nous avons réglée. Hein ? Comment ? Il n’a jamais été question de ça. J’appelle l’agent immobilier qui tombe également des nues mais suspecte une mauvaise compréhension d’un papelard (faut dire que ça commence à être un peu compliqué). Il appelle notaire n°1, il me rappelle, mais pas avant que j’aie fait partager ma hausse de tension à Naë (eh, on est dans le bain ensemble, non ? Ça vaut pour les pics de tension aussi :P). C’était bien une erreur. Ouf. Histoire d’être bien carré, notaire n°1 fait une attestation comme quoi de son côté tout va bien (grâce à nos sous) et qu’il ne demande plus rien à personne, et l’agent immobilier va la porter à notaire n°3. Bon. On est maintenant dans le premier tiers de septembre, c’est fou ce que les jours filent vite, non ?

Et à mon coup de fil suivant chez notaire n°3 on m’apprend que la tutelle leur a demandé de rédiger pour hier les actes de succession pour les faire valider par le juge. Quoi ??? C’était pas déjà fait ? Ça fait des mois que la tutelle nous dit que si… Bref, une bonne dizaine de jours pour rédiger les actes et les remettre à la tutelle, qui les a transmis au juge des tutelles, et on attend qu’il valide pour pouvoir fixer la date de signature. Paraît-il que ça va aller très vite, maintenant.

Mouais. On nous l’a déjà faite, celle-là. Y a 2 ans.

Voilà où on en est au 22 septembre 2011 en ce qui concerne le terrain pour lequel nous avons fait une offre en août 2009. ^^
Maintenant, ce sera les news en temps réel.

Sinon, il y a eu un changement important depuis l’épisode précédent. Suite à une rentrée d’argent imprévue, le Barbu et moi-même avons décidé de faire une offre pour l’autre partie du terrain, celle avec la petite maison déjà construite. On verra ce qu’on fera de la maison, ce ne sont pas les idées qui manquent, mais dans l’immédiat (façon de parler, vous l’aurez compris) cela nous permettra d’agrandir un peu notre terrain perso et surtout de bénéficier tous les 4 de quelques centaines de m2 supplémentaires. Potager, nous voilà ! et plus besoin non plus d’essayer de louer un bout du terrain adjacent pour nos poules, elles seront chez nous.
Et nous y gagnerons quelques arbres fruitiers adultes qui seront les bienvenus : pommiers, noisetiers, pruniers et poiriers au dernier recensement. 🙂

La suite, c’est là.

De l’origine des progrès

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Depuis un petit mois, Fiston a fait énormément de progrès dans certains domaines.

  • Parole : on continue sur la lancée des derniers mois, mais ça s’accélère encore, avec en prime la période des « pourquoi » à tout va ; le « moi » est enfin arrivé et abondamment employé (moi je veux faire ça, moi).
  • Motricité : galipettes avant tout seul, arrière et poirier avec aide, sauts de plus en plus longs. Il rattrape un ballon lancé pas trop fort. Il descend un toboggan sur le ventre, en marche avant comme en marche arrière. Il tient l’équilibre sur sa draisienne sans problème, y compris à faible vitesse.
  • Motricité fine : tenue des feutres et stylos en tout genre avec la « pince » des 3 doigts, maîtrise du tracé, y compris minuscule, manipulation correcte des ciseaux avec une seule main.
  • Compétences sociales : quand tout va bien (pas malade, pas crevé, etc.) il respecte et même demande le « chacun son tour ». Que ce soit quand on joue au ballon tous les 2, quand on dessine en repassant sur ce que l’autre a fait, quand on joue à un jeu de société à la ludothèque, quand il joue sur l’ordinateur avec un petit copain ou quand on s’amuse à lancer des cailloux ou des bâtons. Dans ce dernier cas, en plus, il a bien compris et accepté la règle de sécurité : on attend que l’autre ait lancé son bâton avant d’aller rechercher le sien, et on attend que l’autre soit revenu avant de lancer. Il est prêt pour le tir à l’arc. ^^
    Il réclame également souvent qu’on joue de la musique tous ensemble, que ce soit de la guitare et / ou du piano. À titre de comparaison, il y a encore 2 mois, il ne supportait pas que le Barbu ou moi-même jouions d’un instrument, cela déclenchait immanquablement des hurlements.

Je n’indique ici que les progrès les plus marquants, la plupart étant intervenus sur les 10 derniers jours.

À méditer :

  1. Mis à part le « chacun son tour » qui a été initié par moi, tout le reste vient de lui et seulement de lui. Je me suis contentée de répondre à ses demandes quand il y en avait ;
  2. S’il était scolarisé, tout ceci serait mis, automatiquement et sans discussion possible, au seul crédit de l’école…

Crumble de légumes

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Sur l’insistance de Mely, je vais vous mettre la recette du crumble de légumes.

Mais comme on a déjà tout mangé, la photo viendra plus tard.

La pâte :

Dans un mixeur mettez :

– 90g de parmesan (par encore testé mais je suppose que l’on peut végétaliser la recette en remplaçant par de la levure maltée)
– 90g de beurre (ou de margarine)
– 150g de farine
– un peu de sel (dispensable)

Mixez bien et réservez.

Mettez votre four à préchauffer à 200°C.

Les légumes :

Dans une casserole ou un faitout ou un robot magique, mettez :

– 1 oignon et une gousse d’ail hachés et 20g d’huile d’olive. Faites chauffer 4 minutes.
– Puis rajoutez les légumes épluchés et des herbes de Provence, puis faites revenir entre 15 et 25 minutes selon les légumes choisis.

Hier j’avais pris : 3 carottes, une chayotte, une courgette mutante (équivalent à deux courgettes normales) et une tomate. Donc cuisson de 25 minutes à cause de la chayotte et des carottes.

Mettez les légumes dans un plat à gratin, la pâte par-dessus, au four 20 minutes et régalez-vous…